Lundi 11 janvier 2010
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16:34
En recherchant comment parvenir effectivement à cette maîtrise de soi, sa pensée s'oriente progressivement vers le Christianisme et plus particulièrement vers l'expérience monastique.
L'institution des startsy, note-t-il dans les "Frères Karamazov", a pour but d'aider le religieux, après un long stage, à se vaincre lui-même, à se dominer au point d'atteindre après avoir obéi
toute sa vie à la liberté parfaite, c'est à dire à la liberté vis à vis de soi-même.(1) Ce moyen
éprouvé et déjà millénaire de régénération morale fait passer l'homme de l'esclavage à la liberté en le perfectionnant.
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(1) Les "Frères Karamazov", page 26-27
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Dostoïevski cite comme effet de cette soumission totale au staretz, l'accroissement de l'humilité et de l'empire sur soi-même, secret d'une
plus grande liberté. Celle-ci n'a donc rien à voir avec la licence morale qui assujettit l'homme au plus honteux des esclavages ni avec cette fausse sécurité que procure l'argent ; et l'écrivain de
donner la parole à ses adversaires :
-"Si j'ai de l'argent, cela signifie que je peux faire tout ce que bon me semble ; si j'ai de l'argent, cela veut dire que je ne sombrerai pas et n'irai pas demander aide :
or, ne demander aide à personne est la plus haute preuve de liberté. (2)
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(2) "Journal d'un écrivain", fév. 1877, tome III de l'édition russe, page 79.
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Non, corrige Fédor Mikhaïlovitch, ce n'est pas là être libre ; bien au contraire, c'est être esclave de l'argent. La plus grande preuve de liberté - ici l'influence chrétienne se fait évidente. -
"c'est de ne pas enfouir son trésor, de ne pas se garantir par l'argent, mais de distribuer aux autres ce qu'on possède et d'aller servir." (3)
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(3) "Journal d'un écrivain", fév. 1877, tome III, éd. russe, page 79
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La vraie liberté s'acquiert donc dans le sillage de l'Evangile ; ce n'est pas tout, elle est aussi la voie qui mène à Dieu, comme le suggère un des "carnets des démons" :
-"Dieu et le Royaume de Dieu sont en nous dans la maîtrise de soi
et
la liberté est là aussi. (4)
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(4) "Carnet des démons", page 820
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Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Par BALCHOY
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Dimanche 10 janvier 2010
7
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/2010
21:35
Quand on écrit, faut-il tout écrire ? Quand on peint, faut-il tout peindre ? De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon
imagination !
[Denis Diderot]
Par BALCHOY
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Dimanche 10 janvier 2010
7
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/2010
21:27
Créer, c'est vivre deux fois.
[Albert Camus]
Par BALCHOY
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Dimanche 10 janvier 2010
7
10
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/2010
15:30
Ce matin l'émission du Rabbin Josy Eisenberg, qui a parfois de la peine à ne pas rappeler son appui à l'état d'Israël est allé vraiment trop loin en quittant la réflexion biblique pour des
prises de positions politiques à mes yeux indéfendables.
Les deux orateurs invités étaient Jacques Attali et un rabbin israélien paraît-il "ouvert", Steinsalzts. La discussion s'est vite focalisée sur les relations entre la Diaspora et l'Etat d'Israël
face à un public très conquis et le manifestant des des applaudissements non équivoques.
Si les orateurs ne se sont pas clairement prononcés sur la pérennité de l'état actuel d'Israël, rappelant que cet état a déjà existé et a été renversé au moins deux fois déjà, on a vite senti,
même si Attali a refusé de se prononcer publiquement tout au moins sur la politique Israélienne, qu'il y a une solidarité indéniable entre l'Etat sioniste et la majorité des juifs de la
Diaspora.
Toute équivoque à ce propos a été levée quand avec force Attali a condamné le rapport Goldstone (d'une juge sud africain pourtant d'origine juive) qui condamne tout à la fois Israël pour crimes
de guerre à Gaza mais aussi le Hamas pour des raisons similaires. En fait qui lit dans le détail ce rapport découvre vite que la condamnation de Ta'hal est beaucoup plus détaillée et étayée que
celle du Hamas.
Voilà qui explique la rage du gouvernement Israélien à laquelle se rallie en tout cas Jacques Attali qui ainsi contribue à détruire lui-même l'apparente modération de ses premiers propos.
La preuve est ainsi faite qu'entre une grande majorité de la Diaspora et l'Etat, pour moi raciste et fasciste d'Israel, des liens cachés parfois mais réels existent. Je persiste donc à
regretter qu'en France il n'y ait pas en face du lobby juif, extrêmement présent dans le monde des médias, une présence du monde arabe, palestinien et du Tiers-Monde qui puisse contrebalancer
cette sympathie pour le sionisme d'ailleurs soutenue au plus haut de l'état français.
Quand le pasteur Steinsaltz met en parallèle la condamnation de l'Onu et la non condamnation de massacres qui se font parfois entre nations Arabes, comme en Somalie ou au Soudan, je pense
qu'il abuse de certaines vérités.
L'Onu appuie la guerre coloniale en Afghanistan, le massacre de "Tiel-al-Men" a été condamné par presque tous les états de notre terre.
J'ai envie de répondre que ce n'est pas parce que d'autres commettent des crimes honteux qu'il est légitime d'en accomplir soi-même. C'est un peu ce qu'insinuent les orateurs partisans de ce
matin en regrettant que l'opinion internationale veut appliquer à l'Etat d'Israël une notion angélique ne lui donnant pas le droit de la légitime défense. Faut-il aller plus loin en
disant que "qui veut faire l'ange, fait la bête."
Or l'utilisation de la légitime défense n'a aucun sens à propos de Gaza, c'est un peu comme si une bande de chasseurs de disait en légitime défense contre des lapins !!!
Il est symptomatique que pratiquement à aucun moment on a fait allusion aux Palestiniens, encore moins à leur droits, seulement au droit des sionistes de revenir en terre promise,
oui, mais comme si cette terre promise était vierge d'occupants et de culture préexistante.
Oui, c'est vrai que le peuple d'Israël dans l'histoire s'est illustré par la Thora qui s'est en quelque sorte universalisée dans la culture mondiale et c'est tout à l'honneur des fils
d'Abraham.
Malheureusement, l'histoire du Sionisme, que je me refuse à confondre avec l'orthodoxie juive est basé sur la violation de cette Thora, tu ne voleras pas, tu ne tueras pas .....
A mes yeux, l'état d'Israël, tel qu'il existe aujourd'hui avec ses lois anti-palestiniennes, ses vols de terre, son mur inique, ses meurtres ciblés de résistants légitimes est un
"blasphème" au regard de la Thora. Je ne veux pas dire qu'aucun état israélien n'est pensable. Bien sûr que oui, mais dans le respect total de son esprit et de son honneur qui
résident précisément dans cette Loi bafouée par les sionistes.
Quand ,le prix Nobel (hélas) Perez justifie les 1400 victimes Palestiniennes par des "crimes horribles",qu'il me dise quels sont ces crimes, quels sont ces victimes, leur nombre ??
C'est vraiment du mensonge d'état qui déshonore celui qui les profère.
Je reviens donc sur l' émission ce matin qui aurait du figurer dans les émissions politiques en faveur de l'état d'Israël mais nullement dans une émission religieuse sur le judaïsme authentique
que l'état d'Israël bafoue tous les jours. Dommage Jacques Attali, je ne vous écouterai jamais plus comme avant. Que sont vos belles paroles face à la quasi approbation du MASSACRE DE GAZA !
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Dimanche 10 janvier 2010
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15:03
Une amie, attentive à juste titre au respect de notre belle langue, me l'a gentiment fait remarquer, il y a trop de fautes d'orthographe dans beaucoup de mes articles. Bien entendu, chaque
jour je passe au correcteur, fourni par le logiciel, chacun de mes articles après mon premier jet. Souvent, c'est vrai, je me limite à cette correction, qui, c'est manifeste, n'est pas
suffisante. J'aimerais pourtant écrire chaque fois un texte impeccable à ce point de vue. Je ferai davantage d'efforts en ce sens, car c'est une manière non seulement de rendre hommage à la
langue française mais aussi à chacun(e) de mes lecteurs(trices)
Je doublerai mes efforts en ce sens, mais d'avance, je regrette auprès de vous des fautes que je laisserais encore passer, parfois par fatigue, ou négligence ? Merci à vous de
votre compréhension.
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Samedi 9 janvier 2010
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17:16
Episode précédent le 3/11/2009
-"Ne pouvez-vous pas, ma soeur, me donner une toute petite idée de votre message et je tenterai, malgré mes consignes, de le convaincre de vous recevoir de suite. Bien entendu, le grand Maître,
sera automatiquement averti de votre demande et il est tout à fait possible qu'il veuille participer à l'entretien."
-"Ce serait formidable si vous pouviez le persuader de venir m'écouter, car, à vrai dire, c'est à son niveau que pourra être trouvée la solution au grave problème dont je
voudrais l'entretenir. Dites simplement au frère économe qu'un attentat, visant sans doute votre fraternité dans ses plus hauts responsables, est sur le point de se perpétrer."
-"D'accord, pouvez-vous me laisser seule quelques instants, je vais tenter d'interrompre la réunion en cours pour faire part de ce que vous venez de me dire."
Marthe quitta la pièce minuscule pour aller s'asseoir, toute nerveuse sur un long banc qui, juste à côté dans le couloir, était à la disposition des frères dans l'attente d'être reçus. Même si elle
ne fut pas vraiment longue, cinq ou six minutes tout au plus, l'attente du retour de la secrétaire lui sembla une éternité.
Elle tenta de calmer son énervement en pensant aux belles paroles que lui avait adressée, il y a peu, Ghislain, à propos du bonheur qui les attendait demain, mais la hantise d'une réaction brutale
des responsables de la Communauté du Salut l'empêcha de se réjouir d'avance.
Enfin,la secrétaire revint ,l'air plus soucieux que satisfait : pourtant Marthe comprit de suite qu'elle avait partie gagnée !
-"
Par BALCHOY
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Samedi 9 janvier 2010
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16:48
article précédent sur ce blog le
4/11/2009
Les notations que nous fournissent les "Carnets des démons" précisent de quoi il s'agit. D'abord à propos de Tikhone, semble-t-il, cette phrase significative :
"Il n'y a pas de liberté plus haute que celle de celui qui s'est vaincu lui-même." (1)
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(1) "Carnet des démons", page 932
---------------------------------------------------------
De même :
"Tikhone : l'idée principale. La seule liberté, se vaincre."
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(2) "Carnet des démons", page 1043
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Contrairement à l'opinion commune, remarque Dostoïevski dans le "Journal d'un écrivain", la liberté qui refuse, sous prétexte de despotisme, la discipline incessamment appliquée à soi-même, conduit
à la servilité vis à vis de la pensée d'autrui. (3) Cette idée est si importante à ses yeux qu'il y revient longuement un peu plus loin.
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(3) "Journal d'un écrivain", févr. 1877, (tome III de l'édition russe p. 58- éd. franç. page 457
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Traitant des principes directeurs de la mentalité occidentale : "liberté, égalité, fraternité , ou la mort", il exprime ses graves réserves :
"Non, chez nous, nous devons implanter d'autres convictions, surtout en ce qui concerne l'idée de liberté, d'égalité, de fraternité. Dans l'état actuel du monde, on se
figure que la liberté est dans la licence alors que la vraie liberté consiste à se réfréner soi et sa volonté pour parvenir à un degré moral qui permette à tout moment de rester maître de
soi-même." (4)
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(4) "Journal d'un écrivain", fev. 1877, (tome III de l'édition russe, page 79) éd. franç. page 474.
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En recherchant comment parvenir effectivement à cette maîtrise de soi, sa pensée s'oriente progressivement vers le Christianisme et plus particulièrement vers l'expérience monastique.
Yvan Balchoy
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Vendredi 8 janvier 2010
5
08
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18:23
Je reviens brièvement aujourd’hui sur les mémoires de mon grand père concernant l’exode de ma famille en mai 1940 jusqu’à fin juillet de la même année.
Notre convoi comportait outre mon grand père, mon oncle Léon, Anne son épouse et Brigitte ma cousine ainsi que Paul, mon Père, Loulou, ma maman, ma sœur Jacqueline, mon
frère Beaudoin et moi-même, qui, je le rappelle, avait alors quatre ans. Par la suite, se sont ajoutés à notre voyage, notre médecin de famille, le docteur Mab.ainsi que sa
famille et aussi Tante Marcelle Claeys, l’Oncle Emile et ses enfants ce qui fait qu’à certains moments nous avons été environ dix-huit-personnes dont une dizaine d’enfants.
On imagine facilement combien fut compliqué ce long voyage à travers le nord de la France, le Normandie, la Bretagne et le pays de Poitiers ; il fallait nourrir toute cette bande, la loger
dans des conditions souvent plus que précaires ; plus d’une fois nous avons du dormir dans les voitures.
Quand je regarde l’itinéraire de ce long voyage, ce qui me frappe au premier abord c’est le manque de plan qui l’a organisé. Au départ certes, c’est la peur d’une bataille dans la région de la
Meuse qui provoqua la décision et le départ, mais par la suite, j’ai un peu l’impression que les déplacements furent souvent provoqués par des « on-dit » sur la présence de certaines
personnes en certains lieux, très souvent aussi par la nécessité de trouver de l’essence. Je pense toutefois, même si ce n’est pas souvent mentionné, à la présence des autorités Belges
en exil dans le sud-ouest de la France qui sans doute n’est pas pour rien dans notre séjour final là-bas.
Une grande partie du récit concerne l’accueil reçu dans les dizaines de villages qui nous ont accueillis. Personnellement quand je pense au contexte général de déplacement de populations en ce
temps-là, je trouve qu’en général ça c’est bien passé, même si bien entendu il y a des exceptions notoires. Je peux comprendre si longtemps après les faits pourquoi ces dix huit personnes,
avec tant d’enfants, surgissant soudain dans des villages déjà surpeuplés de réfugiés, n’étaient pas toujours une « bonne nouvelle. »
Je ne suis pas sûr que les Dinantais auraient été plus généreux que les villages français « envahis » par des réfugiés venus du sud
Mon grand père donne facilement son avis tantôt positif, tantôt négatif sur les personnes qui nous acceuillent ou ne le font pas. Certes il est conscient que notre arrivée crée des problèmes aux
gens de l’endroit mais parfois il me semble un peu sévère face à des personnes sans doute déjà très perturbées par les évènements.
Il n'aime surtout pas les mensonges à travers lesquels les autorités cachent leur refus de nous aider.
Ce qui est sûr, c’est que ses idées politiques ne sont pas toujours neutres face aux autorités rencontrée dans notre périple. Léon Legrand appartenait au Parti Catholique et l’on sent vite sa
méfiance pour ne pas dire plus vis-à-vis du socialisme, à fortiori du communisme et même de ces radicaux socialistes, très fréquents dont il attribue presque l’accueil souvent peu empressé à leurs
idées politiques. La définition qu’il laisse de Monsieur Roche, maire d’Oradour est révélatrice :
« Ce maire, dont l’attitude resta la même par la suite, était en outre député ; c’était Monsieur Roche, radical socialiste, communisant, homme sans culture et immensément riche,
détesté à Oradour, mais cajolant les paysans qui formaient sa clientèle. »
I ne comprend manifestement pas comme ce monsieur a été élu député !
Quand mon grand Père ajoute qjue Roche fut un des trois opposants au général Pétain, je ne crois pas que ce fut un éloge de sa part alors qu’à mes yeux cette attitude me semble aujourd’hui
très positive.
De toute façon, l’interdiction que nous opposa ce maire à séjourner dans sa commune ne nous empêcha nullement d’y rester assez longuement ce qui relativise son attitude négative à notre égard.
En revanche, en bon chrétien, je trouve que mon grand Père, sensible à la pauvreté et à la dignité de beaucoup de curés qui nous accueillent, les peint souvent avec sympathie.
Au plan politique, la capitulation Belge, blâmée par le ministre Reynaud, fut un jour sombre dans notre mini-colonie tant par se teneur même que par l’hostilité qui nous fut alors témoignée par
bien des français.
Quand plus tard vint l’armistice de la France avec l’Allemagne, il est interrogatif face au sort de l’aviation et de la flotte française, mais il est surtout attentif au « spectacle
désolant et miséreux » des soldats français en fuite , si différent de la retraite allemande en 1918,et il n’hésite pas à ajouter qu’il désespéra alors de la France.
Je suis très surpris quand mon grand Père parle des sentiments anti-anglais de la population française, de la sympathie d’une partie des Belges pour l’Allemagne en ajoutant chaque fois que si
Hitler avait fait quelqu’effort pour améliorer son image en France ou en Belgique il aurait pu obtenir l’adhésion de ces deux peuples ; à propos de cette éventuelle pacification entre
l’Allemagne, la France et la Belgique, il parle de paix potentielle pour un siècle !!!
Bien entendu cet écrit date de 1940, bien avant la connaissance des pires crimes Hitlériens, mais il me semble que ce qui s’était passé en Allemagne entre 1935 et 1940 comme la nuit de
cristal, les lois anti-juives auraient du suffire à prendre davantage de distance avec le pouvoir hitlérien
Je sais en tout cas que lui-même et mes parents chaque fois qu’il était question des allemands – et nous étions en première ligne puisque je vivais face à la Kommandatur – nous les considérions
résolument comme des ennemis même si c’était sans haine. Léon Legrand, comme en 1914, contrairement à d’autres, refusa toute collaboration politique avec l’occupant pendant l’occupation.
Enfin, je voudrais vous parler de la manière dont il a peint et jugé la France que nous traversions à mon avis souvent en partant des différences culturelles qui souvent le choquaient
entre la France de 1940 et la Belgique.
J’ai été très sensible à la connaissance de Léon Legrand, descendant, me disait mon père, d’un garçon de ferme de Miécret, des réalités rurales et agricoles ; il remarque ainsi
dans le midi que le rendement du blé est faible, que les gens n’entretiennent pas bien leur champs et qu’il en résulte des récoltes toujours plus restreintes. Il est choqué par le
mauvais état des clôtures, quand elles existent entre propriétés, par le manque de peinture des maisons et un laisser aller assez général quand à l’entretien de ses biens. Bien entendu ce
qu’il voyait là était à l’antithèse de ce qui se passait dans les campagnes Belges.
Parfois je trouve qu’il exagère un peu : ainsi il n’apprécie pas que les gens soupent dans des auberges avec simplement du pain et du fromage. Que dirait-il aujourd’hui. Cette manière de
vivre, que je trouve assez adaptée à un pays méridional me plairait plutôt.
Je serais aussi plus indulgent que lui concernant le relatif abandon des jardins et propriétés (ainsi un arbre que l’on laisse mort des années durant dans un jardin !) . Il s’agit plus de
différences culturelles entre le Nord et le Sud de la France que de paresse caractérisées des méridionaux.
Pour conclure, je serais bien tenté d’appeler notre exode non certes un chasse à l’or mais une chasse à l’essence, car la recherche de ce liquide si précieux pour quitter des endroits souvent
devenus inhospitaliers a mobilisé une grande partie de l’énergie de la famille pendant ces trois mois et même assez souvent commandé notre itinéraire qui fut tout sauf
rationnel.
J’ai vécu ce long voyage, j’ai sûrement passé pas mal de nuits dans des voitures, heureusement en été. En tout cas, si je n’ai pour ainsi dire que très peu de souvenirs de cette période, je ne me
rappelle non plus aucun évènement désagréable ou douloureux !
A la fin du récit, on remarque que si mon grand Père, est loin d’être anéanti par la perte de sa maison incendiée comme en 1914, il est beaucoup plus préoccupé par les siens absents, les
Bribosia perdus en France et surtout son Fils Georges. Quand il apprit qu’il était en captivité en Allemagne, ce fut pour lui comme une nouvelle rassurante eu égard aux craintes qu’il avait éprouvé
sur la route.
Même si parfois, j’ai exprimé quelques réserves sur certaines idées de mon grand Père, je ne peux pas terminer sans vous dire ma fierté d’être son petit fils.
Vers la fin de la guerre, il dut avec d’autres membres de sa famille se cacher pour échapper à la haine que lui
portaient les traitres rexistes qui ne pouvaient accepter son refus de collaborer avec l’occupant.
Quand il ne se présenta plus au Sénat, , il refusa sa pension de sénateur arguant qu’il ne considérait pas
sa fonction à la haute assemblée comme un métier.
Yvan Balchoy
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Jeudi 7 janvier 2010
4
07
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/2010
14:41
Au firmament des hommes, une nouvelle étoile, hélas griffée par la vie, nous a été donnée.
"Salut à toi, pleinement homme parmi les hommes, malgré tes blessures, salut à toi, mon petit fils chéri".
JE
T'AIME
Un an s'est passé, que tu es beau !

Yvan Balchoy
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Mercredi 6 janvier 2010
3
06
/01
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/2010
17:27
Yvan Balchoy
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Mardi 5 janvier 2010
2
05
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/2010
17:18
Catherine Ney depuis mai 2006 où je lui avais déjà consacré un aricle en ce blog n'a pas changé d'un
iota.
Certes elle est toujours aussi élégante, écrit très bien mais continue à mettre sa plume au service des causes les plus injustes.
En l'écoutant ce matin sur Europe 1, j'ai retrouvé en moi ma colère d'antan.
Je déteste ses propos adulateurs d'une droite imperméable aux malheurs des pauvres gens, victimes d'une politique organisée par les riches en faveur prioritairement des riches
tandis que sa plume acidulée ne cesse de caricaturer la gauche et ses intentions de gouverner autrement.
Elle est toujours là, potiche élégante certes, douée tout autant mais aussi méchante pour caricaturer ceux qui osent penser La France autrement que sous le prisme des possédants dont l'UMP est le
chantre actuellement.
Hier Chirac fut son idole, aujourd'hui sans peine elle a rejoint la SARKOMANIA.
Ce qui lui plaît, c'est l'inlassable dynamisme du chef de l'état, sa manie réformiste, comme s'il suffisait de se remuer pour être un bon chef d'état.
Elle confond le mouvement, l'affairisme, la nervosité et l'efficacité.
Dans ses propos de ce matin, à part faire l'éloge de cet activiste un peu paranoïaque qu'est Sarkosy, elle ne s'intéresse jamais au fond du problème. En quoi ces réformes, ces lois
nouvelles améliorent-elles la vie de l'ensemble des français et surtout des plus fragiles ?
Un exemple entre tant et tant :
C'était et ça reste une nécessité de tenir compte de l'allongement de la vie pour réformer les retraites mais si on a mis fin aux régimes d'exception de certaines professions, surtout parmi
les travailleurs, on n'a pour ainsi dire pas touché, par exemple, à celui des parlementaires qui en s'épargnant ont prouvé simplement leur incivisme.
A propos des retraites, on a vite fait d'aligner des quantités de professions pénibles sur le lot commun mais si on discute depuis plusieurs années de la pénibilité du travail qui dans la réforme
actuelle prive quantité de travailleurs de plusieurs années de retraite car il meurent avant d'en profiter, on n'aboutit nullement et le gouvernement jusqu'ici ne proclame que ses bonnes intentions
gratuites pour lui,et son allié le MEDEF, mortifères pour ses victimes.
Ce qui m'a frappé ce matin c'est qu'en parlant des intentions réformatrices du petit gesticulateur, Madame Ney a évoqué l'importante et l'utilité pour la droite d'un grand syndicat, que je ne
citerai pas ici, réformateur selon elle (mois je préférerais dire "MARRON") sur qui Sarko peut compter pour renforcer sa société injuste de l'infâme bouclier fiscal.
Madme Ney, si vous utilisiez votre indéniable talent pour une juste cause, vous auriez pu être un levier significatif de justice dans la France d'aujourd'hui alors qu'en fait vous n'êtes, je
le répète que la "madonne des injustices", un peu comme cette ancienne premier ministre de Grande Bretagne qui aurait mérité une condamnation pour
destruction sociale de son pays.
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Mardi 5 janvier 2010
2
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16:41
Parmi les voeux que j'ai reçus avec bonheur cette année, je vous partage ceux de carmen, une amie
d'engagement,autodidacte passionnée dont j'envie la spontaneité, le langage concret de celles et ceux qui ne se sont pas cultivés dans les amphitéatres d'université mais dans les ateliers, la
lecture personnelle et les luttes communautaires.
Les fêtes se sont elles bien bien passées,(a part ton rétablissement qui je n'en doute pas doit être en bon chemin car tu t'est toujours battu pour cela sans qu'on t'en prie,car d’ailleurs, pour
d'autres combats on n'a jamais du te stimuler non plus! et c'est peut être cela qui te tient en vie)
Et comme je ne crois en rien sauf en l'univers; plutôt que de te balancer des voeux qui vont se réaliser quand ils aurons envie!!, je pense que le seul cadeau que je te souhaite pour
cette année, c'est toi même,car tu as conscience de ta vie et tu regarde l'univers (ne crois pas que c'est courant ,certains le font aussi,mais ca leur est egal qu'il soit comme il soit! )
Toi, toi depuis que tu es né, je crois...comme ceux qui te ressemblent,ceux qui on pris un peu de marx, lenine,darwin, socrate platon,el che,la liste est longue, mais pas assez pour aider cet
univers,ou du moins notre petite terre! bref! tu fais partie de ceux qui pensent que l'univers est une oeuvre magistrale et que nous en faisons partie,comme les organes de notre corps il faut
donc cultiver et respecter comme notre corps même, sinon c'est la mort!
C'est différent de penser que l'univers est une propriété dont seuls quelques uns des êtres vivants céateurs, profètes ou chefs d'états ont la maitrise et la gestion,ce qui est somme toute une idée
reactionnaire vecteur de misére et de guerres jusqu'a de tous les temps jusqu'à au jourdhui ,et et ce n'est pas l'univers qui est ainsi fait,puis qu'il n'a jamais eté le même,mais c'est l'humanite
qui doit changer donc surtout les dieux les profètes et les chefs, surtout les chefs car car c'est en portant l'effigie des dieus et des profètes qu'ils se servent tres mal tout le reste du monde,
et il ne se passe pas un jour ou ou comme d'autres comme toi, vous pensez à comment changer cet ordre etabli par une poignée qui ne veulent surtout qu'une chose! :que ce paradis,qu'on peut voir
surcette terre,(très,très distinctement),ce paradis dont certains se sont appropriés,c'est tout ce que l'humanité à besoin,et il y en a assez pour tout le monde,(si les dirigeants s'amusaient à
autre chose qu'à s'aproprier des trésors de cette terre et à la piller impunément,à la détruire par les guerres à la vider de ses ressources par la spoliation le commerce hypercapitaliste la
gestion incontolable de leur banque:on appelle ça de l'economie et leurs grand economistes)
Cet eden de la bible, du coran et des boudistes j'en passe....,on la tous clairement vu et il est la tous les jours il est bien gardé et dans les images a la télé et dans les vieux livres
comme dans les actuels ,ce sont des propriétes privées de milliers de km carrés,la terre est criblée de barbellés de murs plus infranchissables que ceux de berlin mais mais les télé mobilisent pas
pour les abattre,puisque les médias que nous regardons n'appartiennent qu'eux! comme tout le reste .
Et je ne vais pas continuer la description de cette societé que tu connait autant que moi et que tu analyses chaque jour que tu vis et bien non tout le monde ne se préoccupe pas de cela et c'est
dommage et surtout egoiste comme le proverbe apres moi... le monde;c'est la maxime de tous les chefs d'etats et j'en passe,,voila mes voeux c'est toi, mon prochain qui pense de même; si
entre nous il n'y a que cela en commun je trouve que c'est enorme ,car ce point commun,s'il est universel il peut tout reunir et devenir tres puissant !
Carmen Perez
balchoyyvan13@hotmail.com
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Par BALCHOY
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Lundi 4 janvier 2010
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18:13
Je ne pourrais narrer les transes par lesquelles je passai pendant ces quelques jours et combien je fus
heureux d'avoir de leurs nouvelles.
De ce côté, tout allait bien.
Les Bribosia rentrèrent à bon port vers le quinze septembre et, attendant Georges d'une semaine à l'autre, je parvins à prendre mon mal en patience.
Malheureusement, aujourd'hui, premier avril 1941, j'attends toujours mon fils, et Dieu sait quand il rentrera (1945 !)
Heureusement, tout ce qui me revient de là-bas, c'est qu'il est en bonne santé, et je traite en correspondance suivie avec lui, plus fréquente de mon côté puisque lui-même ne peut m'écrire que tous
les huit jours.
Je savais, pour l'avoir ouï dire, qu'en Belgique, je trouverais une bonne partie d ela population fort emballée pour l'Allemagne.
Même à Dinant, j'ai trouvé nettement ce sentiment dans la population ou plutôt dans une certaine partie de la pompulation et c'est là une situation que les Allemands auraient peut-être pu exploiter
à leur profit s'ils avaient mieux compris l'âme Belge.
Il n'en n'a rien été et la situation est redevenue à peu près ce qu'elle était en 1914-1918. (1)
Fin du récit.
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(1) J'aimerais bientôt aborder d'une façon un peu critique ce récit de mon Grand Père. J'ai vécu tout ce qui a été raconté ici mais je n'avais que quatre ans.... !
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balchoyyvan13@hotmail.com
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Dimanche 3 janvier 2010
7
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/2010
16:54
Je me rappelle quand j'ai été te chercher encore tout jeune à Mons.
Au début, séparé de ta famille, tu fus certes un peu apeuré en te cachant sous tables et fauteuils mais ça ne dura pas et bientôt tu fis activement partie de la famille. On t'a, bien
vite, donné le nom de Méfisto qui, je trouve, te convenait comme un gant.
Certes tu avais ton caractère et ton tempérament et tu aimais bien te balader à ta guise choisir les moments de tendresse avec ces grands êtres humains qui te nourrissaient et si souvent voulaient
te caresser.
Mais quand tu disait OUI, c'était vraiment "Oui" et tes "ronrons" témoignaient de ton bonheur partagé.

Onze ans, ont passé et durant toutes ces années tu es devenu, pour moi, pour nous, un ami, indépendant certes mais très attachant. et de plus en plus affectueux.
Hier quand mon amie m'a annoncé ta mort soudaine dans la nuit, il m'a semblé que brusquement il faisait plus froid. J'avoue que j'ai été soudain aussi triste que si j'avais perdu un ami.
Peut-on considérer ce qu'on appelle familièrement un "animal domestique" comme un ami ? Pour ma part, j'en suis persuadé après avoir rencontré, entre autres, dans ma vie plusieurs
chats, Chiara, Clovis, Vorace et bien sûr Méfisto, qui m'ont partagé leur tendresse.
Méfisto, ce soir, je te redis "Adieu" et je te dis Merci pour toutes les joies que tu m'as données, tout au long de ta courte vie.
Je voudrais profiter de cette occasion pour partager avec mes chers lectrices, lecteurs, cette certitude qu'avait bien saisie Saint François d'Assise que tout l'univers, la terre et toutes
François parlait certes de frère Loup mais il allait beaucoup plus loin en parlant de frère soleil, de sa soeur l'eau avec infiniment de respect et d'admiration puisqu'il y voyait le reflet des
merveilles de Dieu.
Méfisto, je le redis, tu étais mon frère dans cette chaîne merveilleuse de la vie et, en te perdant, je me sens un peu plus seul ici bas.
Aujourd'hui, la peur de voir peu à peu la terre nourricière nous échapper et notre humanité menacée donne à l'Ecologie une grande importance. Je suis convaincu que c'est bien ainsi mais, en pensant
à Méfisto, je voudrais partager avec vous une découverte que j'ai faite, grâce à une amie, dans l'entourage immédiat de ce mignon siamois. Cette amie m'a appris, pas seulement avec des mots, mais
par toute sa vie sa volonté de respecter chaque fois que c'était possible toute forme de vie, même considérée comme inférieure.
Faire attention à ne pas écraser un animal qui chemine sur le même trottoir que nous, donner à chaque souffle humaine sa chance de survivre à ma rencontre, c'est une autre manière non seulement de
chanter la beauté de la vie mais de la respecter. En faisant ce premier pas de respect, de la vie, je pense que nous voici en marche pour lutter pour que notre terre à laquelle nous devons tout
redevienne le paradis terrestre qu'elle a été et qu'elle peut redevenir si nous agissons activement pour la sauver, elle, notre Mère universelle.
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Samedi 2 janvier 2010
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17:38
J'avais cru trouver les Bribosia en Belgique, et, à ma rentrée, on était sans nouvelles d'eux. Tout ce que je pus apprendre par la cousine Sylvie qui se trouvait avec nous à Saint-Brévin, c'est
qu'à la suite d'un bombardement, ils avaient quitté Saint-Brévin sans leur voiture et sans dire où ils allaient.
J'avais beau m'informer, les jours se passaient sans la moindre nouvelle, quand j'appris que Monsieur le Baron Del Marmol les avait vus dans une ville dont j'ai oublié le nom. Camille m'avait
télégraphié à Mignaloux d'aller les prendre dans cette ville, mais nous ne reçumes jamais le télégramme.
A tout risque, j'expédiai à Saint Nazaire, lettre sur lettre avec prière de faire suivre au vicaire de la petite ville où Monsieur Del Marmol avait vu les Bribosia, mais sans succès. Je me mis en
tête qu'ils avaient pu vouloir pour me joindre gagner Poitiers, où avait eu lieu le fameux bombardement de cette ville et j'écrivis à l'ambassade à Paris, pour savoir s'il y avait eu des victimes
Belges dans le bombardement. En même temps, je m'adressai à la Légia et Marcelle à la Croix rouge.
Bref, pendant un gros mois, je fus sans nouvelles, quand un jour Madame Peterm. revenant de France vint me dire que toute la famille était en bonne santé de le petit village de Moutiers.
Je demandai le jour même aux allemands la délivrance d'un passe-port pour aller à leur recherche, mais sans succès.
En même temps, j'écrivis à Camille pour la presser de rentrer. Je sus alors que Jacques faisait en ce sens démarches sur démarches et enfin dans les premiers jours de septembre, je recevais de
Camille un mot m'annonçant son prochain retour avec l'auto, que Jacques était allé rechercher à Paimboeuf et qu'il avait fait réparer.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Vendredi 1 janvier 2010
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19:36
Elle avait eu l'audace, elle, petite et jeune Africaine, d'expliquer à la TV les brutalités policières lors des précédents essais pour l'expulser "manu-militari" de
Belgique.
Il lui fallait payer cher cette audace. C'est un fait : à sa suivante expulsion, les gendarmes qui, semble-t-il discutaient, les abrutis, de match de foot, l'ont oubliée, dans l'avion, le
coussin appliqué sur la bouche et le nez et, petite Samira, tu as quitté pour toujours cette Belgique brutale et criminelle. C'est vrai qu'un ministre a démissionné mais un autre, plus
responsable de ce crime, que les policiers eux-mêmes, continue à sévir dans la politique avec ses mains souillés de ce crime.
"Partout, nous le savons bien
Qu'il leur reste des coussins
Qu'ils veulent une fois pour toutes
Que plus personne ne moufte.
Mais ils auront beau
tout assourdir, tout étouffer
Pour tout asphyxier.
"Pour celui qui n'a pas l'habitude
ça peut-être dûr à supporter".
Alors que c'est le train-train
Du gendarme au turbin.
A Breendonk c'était tout comme
Ils avaient l'habitude, les hommes
Qui suppliciaient, qui torturaient
Pour en finir avec le "problème".
C'était le juif qu'on gazait,
Qu'on grillait, qu'on incinérait
Et le gitan et l'homosexuel
Ils étaient tous traités pareil
"accomplir ce sale boulot,
c'est une question d'habitude."
On vous dit ça à la télé
et sur le coup vous vous taisez."
JO COPPENS (traduit du néerlandais dans l'hebdomadaire "SOLIDAIRE"
Balchoyyvan13@hotmail.com
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Vendredi 1 janvier 2010
5
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/2010
18:51
Les grandes surfaces aiment à la veille des fête nous donner l'impression, je préférerais dire l'illusion, qu''elle sont une sorte de paradis-sur-terre, mais c'est loin d'être toujours le
cas.
Vous avez certainement entendu parler de ce marginal qui a payé de sa vie le vol d'une canette. Il a subi littéralement le même sort, la même torture qu'avaient infligée deux policiers à une
jeune immigrée en Belgique, SAMIRA ADAMU.
Quatre vigiles l'ont littéralement étouffé pendant un bon quart d'heure.
Bien entendu un vol est un vol et les vigiles avaient le droit d'interpeller ce jeune pour lui faire la leçon mais rien ne peut justifier la violence froide et brutale qui a tué par étouffement une
vie de vingt cinq ans.
J'en veux bien entendu aux exécutants, ces quatre vigiles, mais je ne veux pas réduire la responsabilité de leur acte ignoble à eux-mêmes car beaucoup d'indices montrent que leur manière d'agir
correspond à une formation qui leur a été inculquée.
Nous savons bien en cette période de crise que le métier de Vigile, qui demande des qualités fines d'autorité mais aussi de négociation est souvent traité à la va-vite par des Directeurs qui s'en
tiennent à la vigueur et à la peur que peuvent exercer sur le grand public ces jeunes habillés d'une uniforme para-militaire ou para-policier. Nous savons aussi comme il est normal parait-il dans
notre société capitaliste que ces jeunes sont très mal payés et sans doute peu considérés par les directions des grandes surfaces.
C'est un fait, en dépassant toute mesure entre le délit constaté et la contrainte physique exercée lâchement par quatre malabars sur un jeune homme sans doute un peu perdu, ces vigiles méritent une
peine exemplaire.
Mais vous avez pu, peut-être, entendre avec moi, l'attitude du directeur de cette grande surface qui après avoir vu les images de la mise-à-mort réelle même si elle n'était pas bien sûr
la conclusion voulue, a osé dire que ses employés avaient agi selon les directives qui leur avaient été données.
Le Procureur de la République devant les images enregistrées de ce passage à tabac n'a pas hésité et à fait arrêté les quatre vigiles. Il a raison.
Quant au Directeur du Magasin qui à la télé à défendu ses employés en prétendant qu'ils s'en étaient tenus aux consignes données, il mérite au moins le même sort que ses subordonnés. Car, en
parlant comme il le fait, non seulement il couvre un crime (la torture est un crime) mais il reconnaît que ceux qui l'ont perpétré ont agi selon ses directives.
J'aimerais savoir comment le Magasin CARREFOUR va réagit devant cette faute grave non seulement de certains de ses employés mais d'un Directeur dont la faute est à la hauteur de sa
responsabilité.
Une fois de plus, je redécouvre que LE CAPITALISME TUE et que trop souvent il refuse de reconnaître ses actes. En cette affaire, ce n'est pas le jeune marginal qui me semble un criminel mais les
vigiles sans doute exploités par cette grande firme et surtout ce Directeur qui ose cautionner la mise à mort d'un homme qui, même si elle n'était pas voulue est pourtant un fait accompli et
irréparable.
J'attends de Carrefour une reconnaissance de sa culpabilité et une réparation exemplaire de ce crime.. Et je compte bien interpeller le directeur de sa succurcule ici. Ne pensez-vous pas que
c'est là une manière d'empêcher peut-être la rééditions de pareils actes.
Si vous êtres intéressés par ce tragique fait-divers, vous pouvez lire l'article suivant sur internet.
http://romainblachier.typepad.fr/mon_weblog/2010/01/carrefour-part-dieu-hier-vers-18h-avant-de-me-rendre-vers-la-soirée-de-la-copine-qui-ma-invité-je-vais-acquérir-une-que.html
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Par BALCHOY
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Vendredi 1 janvier 2010
5
01
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/2010
17:59
Les bonnes résolutions sont des chèques tirés sur une banque où l'on n'a pas de compte courant.
[Oscar Wilde]
Par BALCHOY
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Jeudi 31 décembre 2009
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/2009
18:11
Merci bien, c'est pour moi un plaisir
de t'aider car je sais que ce blog
te tiens tellement à coeur.
BONNE ANNÉE 2010
À TOI
ET LES TIENS...
ET POUR
LA TERRE ENTIÈRE
Diane
Par BALCHOY
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Jeudi 31 décembre 2009
4
31
/12
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/2009
16:58
En relisant mon blog, j'ai retrouvé ces voeux qui datent de début 2007. Aujourd'hui, rentrant pour la
quatrième fois de clinique après une grave opération et quelques séquelles dont j'espère peu à peu me débarrasser, je trouve que que ce que j'avais écrit ce jour-là reste aussi vrai et plus que
jamais nécessaire en chacune de nos vies et en cette merveilleuse terre que malheureusement nous abîmons peu à peu.
2009 fut pour moi une année difficile, vive 2010 et que chacun de nous y trouve son épanouissement et cherche à contribuer à celui de celles et ceux qui le cotoient.
Meilleurs voeux pour 2010. Faisons de cette nouvelle année un progrès dans chacune de nos vie avec nos proches ; élargissons notre
horizon aux frontières même d'une humanité qui a plus que jamais besoin de fraternité et de justice et enfin n'oublions pas d'aider notre terre a rester belle et acceuillante pour toute
vie.
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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MERCI à Diane Fortin, qui de sa terre si lointaine a pris en main avec talent plusieurs fois ce blog quand j'étais réduit au
silence.
Par BALCHOY
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