Jeudi 31 décembre 2009
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16:04
A Montargis, je n'eus guère l'occasion de prendre d'autre contact qu'un contact fort désagréable avec
l'hôtelier brutal et grossier, chez qui nous avions échoué. Non seulement, on était mal reçu, mais il ne voulut pas accepter le garage des voitures dans sa cour à moins que nous ne logions pas dans
les voitures...
Or, comme nous n'avions pas de logement pour tout le monde, il fallait bien laisser les voitures sur le rue, ce qui n'était rien moins que désagréable dans une ville où nous ne connaissions
personne, remplie de troupes et sans compter le désarroi moral dans lequel nous nous trouvions à cause de la petite de Léon.
De Montargis à Melun, nous n'avons pas encore eu l'occasion d'obliquer ; nous nous contentions de suivre les itinéraires allongés qui nous étaient imposés. A Melun, nous fûmes en contact avec un
poste français qui nous conduisit, comme je l'ai dit, vers le garage où siégeaient des Allemands. Les Allemands eux-mêmes furent aimables sans plus ; il est vrai qu'étant donné l'état de
fièvre de Léon, je ne désirais qu'une chose, me sauver.
Même impression pénible à Meaux ; il est vrai que cette ville avait beaucoup souffert, quantité d'immeubles étaient encore abandonnés, et beaucoup d'habitants venaient à peine de rentrer. On se
trouvait donc là dans de mauvaises conditions pour pouvoir émettre un jugement.
Une chose qui nous a frappé au retour, c'est qu'à part Giens, et à Meaux, nous n'avons vu nulle part depuis Bourges traces sérieuses de bataille et, n'était la file de véhicules que l'on
rencontrait sur les accotements de la grand route, personne n'eut pu se douter que la guerre venait de passer par là.
Les campagnes offraient leur aspect habituel et nulle part, on apercevait de cratères de bombes. Nous eûmes l'impression qu'à partir d'un certain moment la guerre ne fut plus qu'une promenade
militaire.
Il paraît que Soissons et les autres localités du Nord avaient beaucoup souffert, mais nous n'en vîmes rien par la rue que l'on nous fit suivre pour trouver Soissons.
J'étais heureux de rentrer en Belgique. Je n'étais pas brillant comme santé, mais j'avais enfin des nouvelles de mon fils, il était prisonnier, mais c'était déjà pour moi une consolation d'autant
plus qu'on nous faisait croire au retour prochain et massif des prisonniers, mais j'avais un autre sujet de préoccupation.
(à suivre)
balchoyyvan13@hotmail.com
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Mercredi 30 décembre 2009
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23:34
En France, bravo le Conseil constitutionnel, qui vient de rejeter une loi carbonne qui épargnait 93 % des
industriels (eux -mêmes représentant, plus de la moitié de la pollution totale) et frapperait surtout les citoyens lambda et les plus faibles qui eux devront payer à la place des riches déjà
bénéficiant du satané bouclier fiscal. Le conseil trouve inéquitable l'effort demandé aux Français, c'est pourtant une constante de la politique gouvernementale du petit gesticulateur. Il faudra
veiller car les injustes qui gouvernent la France n'accepteront pas de gaieté de coeur de sacrifier leurs coquins-copins, ils sont tellement solidaires. En tout cas, je remercie le Conseil
Constitutionnel de son rappel des vraies valeurs de la France bafouées par Sarko & Cie.
Yvan Balchoy
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Mercredi 30 décembre 2009
3
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00:09
Je n'admire pas la jeunesse pour la brutalité de ses certitudes mais pour la sincérité de ses angoisses.
[Philippe Bouvard]
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Mercredi 30 décembre 2009
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00:05
Les femmes ont raison de se rebeller contre les lois parce que nous les avons faites sans elles. [Montaigne]
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Mardi 29 décembre 2009
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23:50
Qui a su aimer la terre a aimé l'éternité.
(Stefan Zeromski)
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Mardi 29 décembre 2009
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17:19
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La fidèle et jolie Melba
La Saone au pied d'Alleriot
Eglise de Huilly
Il est des églises de villages qui n'ont pas à rougir devant les plus belles cathédrales.
L'école de la République à Huilly
Yvan Balchoy
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Lundi 28 décembre 2009
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/2009
18:43
Il y a quelques jours, écoutant l'émission de Dominique Souchier : "C'est arrivé demain" sur Europe 1, je ai été très surpris du choix de philosophe qu'il s'était choisi pour en quelque sorte
terminer l'année, André Glücksmann.
Je me méfie à priori des penseurs qui se disent, s'affirment "philosophes" comme si c'était une sorte de diplôme obtenu après des études spécialisées. On peut être un bon spécialiste de l'histoire
ou des doctrines philosophiques sans être soi-même philosophe.
Depuis Socrate, et sans doute bien avant lui, il existe dans la société humaine des penseurs auquel le peuple reconnaît le titre de "SAGE", "d'ami de la sagesse". Ce titre, beaucoup d'entre eux ne
le revendiquent nullement et ils restent humbles par rapport aux éloges de leurs semblables.
Je ne crois pas qu'il en est de même avec Monsieur André Glücksmann qui, en dépit de certaines sympathies anciennes pour des idées de gauche a opté résolument pour ce nouveau conservatisme dont
Bush fut une des clés de voûte.
Je le considère avant tout, comme d'ailleurs Finkelrauth, comme un penseur défenseur avant tout de son lobby à lui qu'est l'Etat sioniste. Un vrai philosophe doit savoir dépasser l'amour des siens
pour proclamer la sagesse et la justice aussi bien en dehors de son camp ou de son milieu que bien entendu pour défendre à juste titre les siens lorsque c'est justifié.
Je ne reprocherai pas à André Glücksmann de se sentir juif, ce qui est bien plus qu'un droit, un honneur mais de prendre parfois même contre le bons sens le plus élémentaire parti pour les siens au
mépris de toute justice.
A la tribune de Dominique Souchier notre "philosophe", a vivement condamné ce qu'elle appelle les "bombes humaines" n'y voyant qu'une manière de défendre sa cause en tuant des innocents. Sur ce
point, je suis d'accord avec lui : aucun idéal ne peut justifier la mort d'innocents. Mais lorsqu'il s'agit de combattre des militaires occupants de votre pays, droit universel
reconnu, qui est le plus courageux, celui qui bien à l'abri dans son avion ou mieux dans un bureau aux USA qui abat froidement à distance et en toute sécurité pour lui des opposants sans
aucune certitude de leur identité souvent et de leur culpabilité ou celui qui sacrifie sa vie pour sa cause ?
C'est la fin de toute justice internationale et la porte ouverte à d'innombrables bavures. La lâcheté, Monsieur Glücksmann elle est du côté de ceux qui tuent sans risque et je n'oublierai
jamais l'assassinat honteux d'un handicapé qui avait comme tort essentiel de ne pas accepter l'occupation injuste et brutale de son pays. Lui était courageux d'affronter presque sans
protection un pouvoir sauvage et cruel comme l'Etat d'Israël .
André Glücksmann ose rapprocher l'idéal des Franquistes "Viva la Muerte" et de le rapprocher des jeunes qui sacrifient leur vie pour défendre leur cause. La "muerte" des Franquistes n'était
pas leur mort à eux mais celle des autres et le carnage qui a ensanglanté l'Espagne après leur victoire en dit long à ce sujet.
Évidemment ça fait bien de se dire antifranquiste pour éviter l'accusation pourtant justifiée de défendre "the american way of life" tout en se disant progressiste. Peut-on faire partie de
"l'Oratoire", organisation néoconservative à l'image de l'avant dernier Président US et se dire un homme de paix et de justice. Evidemment non.
Ainsi pour notre pseudo philosophe mais vrai Sarkosyste il est légitime de renvoyer dans leur pays en guerre occupé par l'OTAN des Afghans qui demandent l'asile en France. Ils devraient,
selon lui, être résistants, non à l'Otan qui les occupe comme nos pays entre 40 et 45 en Europe mais contre les Talibans, que je n'aime nullement mais qui semblent appréciés par une partie
importante et majoritaire peut-être du peuple afghan. Vous m'opposerez les résultats électoraux mais tout le monde sait qu'ils sont faux et peut-être plus faux que ceux de l'Iran. Pourquoi cette
double lecture opposée de fait similiaires à partir du moment qu'un des deux est notre allié ?
Je ne considère nullement, comme un lâche, le jeune afghan qui se réfugie chez nous pour échapper à une guerre injuste et je ne le méprise nullement de refuser de prendre le parti des
occupants.
Monsieur Glïcksmann votre attitude en la matière est honteuse mais ce qui est plus honteux encre ce sont vos silences.
En effet, notre "philosophe" aime bien dans certains cas défendre les arabes (surtout ceux qui acceptent et collaborent avec l'impérialisme) mais quand il parle de résistance, il évite
soigneusement de parler du drame de l'Etat Palestinien.
L'année passée, il avait justifié le "massacre de Gaza" et considéré que les représailles israéliennes à une Intifada si peu armée étaient totalement justifiées. 1300 morts surtout civils face à un
bilan israélien qui ne représente guère plus qu'un accident de la route voilà la justice israélienne.
La semaine dernière pour la mort d'un Colon, sans doute armé comme un militaire qui occupe et vole les Palestiniens, ta'hal a tué plus de six personnes. Un juif vaut-il six Palestiniens ou
pire encore ( comme à gaza), voilà qui rappelle fâcheusement la manière dont les nazis traitaient les résistants, les vrais qui les combattaient aussi bien en Belgique qu'en Allemagne quand ils le
pouvaient.
Pour Monsieur Glücksmann on croirait que mérite seul le terme de résistant celui qui défend l'occident et sa politique néo coloniale au Moyen Orient, en Irak ou en Afghanistan. Bref seul le
loup est un résistant, l'agneau qui défend son lopin de terre est un terroriste. Et bien moi je pense qu'aujourd'hui le politique des USA en Irak, celle de l'OTAN en Afghanistan, celle
d'Israël en territoire palestinien est du terrorisme d'Etat, le pire, celui qui trouve normal de chasser, de tuer ceux qui n'acceptent pas ses
valeurs avec une supématie militaire telle que souvent on peut plus parler que de massacre des plus faibles souvent quasi désarmés.
Non, monsieur le"philosohe" sioniste, votre intervention sur Europe 1 est totalement le contraire à une réflexion sage sur les conflits humains, mais elle est une défense lâche (je pense aux
conséquences de son alignement sur les position de Sarkosy et du traitre Besson) d'une politique basé sur le droit du plus fort. Son silence à propos des crimes Israéliens , son parti prix pour les
USA et l'OTAN font de lui un simple propangandiste de l'innaceptable. C'est tout le contraire de le vraie philosophie.
Yvan Balchoy
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Lundi 28 décembre 2009
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Yvan Balchoy
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Lundi 28 décembre 2009
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18:21
Certainement, on aurait pu avec le bois mort de la propriété se chauffer pendant des mois, peut-être des
années. La fenêtre du W.C. ne tenait plus que par miracle. Tout était alarmant, et c'était un des plus beaux domaines du pays. De fait, on aurait pu en faire une magnifique propriété.
A Oradour même, à part quelques immeubles modernes, dans le haut du village, il y avait partout un délabrement complet ; même chez le Doyen, il ne devait plus y avoir de peinture depuis longtemps
et l'on trouva mauvais, que nous dûmes nous servir d'eau pour nettoyer le plancher de la salle à manger.
Les toiles d'araignée y foisonnaient. Il paraît que ce sont de bons attrape-mouches ! Les volets du rez-de-chaussée et de l'étage n'avaient plus eu de peinture depuis des années et la poutre du
hangar était tellement vermoulue qu'il fallait craindre de heurter cette poutre avec une auto, de peur d'amener l'écroulement du tout.
En voyant cette belle propriété, et en voulant témoigner ma reconnaissance au doyen, j'avais proposé à Paul et à Léon d'aller acheter de la peinture, et de remettre les volets en état.
Réflexion faite, et comme nous nous proposions de partir, d'un jour à l'autre, je me dis qu'il valait mieux de n'en rien faire, car s'il n'y avait qu'une partie des volets faite à notre départ, on
ne ferait jamais le reste.
C'est dans cet état d'esprit que je quittai Oradour. Mon séjour à Le Dorat, si j'en excepte le petit restaurant dont j'ai parlé, ne nous laissa pas meilleure impression. Il en fut de même à
Issoudun. Même le couvent où nous fûmes hébergés sentait le manque d'entretien. Il est vrai que les pauvres Pères n'étaient pas nombreux, et ne paraîssaient pas riches, mais j'eus le sentiment, que
même en pleine prospérité, la situation ne devait pas être changée.
(à suivre)
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Dimanche 27 décembre 2009
7
27
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/2009
17:08
Merci pour ta tour Eiffel
Gente Dame si pudiquement sensuelle
Merci pour ta petite maison
qui nourrit mon désir d'évasion
Merci pour ton encoche
et son ciel qui doucement s'effiloche
Merci pour ton plateau
qui nous élève si haut
Merci pour ta poussette
qui si mystérieusement nous fait risette
Merci pour ton retrait
le plus nostalgique des portraits
Merci enfin pour ton point
qui est tout sauf une fin !
****
En hommage aux tableaux de Gisèle Leeman
Yvan Balchoy
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Dimanche 27 décembre 2009
7
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/2009
16:37
Dans ces manquements complets de compréhension que je trouvai à Oradour, on devait excepter les deux prêtres. Là vraiment, les militaires m'avaient montré combien l'armée Française était mal
préparée à la guerre.
La retraite militaire devait achever de me désillusionner et tout cela cadrait fort bien avec l'esprit fort superficiel de la population au milieu de laquelle je me trouvais. Que l'on y ajoute les
mauvais procédés dont nous fûmes l'objet de la part des autorités et cela permettra de juger combien je fus heureux de quitter pareil milieu.
Pour juger du régime, il suffirait d'ailleurs de demander comment un être aussi peu recommandable que le Sieur Roche fut non seulement maire de cette commune, mais député de l'arrondissement.
Quant aux sentiments religieux, ils se réduisaient à quelques marques extérieures car il n'y avait personne aux offices habituels, et le doyen m'affirma qu'il était bien rarement appelé au chevet
des mourants, mais qu'il n'y avait presque pas d'enterrements civils. On venait l'avertir du décès et demander le jour des funérailles.
Le baptême se faisait quelquefois six mois après la naissance et quand le Doyen faisait observer que c'était bien tard, on lui répondait qu'on n'avait pas le temps.
Bref, population sans culture et sans idéal, s'amusant de mille riens, car je vis rarement peuple plus bavard. C'étaient parlottes et parlottes.
Ces gens aimaient mieux converser que travailler et toutes ces parlottes se faisaient dans un patois qui tenait singulièrement du latin et de l'espagnol.
Pas méchant, mais superficiel, pas cultivé, mais pas travailleur.
Ceci me rappelle que dans le domaine de la Richardière régnait le même désordre, absence d'entretien à l'immeuble, pas de peinture, pas de portes ou en décomposition, prairies jamais roulées ; on y
négligeait même de couper les foins dans les massifs ou à proximité des massifs, là où ne pouvait pas passer la machine. Du bois sec traînaillait partout. Il y avait en face de la villa un magnifique noyer mort depuis des années et l'on avait jamais songé à l'abattre.
Il n'y avait de beau que la charmille, encore mal entretenue.
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Samedi 26 décembre 2009
6
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/2009
19:00

A nouveau, en plein coeur des fêtes de Noël, un certain nombre de massacres perpétrés par l'armée qui, il y a un an, a organisé les massacres de Gaza. S'il y avait une justice internationale,
il y a longtemps que cet état qui menace la paix du monde depuis plus de quarante ans, aurait du être mis au pas. On n'a mis moins de gants quand il s'est agi d'intervenir au Kosovo dans un conflit
où les torts étaient bien plus partagés. Mais, l'horreur de la Shoah, perpétré par la nazisme avec la collaboration lâche de plusieurs pays occidentaux, permet à Israël de se permettre tous les
crimes possibles sans que les pouvoirs internationaux ne réagissent paralysés par des regrets stériles.
Il faudrait d'abord que tous les dirigeants responsables du massacre de Gaza, comme le chef d'Etat du Soudan, soient poursuivis pour crimes de guerre et interdits de voyager à l'étranger. Il
est devenu indispensable d'imposer à cet état terroriste quoi qu'il dise un blocus militaire et économique jusqu'au jour où il appliquera les décisions de l'ONU concernant la libérations des
territoires, Gaza, qui n'est actuellement que le plus grand camp de concentration de l'histoire humaine, la Cisjordanie débarrassée des colonies illégales et Jérusalem Est, capitale de l'état
Palestinien.
Nous condamnons la Chine pour un procès fait à un opposant politique, alors que les USA gardent en prison sans raison des Cubains accusés à tort d'espionnage, mais les mêmes personnes qui
condamnent Pekin se gardent bien de juger Israël pour l'assassinant sans jugement de personnes simplement soupçonnées d'exercer leurs droits légitimes de lutter pour la restauration de leur patrie
occupée aussi lâchement et férocement que mon pays entre 1940 et 1945.
Lutter contre l'état sauvage et criminel d'Israël est un devoir pour toute personne qui condamne le colonialisme raciste. J'ai envie d'ajouter que c'est aussi une manière d'être fidèle à l'héritage de la Shoah qu'Israël souille par ses actions
sanglantes.
Yvan Balchoy
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Vendredi 25 décembre 2009
5
25
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/2009
15:11
Que Jésus de Nazareth soit pour vous
LE FILS DE DIEU ?
LE FILS DE L'HOMME ?
UN PROPHETE ?
UN HOMME D'EXCEPTION ?
UN IDEAL PERSONNALISE ? ....
Joyeux Noël
Ce qui est sûr c'est que son message a chamboulé, révolutionné l'humanité au temps de l'empire romain.
A une époque où l'esclavage était un des ressorts de l'ordre social il proclame que les hommes, tous les hommes sont des frères,
Non seulement la valeur d'un homme n'a rien à voir avec son compte en banque mais elle est simplement attachée à sa nue humanité.
En affirmant que le Royaume de Dieu qu'il annonçait est d'abord celui des pauvres et que les riches n'y sont pas admis comme tels,
il a distillé peu à peu dans le prestigieux mais cruel empire de Rome un poison qui en quelques siècles l'a fait chanceler.
Hélas, par la suite, ceux qui se réclament de lui ont peu à peu reconstruit une religion à la manière des anciens païens en remplaçant la primauté de la Foi et des pauvres de Dieu par l'observation
de rites sensés agir presque magiquement alors que pour Jésus de Nazareth comme St Jean l'a dit.
Dieu et amour,
Tout qui vit dans l'amour demeure en Dieu
et Dieu demeure en lui.
Je me rappelle un jour, il y a longtemps, mon arrivée à pied à Chartres avec un groupe de jeunes (j'en étais alors !)
Nous avions fêté notre arrivée dans un restaurant et emmené avec nous en le camouflant autant que possible aux autres clients un sans logis qui ne fut certes pas le dernier à apprécier notre
repas.
A la fin du repas, repu et certes bien plus joyeux que lorsque nous l'avions trouvé dans la rue, après avoir bu son nième verre de vin, ne voilà-t-il pas qu'il s'écrie en nous regardant
joyeusement. "Ce n'est pas moi que vous avez invité, ce midi je suis un peu le Christ parmi vous"
Je crois qu'il rejoignait ainsi les plus plus grands théologiens et surtout Jésus de Nazareth dont nous nous rappelons aujourd'hui qu'il a d'abord été un petit d'homme impuissant et dépendant.
Ce petit enfant dans la paille, représentant d'un Père qu'il ne cessera de célébrer plus tard, comme tous les petits enfants du monde, surtout ceux qui souffrent de faim ou de misère,
est un des reflets les plus significatifs de l'absolu ici-bas.
En ce temps où les malheurs financiers de banquiers ayant perdu le nord de leur profession focalisent le monde, rappelons-nous ce que Jésus de Nazareth par sa vie avant ses paroles nous rappelle
:
Tout homme est un absolu qui ne doit jamais être soumis à la loi du profit ou à l'argent.
Un enfant, vaut plus que tout l'or du monde. Voici le message que je lis aujourd'hui en regardant la crèche et en me rappelant Jésus de Nazareth tellement plus haut que tous ces hauts personnages
qui croient changer le monde en remuant du vent et en commettant tant d'injustices.
Yvan Balchoy
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Mercredi 23 décembre 2009
3
23
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/2009
19:05
A Bruxelles, ce matin,
Je me sens bien.
Je rêve d'être un oiseau
Et de voler très haut,
De survoler terres et mer
Jusqu'à cette Normandie,
Aujourd'hui pour moi si chérie
Où tu coules des jours heureux
En une maisonnette bleue
Où je me laisserais descendre
Pour doucement me suspendre
Dans cette jolie cour
Où je t'attendrais avec amour.
Dès que sous la rose,
Tu t'asseyerais en une si jolie pose,
Je volerais autour de toi
En te chantant tous mes émois
Pour ceuillir
Un instant de ton
sourire.
Yvan Balchoy
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Mercredi 23 décembre 2009
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17:11
Quoi qu'il en soit, quelle différence avec le curé Alsacien, très froid, très méthodique, toujours aussi très méditatif qui s'occupait beaucoup de ses ouailles et dans les conversations très
sérieuses était aussi très intéressant.
Je pus par lui pénétrer quelque peu dans cette âme Alsacienne, que nous connaissions si peu. Il nous fit parfaitement comprendre que le patriotisme tel qu'on le comprend en France
n'était pas le fait des Alsaciens, qui étaient avant tout Alsaciens et qui, ayant à choisir, se tournaient tout naturellement vers la France mais à une condition, c'est que l'on respectât leurs
usages, leur mentalité, et leur langue.
Je compris à cette conversation que l'autonomisme avait pu facilement recruter la majorité dans cette région. Cela dura jusqu'au jour où l'on pu prouver que cet autonomisme était d'importation
allemande et l'attitude du Reich en matière religieuse, comptait beaucoup de ses adeptes.
Qu'allait devenir cette pauvre Alsace ? Quand je quittai Oradour, son sort n'était pas encore fixé et le problème était angoissant, mais avec son esprit, mon brave curé songeait au sort qu'on
allait réserver à son pauvre pays.
Il en souffrait bien plus comme Alsacien que comme Français tout en ayant des sympathies nettement Françaises, mais je pus mesurer combien la France avait été maladroite et combien elle-même était
responsable de cette mentalité qui restait défiante à son égard. Je pense que cette défiance, la France l'avait bien méritée.
tapé par Jutine Guilbert
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Mardi 22 décembre 2009
2
22
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/Déc
/2009
17:26
Depuis le 4 novembre mon horizon de futur opéré d'abord puis de convalescent en difficile et lente
guérison (j'espère !) s'est limité à une salle de clinique puis depuis de 4 décembre, me voici bloqué à la maison, le monde de la rue m'étant formellement interdit.
Ce matin, grâce à la TV (et je pense en particulier à la chaine "cinq") j'ai pu découvrir les richesses admirables de la nature Africaine en voyant vivre tout au long des deux saisons des grands
pâturages d'Afrique les grands félins, les girafes, toutes sortes de gazelles de gnous au pied d'un magnifique volcan et cet après-midi à une échelle de vie toute différente découvrir la
complexité incroyable (aussi grande que celle des mégapole humaines ) d'une termitière géante et le lutte implacable entre la cité des termites et une bande de dix millions de fourmis carnivores
tentant de s'emparer de cette forteresse pour en capter les innombrables richesses.
C'est vrai que la Tv parfois nous divertit au rabais mais c'est à nous d'être assez curieux et exigeants pour faire de cette merveilleuse invention une manière d'apprendre, de nous cultiver
davantage et de mieux prendre conscience des merveilles de notre terre et de la vie qui y foisonne sous tant et tant de formes.
Yvan Balchoy
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Lundi 21 décembre 2009
1
21
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/Déc
/2009
16:35
Quel beau duo
sur l'humble photo !
Ton papa si fier
aux côté de ta mère
si frèle en apparence
si pleine d'assurance,
si forte d'espérence.
J'aime le sourire
un brin timide,
tellement avide
et tout tourné vers l'avenir
de ta jeune maman
si attirante,
si séduisante
Dans le lumineux
de ses yeux
la joie de vivre
est si vive.
et communicative.
Quelle flamme
en cette femme
de moi si lointaine
d'espace, et de temps
devenue soudain ma toute prochaine
en ce nouveau printemps.
Je lui dois déjà tant
pour cette richesse de vie
qu'elle me donne via sa fille.
J'aurais tant voulu la rencontrer,
l'embrasser, la remercier,
avec elle la protéger.
En ce jour de la fête des mères,
je ne puis me taire.
Au-delà de son effigie
sur papier jauni
je la ressens toujours vivante
toujours battante
en cet au-delà
d'où elle nous tend les bras...
Puisse-t-elle nous aider
tous deux à cheminer
à travers joies et difficultés
jusqu'à ce jour
où nous la verrons
sans détour
Yvan Balchoy :
le dimanche 8 mai 1994
fête des mamans
balchoyyan13@hotmail.com
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Lundi 21 décembre 2009
1
21
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/Déc
/2009
16:05
Elles devaient prendre à Saint-Laurent un autobus qui les conduirait à destination. Elles ne purent y
prendre place et furent éconduites par le chauffeur qui ne cachait pas sa haine du prêtre en disant que c'était à cause des curés que l'on perdait la guerre.
On supportait mal les Belges à Oradour, moins mal cependant que les pauvres Alsaciens très nombreux dans la commune, aussi nombreux que les habitants et que l'on traitait carrément de "Boches",
parce qu'ils continuaient à s'exprimer dans leur patois alsacien.
Les vieux n'auraient pas pu faire autrement, ignorant le français, et il était naturel qu'entre eux les Alsaciens se servissent de leur idiome national.
Cela disait le compréhension qui existait entre Français et Alsaciens, et créait entre Alsaciens et indigènes, une animosité, une antipathie que nombre d'alsaciens rendaient bien à leurs hôtes.
Le doyen d'Oradour était lui-même un homme vraiment charmant ; nous ayant supporté alors que manifestement nous boulversions sa vie mais sans que jamais il y eut entre nous cette pleine
communication de sympathie que l'on aurait pu supposer.
Seul, je ne songeai pas, bien loin de là, à la comparer à la majorité de ses paroissiens car, toujours à son poste, malgré tout, ce pauvre clergé de France fait tout ce qu'il peut et
s'accommode du peu qu'il peut récolter.
Le Doyen d'Oradour même, vivait dans un état qui n'avait rien de commun avec l'aisance et le fond était excellent.
Je me suis toujours demandé s'il ne devait pas se commander pour être aimable avec nous. Il est vrai qu'il était tiraillé chaque jour par sa bonne Alsacienne, d'occasion, qui nous avait prêté sa
chambre, croyant que c'était pour une nuit et se montrait peu aimable à notre égard.
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Dimanche 20 décembre 2009
7
20
/12
/Déc
/2009
17:13
Je me voudrais oiseau
Et voler très haut
Pour te rejoindre
En ta retraite lointaine
Yvan Balchoy
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