Samedi 19 décembre 2009
6
19
/12
/Déc
/2009
18:48
Hier soir, au Journal télévisé d'une des chaînes Nationales française, le drame atroce d'un SDF mourant de froid dans une cage d'escalier est en quelque sorte
"escamoté" par la speakerine qui préfère parler d'une mort par "hypothermie". Avec ce grand mot savant, que tous les téléspectateurs ne vont sans doute pas comprendre, la victime happée en quelque
sorte par ce terme hautement scientifique, semble la victime d'une maladie liée à quelque abus. Il est évident de dire de quelqu'un qu'il est mort d'hypothermie passe mieux que de dire
qu'il est mort de froid.
Oui, j'imagine que les responsables de notre société qui viennent de faire le ou les pitres à Copenhague durant plusieurs jours en dépendant des tonnes de CO2 pour un résultat quasi nul, n'aiment
pas qu'on puisse dire que dans leur pays moderne et social on puisse encore mourir de froid alors que la législation de nos pseudodémocraties donne à chaque citoyen le droit d'avoir un toit, une
couverture santé etc... etc... mais alors qu'il suffirait de quelques millions d'euros pour loger convenablement tous les sdf de Bruxelles (actuellement il est officiellement admis
qu'il n'y a pas de place pour tous) le gouvernement de ce pays qui a su trouver tant de milliards pour sauver des banques et banquiers souvent véreux, refuse de dépenser ces quelques
millions. Pour moi, la criminalité ne concerne pas tant ces gens que désignent les médias, elle porte souvent chemise blanche et sa devise est évidemment : se servir avant de servir les
autres. Voilà pourquoi en 2009 un homme peut encore mourir de froid dans la rue où pour escamoter un peu le tragique de cette mort, la télévision préfère parler d'hypothermie.
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Vendredi 18 décembre 2009
5
18
/12
/Déc
/2009
19:41
Le matériel était dans un état que l'on ne peut imaginer et ce qui me frappa le plus, c'est que le public ne songeait pas à s'alarmer de cette lenteur qui nous donnait littéralement sur les
nerfs.
Beaucoup de soldats attendaient leur démobilisation. Bien qu'ayant parmi eux beaucoup de soldats du nord, je n'eus jamais l'impression que ces gens souffraient de la défaite comme ils auraient dû
le faire. Pauvre pays arriéré comme culture, vivant uniquement du radical-socialisme, du socialisme tout court et du communisme, (1) qui avait vécu jusque là dans la torpeur, qui convenait
bien à leur tempérament puisqu'il vivait de rien et qui ne paraîssait pas réaliser ce qui leur arriverait.
-----------------------------------------------------------------
(1) Les idées politiques de mon grand père sont loin d'être toujours les miennes aujourd'hui. Je me demande ce qu'il aurait pensé d'un de ses petits fils qui adhère résolument au communisme comme
une solution ouvrant l'humanité demain à une société plus juste surtout pour les plus faibles.
----------------------------------------------------------
Je me répète, si Hitler l'avait voulu, cette France telle que je l'ai vue aurait marché comme un seul homme avec les régiments allemands et surtout ce qui m'a frappé, c'est l'apathie la plus
complète qui règnait dans les pouvoirs publics. On y sentait que la politique avait été maîtresse jusqu'aux derniers jours dans ce qu'elle a de plus affreux et l'autorité était complètement
désemparée.
Les Belges après la capitulation, eurent à y souffrir plus d'affronts. Cela ne dura que quelques jours, et en Bretagne surtout où je me trouvais en ce moment, j'ai eu loin d'avoir à me plaindre. Je
n'eus pas le même sentiment à Oradour où je représentais la colonie Belge et où je ne sentis nulle véritable sympathie, cela étant montré par un fait qui révèle où pouvaient encore en
être certaines mentalités. Le brave Curé Alsacien logeait chez le doyen d'Ouradour et devait conduire de jeunes Alsaciennes à Saint Laurent qui allaient suivre une retraite à
Périgueux.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Jeudi 17 décembre 2009
4
17
/12
/Déc
/2009
18:50
De Bretagne, nous fîmes un bond de trois cent vingt kilomètres jusque Millebeaux, et je dois dire qu'à
partir d'Angers, nous traversâmes des campagnes désolées, véritables images d'une France décadante. Ce n'étaient que masures abandonnées, ce que nous avions déjà vu mais moins souvent dans les
autres régions. Ce n'étaient que terrains en friche et absence d'habitations, encore les localités traversées étaient dans un état désolant. Tout y révélait le délabrement, la négligence, le manque
d'entretien, pas un mur de clôture n'était en bon état, tout tombait en ruines.
Le région de Loudun surtout m'a laissé une impression indéfinissable. De Millebeaux à Poitiers, cela allait mieux. Je sentais l'approche de la grande ville de Millebeaux. La population était
relativement bonne bien qu'au bout de quelques jours, nous sentions fort bien, chez le maire d'abord très accueillant, surtout chez le secrétaire de mairie, le plus vif désir de se débarrasser de
nous.
Monsieur Mabille était logé chez une brave dame qui l'hébergeait en s'imposant des sacrifices, mais cela ne pouvait durer que quelques jours. Quant à Paul, il était chez de très braves gens. Léon
également, sauf qu'ils étaient beaucoup plus rudes et moins communicatifs, la femme surtout. Nous prenions nos repas chez cette bonne dame Aguilon dont j'ai déjà parlé et qui était admirable de
patience et de bonté.
De Millebeaux, nous allâmes à Mignaloux, pays triste et désolé, laissant aussi cette impression de laisser-aller et de négligence. Vraiment était-ce la France dont nous avions tant parlé et que
nous représentions sous d'autres couleurs ?
Moisson nous laissa meilleure impression. Notre dernière station fut Oradour où je pus mieux observer. Au bout de vingt-huit jours, je m'y sentais aussi étranger que le premier jour et je ne vis
jamais population plus nonchalante. Il fallait aller-là pour savoir que les cultivateurs achetaient leur beurre chez l'épicier, que le paysan n'avait même pas le courage d'élaguer ses haies qui
séparaient leurs terres et qui, chaque année, s'élargissaient au détriment de la terre cultivable. Le rendement de la terre en blé était réputé excellent quand la récolte allait de six à dix sacs
!
Nulle part, on avait l'impression de se trouver devant des cultures soigneusement préparées et travaillées, et dès le matin, on voyait des paysans attablés devant les portes de café prenant un
fromage avec leurs tartines et se livrant à des plaisanteries comme sur le tram Oradour-Limoges, qui s'en allait au petit bonheur et surtout au gré des caprices du personnel.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Mercredi 16 décembre 2009
3
16
/12
/Déc
/2009
16:08
L'hôtel Saint Jean avait aussi beaucoup souffert et à tous les immeubles, il manquait glaces ou vitres
ou carreaux. La maison Degraux avait été frappée d'un obus qui avait frappé l'entrée du rond ovale, avait fait une grande brèche et causé pas mal de dégâts dans le grenier mais sans affecter la
toiture. Je fis parer au plus pressé pour la maison de Paul d'abord, puis pour celle du poilu et puis après je fis remplacer les glaces de la maison Degraux.
La maison de Paul mise est actuellement remise en état
ainsi que celle de Léon, de Jules Cléda et de Joseph Lemineur. A la maison du coin, il ne manque que les glaces de le rue Grande et chez Degraux, les vitraux de l'escalier du compartiment Dame sont
toujours à remplacer, ne les ayant fait appliquer qu'avec des vitres ordinaires, pour préserver le magasin du vent, de la pluie et du froid.
Quelles impressions ai-je rapportées de mon voyage en France ? Les voici :
Nous avions cru à partir de septembre 1939 au relèvement miraculeux de la France. Hélas, nous devions être amèrement déçus.
Je n'ai fait que traverser le Nord à toute vitesse et je dois dire qu'à Hinges comme à Eu, nous fûmes cordialement reçus. Laissant de côté le mauvais accueil
de Lucy et le mauvais Maire de Belle-en-Condé, il en fut de même pour la population de Belle-en Condé. Passé la Seine, même accueil aimable et jusque Lisieux ; je trouvai les populations fort
empressées et fort polies. Le passage à Lisieux fut moins agréable ; il y avait là encombrement excessif, et j'avais hâte de quitter cette ville.
Nous étions en Normandie, et le soir même à Saint-Julien le Faucon où nous n'eûmes pas non plus à nous plaindre. La population nous paraissait patriotique et l'anxiété était générale. Notre plus
mauvais souvenir fut le séjour d'une nuit et d'un jour à Avranches, population moins acceuillante et logement détestable. A Dussuy où nous nous sommes rendus le lendemain, nous trouvâmes une
population encore assez accorte. Le maire était très aimable surtout à l'arrivée mais il était évident que l'on désirait nous y conserver le moins possible.
Moi-même, j'étais dans un état lamentable, j'étais inquiet de ma santé et de ma responsabilité. La semaine suivante, nous arrivions à la Guimorais, en pleine Bretagne. La population était très
patriote mais sans expérience. Par contre le plus aimable et le plus délicat des maires. Bref, séjour agréable, et qui l'eût été plus encore, si la population eût, quoique très bonne dans le fond
été plus communicative. La vie y était très bon marché, et je n'emportai pas encore de la France cette impression qui est survenue depuis.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Mercredi 16 décembre 2009
3
16
/12
/Déc
/2009
02:25
L'espoir fait vivre, mais comme sur une corde raide.
[Paul Valéry]
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Mercredi 16 décembre 2009
3
16
/12
/Déc
/2009
02:22
L'amitié, un oiseau d'amour qui a la queue coupée.
[Jules Renard]
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Mardi 15 décembre 2009
2
15
/12
/Déc
/2009
15:52
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Lundi 14 décembre 2009
1
14
/12
/Déc
/2009
17:32
J'étais arrêté en face de chez Delaey avec la grosse voiture pendant que Léon allait voir au pont ce qui
se passait.
Rut. vint me donner la main et me demanda si j'avais des nouvelles de Gorges. Sur ma réponse négative, il me dit que Georges était prisonnier en Allemagne. J'ai omis de dire que le dimanche avant
mon départ pour Oradour, apprenant que le soixante-trroisième était caserné dans un endroit dont j'ai oublié le nom, j'avais télégraphié, réponse payées, pour avoir des nouvelles de Georges. Au
moment du départ, le dix-neuf, je reçus la réponse d'un officier Belge me disant que Georges n'avait pas rejoint son régiment, ce qui m'avait causé une profonde anxiété.
C'est dire combien je fus heureux d'avoir de ses nouvelles. Paul nous avait quittés pour se précipiter vers sa maison (1).
-------------------------------------------------
(1) et donc ma maison.
------------------------------------------------
Elle avait été atteinte directement d'un obus et se trouvait dans un triste état, ce qui n'empêche que Paul et sa famille rentrèrent le jour même chez eux après avoir obtenu chez Monsieur Cléda ce
qui leur était nécessaire pour passer la nuit. Léon rentra chez lui, où il n'y avait que peu ou point de dégâts. Quant à moi, après avoir été à la Maison Degraux, je fus recueilli chez Monsieur
Lemin. où je logeai plusieurs nuits.
Je craignais que la Maison Degraux eût été pillée, et de fait le pillage avait commencé dans d'assez grandes proportions, mais le brave Joseph Lemineur, rentré le vingt-sept mai de France, y avait
mis fin en se présentant comme le délégué des propriétaires, puis, avec Jules Cléd., ils avaient réouvert le magasin à l'avance pour éviter toute autre intervention.
Tout d'abord, on entrait par une fenêtre de la rue Wiertz; Messsieurs Cléd. et Lemin., aidés par les demoiselles Cléd., remirent le magasin plus ou moins en ordre.
Quand nous arrivâmes, la fête battait son plein ; dès le premier août, Madame Augusta et sa fille Jeanne, vinrent se mettre à notre disposition, mais je me trouvais sans
logis. C'est alors que je décidai de m'installer dans les annexes de la Maison
Degraux, qui restaient en bon état et qui étaient innoccupées. Je n'y revins cependant loger que deux ou trios jours après. J'y fus rejoint quelques semaines plus tard par Mademoiselle Eyckman, puis successivement par Monsieur
Ernest, que Léon ramena de Bruxelles, puis par Mademoiselle Naômé qui revint beaucoup plus tard, et enfin par Mademoiselle Marie et Mademoiselle Madeleine qui ne revinrent que vers le six ou sept
octobre.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Dimanche 13 décembre 2009
7
13
/12
/Déc
/2009
18:14
J'avoue que ce n'est pas sans inquiétude que nous quittâmes Meaux à neuf heures et demie du matin.
Monsieur Thir. était parti le mardi matin. Nous prîmes la direction de Soissons, brulâmes (N.D.L.R. "SIC !") cette ville et arrivâmes à Verdun où un poste nous indiqua la route de Mons. Ceci ne
nous arrangeait pas et nous demandâmes au garde français de nous indiquer la route vers Hirson et sans plus de difficulté, il nous laissa prendre la route d'Hirson où nous arrivâmes vers midi et
demie.
Hirson était fort détruit, et nous nous arrêtâmes sur la place où l'on se restaura, les uns dans les voitures, les autres à l'hôtel, où l'on nous demanda fort cher pour un très maigre repas.
Il y avait à deux Belges des environs de Fosses qui venaient déjà pour affaires et nous firent un tableau très riaant de ce qui se passait en Belgique. Nous étant enquis du meilleur itinéraire à
suivre pour gagner Chimay et Couvin, nous nous mîmes en route par des raccourcis, et, à un moment donné, un chemin fort mauvais pour aboutir enfin (quel soupir de soulagement) à une douane
Belge.
La douane française n'était pas encore occupée. Le douanier Belge ne nous demanda rien, et se borna à témoigner de son étonnement en voyant une plaque parlementaire car je l'avais conservée depuis
le départ. Il me dit que c'était la première voiture parlementaire qui passait par là.
Nous étions rentrés en Belgique, après avoir traversé Chimay qui paraîssait avoir aussi beaucoup souffert, nous arrivâmes à Couvin vers deux heures, deux heures et demie.
Nous allâmes vers la Maison Degraux (1) qui avait été pillée
---------------------------------------------
(1) Plus ou moins succursale de du magasin de confection du même nom à Dinant
------------------------------------------------
complètement. Il n'y restait rien, que rayons comptoirs et gros mobilier et tout dans un désordre inextricable. Nous sûmes que l'immeuble avait été occupé par de nombreuses troupes allemandes, mais
que le pillage devait être avant tout l'oeuvre des civils.
Nous reprîmes le chemin de Dinant. A Philippeville, j'appris par un fils Le Boul. que ma maison était détruite, mais que le reste (2) n'avait pas souffert. Paul et Léon s'en doutaient déjà mais me
l'avaient caché.
----------------------------------------------
le reste des propriétés de famille dont le magasin Degraux et d'autres immeubles sités rue du collège.
---------------------------------------------------
N'ayant de nouvelle de Georges et de Camille, ce qui m'intéressait moins car je la pensais rentrée en Belgique avant moi, l'incendie de ma maison ne m'émut pas outre mesure. Nous arrivâmes à Dinant
vers les quatre heures, et passâmes sur le pont de bois aménagé un peu en aval de la taverne des Alliés. En plein milieu du pont, le voiture de Léon, pilotée par se femme, s'arrêta faute d'essence.
C'était donc tout juste.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Dimanche 13 décembre 2009
7
13
/12
/Déc
/2009
18:05
LA PORTE NOIRE ROMAINE
YVan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://www.poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Dimanche 13 décembre 2009
7
13
/12
/Déc
/2009
15:46
Il n'y a d'autre enfer pour l'homme que la bêtise ou la méchanceté de ses semblables.
[Marquis de Sade]
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Dimanche 13 décembre 2009
7
13
/12
/Déc
/2009
15:42
Quand on règne par l'opinion, a-t-on besoin d'un autre empire ?
[Rivarol]
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Samedi 12 décembre 2009
6
12
/12
/Déc
/2009
17:22
Le sous-officier alla parlementer avec son chef, et je compris, ne sachant pas l'allemand, qu'il avait
échoué.Nous demandâmes à aller nous-mêmes nous expliquer et le commandant nous reçut pendant quelques instants mais je n'ai pas compris sauf un seul mot : "Nicht meer".
J'ai compris qu'il voulait dire : "Il n'y en a plus." et je m'en allai de très mauvaise humeur en songeant à ce que nous allions devenir quand l'Arlonnais qui avait vainement essayé d'obtenir les
soixante litres d'essence promis par le jeune sous-officier, put en obtenir quarante qui nous furent livrés immédiatement. Thi. en prit vingt litres et moi vingt litres. Le lundi ou le mardi matin,
c'était le mardi vingt-neuf, je pense, j'étais sur la place de la gare quand je vis arriver une voiture Belge. C'était Monsieur Braf. qui venait de partir de Bruxelles, à la recherche de ses jeunes
filles qui devaient se trouver avec le Sénateur Mul.
Il avait été jusque Melun, mais, ayant appris que le Sénateur venait de repasser, il était très ennuyé. Je lui dis que j'avais souvent rencontré Monsieur Mul. à Limoges, mais il n'attendait que
l'essence pour partir et ne m'avait jamais parlé des personnes qui l'accompagnaient. Monsieur Braf., en même temps qu'il me mettait au courant de ce qui se passait en Belgique, me dit que, tout
compte fait, il allait retourner à Bruxelles. Je me risquai à lui dire, puisque son voyage était écourté que s'il avait un supplément d'essence que je serais très heureux d'en avoir dix
litres.
Il me dit qu'après avoir dîné dans le restaurant que je lui indiquai, il viendrait me revoir. Il en fut ainsi, et pendant que je conversais avec lui, je vis son chauffeur remettre dix litres à mon
fils Paul. Monsieur Braf. ne voulut pas être payé, demandant que je tienne les dix litres à sa disposition s'il venait dans le pays de Dinant.
J'étais logé dans une chambre dont toutes les vitres étaient brisées. Une partie de l'hôtel était réservée pour les officiers allemands et tous les soirs, le café, jusqu'à onze heures, était
fréquenté par les soldats allemands.
Nous supportions très mal le contre-temps résultant de la maladie de Léon. Les jours ma paraissaient interminables et nous avions encore à attendre alors que nous avions l'essence nécessaire. Le
médecin français, tout en trouvant l'état de Léon amélioré, n'était pas très disposé à le laisser partir, mais nous avions une telle hâte de partir que nous fixâmes le jour du départ au lendemain
matin.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Vendredi 11 décembre 2009
5
11
/12
/Déc
/2009
18:53
Une chanson décoiffante pour Xavier Bertrand, mais Luc Ferry la trouve "dégoulinante de bêtise".
C'est vai que l'UMP qui chante la fraternité, ça ne fait pas sérieux quand on pense à la politique d'immigration de ce gouvernement très à droite. Si vous voulez changez le monde, commencez par
vous changez vous-mêmes en abolissant des privilèges scandaleux comme le bouclier fiscal.... Je ne sais ce que que le petit gesticulateur pense de cette initiative brouillonne mais à mon avis elle
ne fera pas du bien à la droite la plus injuste du monde.
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Vendredi 11 décembre 2009
5
11
/12
/Déc
/2009
18:07
Je pus le faire soigner par un médecin militaire français, prisonnier, qui logeait dans le même hôtel que nous. Il resta au lit du samedi jusqu'au mercredi matin. A tour de rôle, on allait
prendre ses repas dans un petit restaurant voisin. De nouveau la question d'essence était devenue inquiétante.
Le samedi soir, arriva sur la place monsieur Thi. de Houyet, qui lui aussi cherchait de l'essence. Ne trouvant pas à loger, nous laissâmes nos voitures côte à côte sur la place, nous partageant
celles-ci comme chambres à coucher, Paul logeait avec nous. Le dimanche se passa en démarches inutiles à la préfecture, à la mairie et à la Kommandantur pour avoir de l'essence, mais il n'y en
avait pas, et quantité de voitures étaient à l'arrêt. Cependant un Arlonnais sachant l'allemand, qui avait perdu sa famille et que Thi. avait hébergé, parvint à obtenir un papier invitant les
allemands à lui donner de l'essence quand faire se pourrait. Je retournai avec lui à la Kommandantur et j'obtins le même papier. Dès le lundi, nous nous mîmes en route pour tâcher de trouver de
l'essence, mais en vain.
A un moment donné, des soldats allemands qui vidaient un camion d'essence nous conseillèrent d'aller à un dépôt d'essence qui se trouvait au bout de la ville, près d'un camp de prisonniers. Le
premier passant interpellé nous dit que le camp de prisonniers se trouvait de l'autre côté de la plaine. Heureusement, un agent nous dit qu'il y avait un autre camp de prisonniers sur la route de
Soissons à quelques deux kilomètres, et ainsi nous arrivâmes au fameux dépôt d'essence, où un sous-officier au vu de nos papiers nous dit que nous pourrions venir chercher de l'essence dans une
demi-heure, le temps d'aller chercher les autos.
Ce n'était qu'un farceur, car quand nous vînmes, une demi-heure après, on nous dit qu'il n'y avait plus d'essence à recevoir. Sur nos instances, le sous-officier de garde, pour se défaire de nous,
nous conseilla d'aller voir le commandant du dépôt qui, disait-il, habitait au bout de l'usine. Arrivé là, personne ne put nous dire où habitait le commandant et nous revenions fort découragés,
l'Arlonnais et moi-même, quand nous arrêtâmes un motocycliste allemand à qui l'Arlonnais conta son histoire.
Le motocycliste fit deux fois la navette entre l'usine et nous puis nous rappela et en fin de compte, le sous-officier de garde vint lui-même avec nous trouver le commandant qui habitait beaucoup
plus loin qu'on ne nous l'avait dit.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Jeudi 10 décembre 2009
4
10
/12
/Déc
/2009
16:53
J'ai trouvé
Mognonne petite biche
Au regard si riche
Qu'il comble à distance
Un ami venu de France.
Si tu aimes l'Aventure,
tu en auras plein la figure,
Si tu es conquistador,
tu lui trouveras mille toisons d'or.
Si tu t'imagines Vasco de Gama
elle sera ta route de la soie.
Si enfin le ciel ne te fait pas peur,
Andromède t'offira son coeur.
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://www.poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Jeudi 10 décembre 2009
4
10
/12
/Déc
/2009
16:01
Il fut beaucoup moins pessimiste que Monsieur Mabille, et dit que grâce à un calmant à administrer à
Brigitte, le lendemain matin, il nous conseillait de partir de tâcher de gagner Dinant où nous pourrions mieux soigner l'enfant. Ce fut pour moi la soirée et la nuit la plus désolante. Léon aussi
était affolé et passa une nuit blanche, ce qui n'empêche que le lendemain, après avoir pris congé des Claeys, qui prenaient une autre route, nous nous dirigeâmes non pas sur Senlis et Reims, dont
le route était encombrée de chariots, mais vers Fontainebleau, Meaux, Soisson etc...
Malheureusement nous ne pûmes entrer à Fontainebleau et l'on nous fit faire de nouveau un immense crochet pour arriver enfin à Melun où l'on nous fit stopper et l'on nous dirigea sur une immense
usine dont la cour était remplie de voitures Belges et Françaises et où siégeait un poste allemand.
Là, on nous indiqua l'itinéraire à suivre pour arriver en Belgique. Nouveau désenchantement. On devait rentrer par Mons ce qui allongeait notre parcours d'environ cinquante kilomètres mais en
même temps on nous délivrait un bon d'essence pour soixante litres à prendre dans un bateau qui devait arriver vers quatre heures.
Nous allâmes nous ranger le long du fleuve, mais devant nous s'alignait une file interminable de voitures et Dieu sait quand le bateau arriverait. Léon qui ne tenait plus, souffrant de la gorge, et
marquait une forte fièvre aussi; abandonnant les soixante litres, je décidai qu'il fallait gagner sans tarder la ville de Meaux où je m'imaginais pouvoir trouver plus facilement à loger. Nous
arrivâmes à Meaux vers les quatre heures ou quatre heure et demie.
Au bout du pont, un agent nous conseilla d'aller vers l'hôtel de la garde situé sur une magnifique place arborée et à proximité du grand parc que j'aurais admiré en d'autres circonstances. L'hôtel
de la gare qui devait être bien tenu en d'autres temps, ne pouvait que nous loger.
Les propriétaires venaient eux-mêmes de rentrer et avaient été pillés. Léon se mit au mit ; il avait une angine blanche.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Jeudi 10 décembre 2009
4
10
/12
/Déc
/2009
01:51
Le projet est le brouillon de l'avenir. Parfois, il faut à l'avenir des centaines de brouillons.
[Jules Renard]
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Mercredi 9 décembre 2009
3
09
/12
/Déc
/2009
16:55
De Giens, il ne restait plus que des ruines, nous partîmes ; après avoir gravi une côte au milieu des décombres, nous retrouvâmes Emile arrêté devant un garage qui n'avait pas été détruit, mais
complètement pillé et dont la propriétaire désolée ne pouvait plus rien nous fournir, pas même des cordes pour arrimer nos bagages. Que fallait-il faire ? Abandonner la remorque, et les bagages. On
en chargea les voitures et Emile qui avait déjà neuf personnes dans son véhicule reprit les siens tant bien que mal; sauf un grand coffre qu'il dut abandonner.
Quant à mes bagages, on les plaça sur le toit de l'auto, devant, sur les garde-boue et derrière. C'est dans cet équipage que nous nous dirigeames vers Montargis après avoir perdu un temps
précieux.
Nous laissâmes à la brave garagiste des voitures d'enfant et d'autres objets dont on lui permit de disposer pour les malheureux. Pendant que nous étions à Giens, nous pûmes échanger quelques
mots avec Erwin Storrer qui passait en camionnette et nous dépassa.
L'incident de Giens nous avait pris un temps précoeix et nous arrivâmes à Montargis à neuf heures allemandes, alors que le couvre-feu était pour dix heures. Anne avait fait une angine à Issoudun et
Brigitte avait été indisposée. On était donc parti dans de mauvaises conditions, mais avec avis de Monsieur Mab. qu'on pouvait se mettre en route ce qui n'empêche que la petite Brigitte que je
tenais sur mes genoux, marquait à notre arrivée à Montargis une fièvre assez vive, que constata le docteur Mab.
Là encore, c'était l'encombrement le plus complet. Nous étions dans la voie principale et des convois militaires se succédaient sans interruption. On nous enjoignit de garer nos voitures ailleurs.
Le docteur pronostiqua à Brigitte une otite qui nécessiterait probablement une opération et un séjour à Montargis. En même temps il manifestait le désir de s'en aller pour faire encore cinquante
kilomètres et gagner Senlis ; de façon à pouvoir rentrer à Dinant le lendemain, vingt-sept juillet. Nous n'avions ni logement ni médecin et n'avions qu'une heure devant nous pour trouver les
deux.
J'eus beau supplier, le docteur voulut partir, Marcelle évidemment ne voulut pas nous quitter et je fut touché de l'attitude des Dames de Mons qui elles aussi, apprenant nos mécomptes, ne voulurent
pas aller plus loin. Pendant que nous cherchions le médecin, les demoiselles Chan. se mirent en route pour chercher du logement pour leur mère et pour elles-mêmes, et le ménage Claeys pour Anne,
Léon et pour moi. Malheureusement nos voitures restaient sur la rue. Paul et Loulou, ainsi que Lucie durent loger dans les voitures. On avait pu dénicher un vieux médecin retraité réfugié, qui vint
visiter Brigitte.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0
Mardi 8 décembre 2009
2
08
/12
/Déc
/2009
18:37
Si la vanité est le moteur de l'humanité, la flatterie en est le lubrifiant.
[Jerome K. Jerome]
Par BALCHOY
-
Publié dans : poesie-action
0