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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 15:41

 

 

 

 

 

 

Supprimer la religion, c’est libérer l’homme d’une aliénation. Cet « opium » va disparaître avec la transformation de la société sans classe désormais.

 

     -« Tous les défenseurs de la religion prétendent sans exception qu’il existerait un sentiment religieux qui est inhérent à la nature de l’homme et dont la durée serait, pour cette raison, éternelle. De nombreux savants bourgeois soutiennent cette affirmation et ne se risquent pas une seule fois à la question de l’origine de la religion. Le marxisme a dévoilé l’absolu manque de consistance de telles affirmations idéalistes. La Religion n’est en rien propre à la nature humaine. Elle n’est pas non plus une particularité de la conscience de l’homme, comme tentent de le démontrer théologiens et idéalistes. La Religion est un phénomène. Elle n’a pas de durée éternelle. Elle n’a pas toujours existe dans l’histoire de la société et n’existera pas toujours non plus. » (Citation de SCHEBESTA)

 

Dans la perspective marxiste, Dieu n’existe plus pour les ouvriers européens qui ont pris en main leur destin ; ils en ont fini avec Lui.

 

Engels et Marx, souligne PETIT (1) à la fin de son ouvrage sur la phénoménologie de la religion se sont beaucoup intéressés au Judaïsme, au Christianisme et à l’Islam, mais n’ont guère étudié les autres cultes. Cela restreint la portée de leur théorie mais, semble-t-il, cela ne change pas grand-chose, car leur théorie religieuse est pour eux une conséquence et non unepreuve de leur philosophie matérialiste.


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(1) Cf. La bibliographie attachée à cette étude.

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Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

 

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 11:45

 

 

 

 

Ce matin parmi les commentaires concernant le nouveau gouvernement, on a maintes fois fait allusion au départ de Monsieur Daerden, ministre des pensions wallon , assez contesté autant en Flandre qu’en Wallonie pour certains aspects de sa personnalité plus que pour sa politique ministérielle.

 

Aux médias flamands qui se réjouissent de ce départ, j’aimerais rappeler qu’un politicien qui représente non seulement la Flandre mais la Belgique entière auprès de la Communauté européenne ne me semble pas avoir non plus de place dans cette nouvelle Belgique.

 

Je parle de monsieur Karel De Gucht.

 

Je tiens à rappeler que  ce Commissaire européen s’est comporté, entre autres, autrefois d’une façon déplacée, brutale même vis-à-vis de la République démocratique du Congo et de son Président, Monsieur Kabila.

N'oublions pas que la Belgique a une responsabilité, plus que morale parfois, dans l'assassinat de deux des Présidents de cet Etat, par ailleurs notre ancienne colonie.)

 

En 2006, dans ce qui fut le désastre Fortis pour tant de petits épargnants, la famille De Gucht, paraît-il de bonne foi, selon un tribunal,  a vendu pas mal d’actions  Fortis au très bon moment. Il vaut mieux être du bon côté de la lorgnette que du mauvais n’est-ce pas !

 

 

http://actualite-economique.lalibre.be/_actualite/transactions-

 

 

Cette année, dans le cadre la vérification des revenus fiscaux du couple, l’administration fiscale leur a demandé des renseignements sur leurs comptes. Monsieur De Gucht a pris cette demande de très haut n’hésitant pas à demander au juge de vérifier la légalité d’une loi voté par son parti.

 

 

 

inities.htmlhttp://www.lesoir.be/actualite/belgique/2011-12-03/karel-de-gucht-en-conflit-avec-le-fisc-881232.php

 

 

Il ne suffit donc pas à ce triste politicien de faire partie de cette pseudo élite européenne, qui , par exemple crie "haro, sur le baudet" des pauvres et pays pauvres, scandalisée par notre index alors qu’elle bénéficie  de revenus aussi bien indexés, d’une fiscalité ridicule, de privilèges exorbitants surtout en matière d’avantages extra-légaux (pour autant qu’ils soient vraiment légaux !, c'est à dire démocratiquement choisis) et de pension.

 

 

Si Monsieur De Gucht n’est pas d’accord avec les lois de son propre pays, qui justifient certes son  « trop » élevé salaire, à mon avis, qu’il démissionne et rejoigne le privé ou devienne rentier :  OUF !

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 17:23

 

 

 

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yvan Balchoy

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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 17:16

L’article qui suit est assez dense mais il me semble très intéressant pour mieux comprendre comment la publicité cherche à nous intéresser pour mieux nous conquérir.  Dans cet article, qui me vient d’ALAINDEPENDANT ;  il est, entre autres,  question d’un politicien des Fourons qui eut son moment de gloire et de haine (du côté flamand) en Belgique. J’en parlais tout récemment dans mon roman « Meurtrissure ».

Analyse d’un document publicitaire

(Voici une publicité que j'analyse. Même s'il s'agit d'une publicité belge, je pense que la démarche est transférable à l'analyse de tout document visuel. L.C)


 Propositions pédagogiques pour l’analyse d’un document authentique

 par Luc Collès – CRIPEDIS - UCL

 

  1. La construction du savoir culturel

Le premier contact avec une culture étrangère se fait de manière informe : par des rencontres accidentelles au cours desquelles s’échangent des informations, ou par la saisie au vol d’éléments (sur les affiches dans la rue, sur les produits d’emballage…). Cette première approche reste partielle et fragmentaire. C’est sur la base de cette expérience vécue, immédiate, que l’individu procédera à des généralisations justes ou abusives. Ensuite, il y aura confrontation de cette synthèse provisoire avec des données globales élaborées par des spécialistes, qui viendront relativiser les perceptions premières.

 Jean-Claude Beacco[1] propose une méthode d’apprentissage de la civilisation qui reproduirait, en classe, ce mode naturel d’appropriation d’une culture étrangère. Cette méthode consiste à distinguer :

 -  les indices primaires : de nature extrêmement variée (linguistique, visuelle…) qui ont pour caractéristique de ne livrer d’un objet culturel que des informations fragmentaires ;

-         les analyses globalisantes : qui se présentent exclusivement sous la forme de textes et/ou de données chiffrées : tableaux, graphiques, cartes…

 

 

lire la suite à l’adresse d’Alaindépendant

 

 


http://alainindependant.canalblog.com/archives/2011/12/03/22654690.html

 

 

 

 

 

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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 17:02
En mettant mes pas dans tes pas

 

 

 


 

J'ai surtout découvert qui tu n'étais pas

 

 

 


 

Bien au-delà des chemins de Cytère

 

 

 


 

tu m'as surtout appris ton mystère

 

 

 


 

J'ai besoin de l'éternité

 

 

 


 

pour approfondir notre amitié.

 

 

 


 


Yvan Balchoy

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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 10:33

 

 

 

Quand Ghislain franchit le porche de son domicile, il trouva Ria et les enfants en train de débarrasser la table du souper. Sans faire aucune allusion à son retard, Ria, lui tendit ses bras et ses lèvres en s’adressant à ses enfants : « voilà Papa, embrassez-le bien, car il est sûrement fatigué après une journée de travail ».

 

Ghislain se pencha, un peu distraitement, il le constata à sa honte, vers ses deux petites têtes un peu étonnées de revoir le visage de leur père qui, des mois durant, avait été celui dont on parle tous les jours sans jamais plus le voir.

 

Bien vite, les enfants rejoignirent avec leur maman leur chambre. Elle commençait par réunir les deux enfants dans la chambre de l’un d’eux pour leur lire une histoire apaisante en l’inventant sur place ou en la récitant à partir d’un livre sur lequel les petites mains suivaient avec attention de leurs doigts nerveux les illustrations au fur et à mesure que leur maman qui avait un vrai talent pour donner vie à ce qu’elle racontait à ses enfants chéris.

 

A la fin, une fois que chaque enfant reposait calmement dans son lit,- c’était aussi un rite de Ria - , elle appela son mari pour donner un dernier baiser avant le grand dodo.

Ghislain redescendit lentement avec son épouse, ils s’assirent ensemble sur le divan face à la TV où ils suivirent, lui avec grande attention, Ria avec moins d’intérêt, les « Cinq dernières minutes » une pièce policière très à la mode.

 

Une fois l’assassin découvert et arrêté, Ria exprima sa fatigue et son désire d’aller la première à la Salle de bain tandis que Ghislain jetait un coup d’œil distrait d’abord, puis plus intéressé sur la « Libre » qui trônait sur le plateau de la presse.

 

Quand, en robe de chambre, le biologiste termina un article qui l’énervait un peu sur les querelles linguistiques concernant quelques villages des environs de Liège, à majorité francophone, mais que pour des raisons d’équilibre malsain, on avait décidé de rattacher à la Flandre manifestement contre la volonté de la majorité de ses habitants. Le bourgmestre francophone, personnage à cette époque, un peu excitant, était parfois présenté comme une sorte de Robin des Bois  aux prises avec un gouvernement central alors aux mains de la Flandre.

 

La toilette de Ghislain fut assez brève, brossage des dents et quelques pscht pscht sous les aisselles et en quelques endroits sensibles de son corps. En se déshabillant, il ne put s’empêcher de penser à sa petite amie Liégeoise et aussitôt une excitation un peu malvenue à ce moment et à cet endroit, réveilla son corps endormi...

 

 Cinq minutes après son entrée il monta à son tour l’escalier pour rejoindre Ria en leur chambre à coucher.

 

Son épouse lisait une revue féminine, il se glissant adroitement à sa droite, bien qu’il n’ait aucune envie de lire en cette fin de journée, il saisit du bout des doigts le roman Agustinho de l’écrivain italien Moravia. Le passage du roman sur lequel il tomba le ramena vite à Marthe et au désir un peu imprécis qui l’excitait.

 

Quelques instants plus tard, Ria referma sa revue, la déposa soigneusement sur sa table de nuit, lui proposa d’éteindre, ce à quoi Ghislain acquiesça sans peine tandis que son épouse se tourna vers lui pour le saluer mais Ghislain en ce moment avait besoin de bien autre chose qu’un distant et routinier bonsoir;  Il entoura le buste de sa femme et l’attira doucement vers lui. Un peu étonnée, mais appréciant cette offre, celle-ci lui offrit sa bouche au lieu de sa joue et se serra très fort contre lui.

 

Ils ne se dirent rien, mais leurs mains à tous deux leur tinrent lieu d’éloquence, et bien vite la main de Ghislain se glissa timidement mais fermement vers le sein de Marthe dont il sentit de suite en touchant leur mamelon leur excitation. Elle se contenta de légers attouchements par-dessus son pyjama  sur certaines zones du corps de son époux dont elles connaissaient bien le pouvoir érogène. 

 

Bien vite, les côtés du litse couvrèrent de vêtements rejetés comme totalement inutiles, tandis que chacun de leur corps devenait une sorte de « terra ignota » à découvrir comme si elle était vierge, ce qui pourtant n’était plus le cas depuis longtemps.

 

Quand Ria, ouvrit sans réticence, ses jambes pour accueillir la fougue énergique de Ghislain qui lui enserrait les fesses avec force comme pour mieux se maintenir enchâssé dans ce beau et doux corps qui s'ouvrait à lui en  lui donnant tant de plaisir.

Bientôt ce mouvement de va et vient qui les unissait de corps et d’esprit s’accéléra graduellement chez tous deux vers cette apothéose qui allait les arracher un instant l’un à l’autre en leur procurant cette humide jouissance si neuve, si explosive chaque fois. 

 


Mais cette fois Ghislain eut beau caresser du bout des doigts le plus intime le plus excitant du joli corps de sa femme, il ne réussissit pas à aboutir à ce climax venu du tréfonds de ses reins qui lui annonçait brusquement le jaillissement de sa sève.

 

Il se sentait comme bloqué et ce n’était pas le mouvement de plus en plus accélérés de leurs corps qui suffisait à solutionner le problème.

 

Cela devenait gênant à la longue et brusquement il sentit que, s’il voulait éjaculer,  il lui fallait opérer une sorte de révolution mentale qui le rapproche de sa rencontre de tout à l’heure avec Marthe. 

 

Il eut à peine le temps d’imaginer le déshabillage de son amie sculptrice pour que s’ouvrent en grand les vannes de son sexe qui le comblèrent en même temps que Ria qui peut-être commençait à s’impatienter quelque peu.

 

Ils restèrent tous deux , un long moment, enfin immobiles, contents de cette conclusion autant corporelle que mentale et Ghislain,ne fut pas long à oublier cette pointe de culpabilité ressentie en pensant à la manière peu orthodoxe  dont il avait conclu leur étreinte ;  il couvrit alors de petits bisous le corps de sa femme, heureuse de retrouver, ce soir-là,  son Ghislain d’autrefois qu’elle avait cru si loin d’elle.

 


 

Yvan Balchoy

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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 18:42

SAINT AUBIN 21211

 

8 h 17

 

 

 

 

STAUBIN21211_B.jpg

 

 

9 H 15

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 17:39

Ma petite fleur de lilas    

 

    Malgré ton lointain bruxellois

 

Partout ici je vois

 

Et reconnais ton frais minois.

 

Ton regard de soie

 

Et ton rire de joie.

 

Le vent, mon amie, ta chante

 

Et fait écho à ta voix qui m'enchante.

 

En embrassant chacune des innombrables fleurs

 

Qui font de chaque pré un bouquet parfumeur

 

Je retrouve une à une toutes tes odeurs

 

Qui sont pour moi synonymes de bonheur.

 

Chaque nuit réinvente

 

A mes yeux éblouis

 

En quête de paradis

 

Les  courbes délicieuses

 

De ton corps soyeux

 

Que je voudrais tant rejoindre

 

Et doucement étreindre.

 

Il me suffit de fermer les yeux

 

Pour retrouver un peu du merveilleux

 

Et de la chaleur de ta présence

 

Qui me sert de bain de jouvance.

 

Avec toi, je m'abandonne au sommeil

 

Tandis que tu me donnes à goûter ton miel.

 

Peu à peu tout ce qui me chiffonne

 

Se dissipe et m'abandonne

 

Jusqu'à ce doux réveil

 

Où les caresses du soleil

 

Non sans quelque peine

 

Prennent doucement la relève des tiennes.

 

La vie reprend ses droits

 

Et c'est tout imbibé de toi

 

Que j'affronte la journée nouvelle

 

Le coeur rempli d'une force sans pareille.

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 22:35






Près de toi



J'aimerais demain,



en un temps lointain et incertain



Vivre assez près de toi



Pour être là



Chaque fois que tu aurais besoin de moi,



Assez loin



Pour te laisser libre



De mener ta vie



A ta guise.



Je voudrais seulement



Quand viendra le moment



De m'en aller tout doucement



être un joyeux souvenir



pour toi qui depuis si lontemps



Est ma plus merveilleuse raison de VIVRE






Yvan Balchoy
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 22:08

 

Tu me enseñas


la secreta apertura de tu nalgas profundas


como una invitacion llena de pasiòn


y pongo mi dedo goloso en lo dulce de tu carne fruta


tan agradable que mi lengua


desea probarla y occurre como un milagro


 un esplendido tesoro;


en mi boca descubro,


nuevo conquistador


 cuanto tu eres mi América de oro

 

 


Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 21:59

Très heureux,

nous faisons la sieste,

paisiblement allongés,

si voisins l’un de l’autre,

quand soudain tu te hisses

de tout ton séduisant long

sur mon corps mi-endormi

qui, surpris, sursaute

sous le doux poids désarmé

de ton corps si abandonné.

Te voilà,

devenue mon pôle Nord,

je me retrouve, charmé,

ton Pôle Sud.

nos équateurs en fièvre,

par nos corps entremêlés,

échangent joyeusement

leur soyeuse intimité.

Ce qui nous unit

est tellement plus fort

que ces liens

hier si importants,

mais devenus insignifiants

face au fougueux désir

qui nous rapproche si fort.

 

Toute arquée sur moi,

de nos bouches qui se touchent,

de tes seins qui m’éclaboussent,

de ta toison de feu qui enflamme

cette tige qui voudrait tant

se mêler à toi,

tes jambes  lianes,

plus légères que mousse,

m’entraînent résolument,

vers ce supérieur

qui nous dépasse tous deux,

en nous faisant effleurer

un instant de grâce

cette si fragile

mais tellement tangible

éternité de l’instant,

que rien ni personne

ne pourra jamais effacer.


 

YB-MPH

Citad. (1969)


 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

 

 

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 17:42

Le Capital - Livre premier

Le développement de la production capitaliste

Karl MARX : LE CAPITAL

Je reviens à un autre livre de Karl Marx, à vrai dire l'oeuvre capitale de sa vie éditée sous ce nom. Il s'agit ici de la désintégration de la société du Moyen âge au temps de la Renaissance puis de la période industrielle avec la naissance sanglante du prolétariat qui n'est pas, nous le verrons, sans lien avec le vagabondage qui est aujourd'hui de nouveau en grande mode.

Il suffit de lire n'importe quel  journal en hiver pour voir presque chaque jour dans notre bon royaume Sarkosien de France, en dépit des promesses de ce grand Menteur, le décès dans le froid et la pauvreté extrême d'hommes et de femmes vomis en nombre croissant par un capitalisme inhumain.

Et qui est poursuivi pour de  crimes sociaux si sordides? Non pas la droite sordide de Sarko bien au chaud dans son palais doré mais les Don Quichotte, qui ont hébergé ces sans-logis sous leurs  tentes.

Non il y a quelque chose de pourri dans la justice et la politique de la République, pseudo-Royaume de France. 

 


 


 

Yvan Balchoy


M A R X

 

 

 

VIII° section : L'accumulation primitive

Chapitre XXVIII : La législation sanguinaire contre les expropriés à partir de la fin du XV° siècle. - Les lois sur les salaires


www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/index.htm -

 

 

 

 

 

 

 

"La création du prolétariat sans feu ni lieu - licenciés des grands seigneurs féodaux et cultivateurs victimes d'expropriations violentes et répétées - allait nécessairement plus vite que son absorption par les manufactures naissantes. D'autre part, ces hommes brusquement arrachés à leurs conditions de vie habituelles ne pouvaient se faire aussi subitement à la discipline du nouvel ordre social. Il en sortit donc une masse de mendiants, de voleurs, de vagabonds. De là, vers la fin du XV° siècle et pendant tout le XVI°, dans l'ouest de l'Europe, une législation sanguinaire contre le vagabondage. Les pères de la classe ouvrière actuelle furent châtiés d'avoir été réduits à l'état de vagabonds et de pauvres. La législation les traita en criminels volontaires; elle supposa qu'il dépendait de leur libre arbitre de continuer à travailler comme par le passé et comme s'il n'était survenu aucun changement dans leur condition.

En Angleterre, cette législation commence sous le règne de Henri VII.

Henri VIII, 1530. - Les mendiants âgés et incapables de travail obtiennent des licences pour demander la charité. Les vagabonds robustes sont condamnés au fouet et à l'emprisonnement. Attachés derrière une charrette, ils doivent subir la fustigation jusqu'à ce que le sang ruisselle de leur corps; puis ils ont à s'engager par serment à retourner soit au lieu de leur naissance, soit à l'endroit qu'ils ont habité dans les trois dernières années, et à « se remettre au travail » (to put themselves to labour). Cruelle ironie ! Ce même statut fut encore trouvé trop doux dans la vingt-septième année du règne d'Henri VIII. Le Parlement aggrava les peines par des clauses additionnelles. En cas de première récidive, le vagabond doit être fouetté de nouveau et avoir la moitié de l'oreille coupée; à la deuxième récidive, il devra être traité en félon et exécuté comme ennemi de l'État.

 

« Ainsi il arrive », dit-il, « qu'un glouton avide et insatiable, un vrai fléau pour son pays natal, peut s'emparer de milliers d'arpents de terre en les entourant de pieux ou de haies, ou en tourmentant leurs propriétaires par des injustices qui les contraignent à tout vendre. » De façon ou d'autre, de gré ou de force, « il faut qu'ils déguerpissent tous, pauvres gens, cœurs simples, hommes, femmes, époux,. orphelins, veuves, mères avec leurs nourrissons et tout leur avoir; peu de ressources, mais beaucoup de têtes, car l'agriculture a besoin de beaucoup de bras. Il faut, dis-je, qu'ils traînent leurs pas loin de leurs anciens foyers, sans trouver un lieu de repos

 

 

. Dans d'autres circonstances, la vente de leur mobilier et de leurs ustensiles domestiques eût pu les aider, si peu qu'ils vaillent; mais, jetés subitement dans le vide, ils sont forcés de les donner pour une bagatelle. Et, quand ils ont erré çà et là et mangé jusqu'au dernier liard, que peuvent-ils faire autre chose que de voler, et alors, mon Dieu ! d'être pendus avec toutes les formes légales, ou d'aller mendier ? Et alors encore on les jette en prison comme des vagabonds, parce qu'ils mènent une vie errante et ne travaillent pas, eux auxquels personne au monde ne veut donner du travail, si empressés qu'ils soient à s'offrir pour tout genre de besogne. » De ces malheureux fugitifs dont Thomas More, leur contemporain, dit qu'on les força à vagabonder et à voler, « soixante-douze mille furent exécutés sous le règne de Henri VIIII [1] ».

Edouard VI. - Un statut de la première année de son règne (1547) ordonne que tout individu réfractaire au travail sera adjugé pour esclave à la personne qui l'aura dénoncé comme truand. (Ainsi, pour avoir à son profit le travail d'un pauvre diable, on n'avait qu'à le dénoncer comme réfractaire au travail.)

Le maître doit nourrir cet esclave au pain et à l'eau, et lui donner de temps en temps quelque boisson faible et les restes de viande qu'il jugera convenable. Il a le droit de l'astreindre aux besognes les plus dégoûtantes à l'aide du fouet et de la chaîne. Si l'esclave s'absente une quinzaine de jours, il est condamné à l'esclavage à perpétuité et sera marqué au fer rouge de la lettre S [2] sur la joue et le front; s'il a fui pour la troisième fois, il sera exécuté comme félon. Le maître peut le vendre, le léguer par testament, le louer à autrui à l'instar de tout autre bien meuble ou du bétail. Si les esclaves machinent quelque chose contre les maîtres, ils doivent être punis de mort. Les juges de paix ayant reçu information sont tenus de suivre les mauvais garnements à la piste. Quand on attrape un de ces va-nu-pieds, il faut le marquer au fer rouge du signe V sur la poitrine et le ramener à son lieu de naissance où, chargé de fers, il aura à travailler sur les places publiques. Si le vagabond a indiqué un faux lieu de naissance, il doit devenir, pour punition, l'esclave à vie de ce lieu, de ses habitants ou de sa corporation; on le marquera d'un S. Le premier venu a le droit de s'emparer des enfants des vagabonds et de les retenir comme apprentis, les garçons jusqu'à vingt-quatre ans, les filles jusqu'à vingt. S'ils prennent la fuite, ils deviennent jusqu'à cet âge les esclaves des patrons, qui ont le droit de les mettre aux fers, de leur faire subir le fouet, etc., à volonté. Chaque maître peut passer un anneau de fer autour du cou, des bras ou des jambes de son esclave, afin de mieux le reconnaître et d'être plus sûr de lui [3]. La dernière partie de ce statut prévoit le cas où certains pauvres seraient occupés par des gens ou des localités (lui veuillent bien leur donner à boire et à manger et les mettre au travail. Ce genre d'esclaves de paroisse s'est conservé en Angleterre jusqu'au milieu du XIX° siècle sous le nom de roundsmen (hommes qui font les rondes).

Elisabeth, 1572. - Les mendiants sans permis et âgés de plus de quatorze ans devront être sévèrement fouettés et marqués au fer rouge à l'oreille gauche, si personne ne veut les prendre en service pendant deux ans. En cas de récidive, ceux âgés de plus de dix-huit ans doivent être exécutés si personne ne veut les employer pendant deux années. Mais, pris une troisième fois, ils doivent être mis a mort sans miséricorde comme félons. On trouve d'autres statuts semblables : 18 Elisabeth, 13 ch. et loi de 1597. Sous le règne aussi maternel que virginal de « Queen Bess », on pendit les vagabonds par fournées, rangés en longues files. Il ne se passait pas d'année qu'il n'y en eût trois ou quatre cents d'accrochés à la potence dans un endroit ou dans l'autre, dit Strype dans ses Annales; d'après lui, le Somersetshire seul en compta en une année quarante d'exécutés, trente-cinq de marqués au fer rouge, trente-sept de fouettés et cent quatre-vingt-trois - « vauriens incor­rigibles » - de relâchés. Cependant, ajoute ce philanthrope, « ce grand nombre d'accusés ne comprend pas le cinquième des crimes commis, grâce à la nonchalance des juges de paix et à la sotte compassion du peuple... Dans les autres comtés de l'Angleterre, la situation n'était pas meilleure, et, dans plusieurs, elle était pire [4]. »

Jacques I°. - Tous les individus qui courent le pays et vont mendier sont déclarés vagabonds, gens sans aveu. Les juges de paix (tous, bien entendu, propriétaires fonciers, manufacturiers, pasteurs, etc., investis de la juridiction criminelle), à leurs sessions ordinaires, sont autorisés à les faire fouetter publiquement et à leur infliger six mois de prison à la première récidive, et deux ans à la seconde. Pendant toute la durée de l'emprisonnement, ils peuvent être fouettés aussi souvent et aussi fort que les juges de paix le trouveront à propos... Les coureurs de pays rétifs et dangereux doivent être marqués d'un R [5] sur l'épaule gauche et, si on les reprend à mendier, exécutés sans miséricorde et privés de l'assistance du prêtre. Ces statuts ne, furent abolis qu'en 1714.

En France, où vers la moitié du XVII° siècle les truands avaient établi leur royaume et fait de Paris leur capitale, on trouve des lois semblables. Jusqu'au commencement du règne de Louis XVI (ordonnance (lu 13 juillet 1777), tout homme sain et bien constitué, âgé de seize à soixante ans et trouvé sans moyens d'existence et sans profession, devait être envoyé aux galères. Il en est de même du statut de Charles-Quint pour les Pays-Bas, du mois d'octobre 1537, du premier édit des états et des villes de Hollande, du 19 mars 1614, de celui des Provinces- Unies, du 25 juin 1649, etc.

C'est ainsi que la population des campagnes, violemment expropriée et réduite au vagabondage, a été rompue à la discipline qu'exige le système du salariat par des lois d'un terrorisme grotesque, par le fouet, la marque au fer rouge, la torture et l'esclavage.

Ce n'est pas assez que d'un côté se présentent les conditions matérielles du travail, sous forme de capital, et de l'autre des hommes qui n'ont rien à vendre, sauf leur puissance de travail. Il ne suffit pas non plus qu'on les contraigne par la force à se vendre volontairement. Dans le progrès de la production capitaliste, il se forme une classe de plus en plus nombreuse de travailleurs, qui, grâce à l'éducation, la tradition, l'habitude, subissent les exigences du régime aussi spontanément que le changement des saisons. Dès que ce mode de production a acquis un certain développement, son mécanisme brise toute résistance; la présence constante d'une surpopulation relative maintient la loi de l'offre et la demande du travail et, partant, le salaire dans des limites conformes aux besoins du capital, et la sourde pression des rapports économiques achève le despotisme du capitaliste sur le travailleur. Parfois on a bien encore recours à la contrainte, à l'emploi de la force brutale, mais ce n'est que par exception. Dans le cours ordinaire des choses, le travailleur peut être abandonné à l'action des « lois naturelles » de la société, c'est-à-dire à la dépendance du capital, engendrée, garantie et perpétuée par le mécanisme même de la production. Il en est autrement pendant la genèse historique de la production capitaliste. La bourgeoisie naissante ne saurait se passer de l'intervention constante de l'État; elle s'en sert pour « régler » le salaire, c'est-à-dire pour le déprimer an niveau convenable, pour prolonger la journée de travail et maintenir le travailleur lui-même au degré de dépendance voulu. C'est là un moment essentiel de l'accumulation primitive.

La classe salariée, qui surgit dans la dernière moitié du XIV° siècle, ne formait alors, ainsi que dans le siècle suivant, qu'une très faible portion de la population. Sa position était fortement protégée, à la campagne, par les paysans indépendants, à la ville, par le régime corporatif des métiers; à la campagne comme à la ville, maîtres et ouvriers étaient socialement rapprochés. Le mode de production technique ne possédant encore aucun caractère spécifiquement capitaliste, la subordination du travail au capital n'était que dans la forme. L'élément variable du capital l'emportait de beaucoup sur son élément constant. La demande de travail salarié grandissait donc rapidement avec chaque nouvelle accumulation du capital, tandis que l'offre de travailleurs ne suivait que lentement. Une grande partie du produit national, transformée plus tard en fonds d'accumulation capitaliste, entrait alors encore dans le fonds de consommation du travailleur.

La législation sur le travail salarié, marquée dès l'origine au coin de l'exploitation du travailleur et désormais toujours dirigée contre lui [6], fut inaugurée en Angleterre en 1349 par le Statute of Labourers [7] d'Edouard III. Ce statut a pour pendant en France l'ordonnance de 1350, promulguée au nom du roi Jean. La législation anglaise et la législation française suivent une marche parallèle, et leur contenu est identique. Je n'ai pas à revenir sur ces statuts en tant qu'ils concernent la prolongation forcée de la journée de travail, ce point ayant été traité précédemment (voir chap. X, § V de cet ouvrage).

Le Statute of Labourers fut promulgué sur les instances pressantes de la Chambre des Communes, c'est-à-dire des acheteurs de travail. Autrefois, dit naïvement un tory, les pauvres demandaient un salaire si élevé, que c'était une menace pour l'industrie et la richesse. Aujourd'hui leur salaire est si bas qu'il menace également l'industrie et la richesse, et peut-être plus dangereusement que par le passé [8]. Un tarif légal des salaires fut établi pour la ville et la campagne, pour le travail à la tâche et le travail à la journée, Les ouvriers agricoles durent se louer à l'année, ceux des villes faire leurs conditions « sur le marché public ». Il fut interdit sous peine d'emprisonnement de payer au delà du salaire légalement fixé; mais celui qui touche le salaire supérieur encourt une punition plus sévère que celui qui le donne. De plus, les sections 18 et 19 du statut d'apprentissage d'Elisabeth punissent de dix jours de prison le patron qui paye un trop fort salaire et de vingt et un jours l'ouvrier qui l'accepte. Non content de n'imposer aux patrons individuellement que des restrictions qui tournent à leur avantage collectif, on traite en cas de contravention le patron en compère et l'ouvrier en rebelle. Un statut de 1360 établit des peines encore plus dures et autorisa même le maître à extorquer du travail au tarif légal, à l'aide de la contrainte corporelle. Tous contrats, serments, etc., par lesquels les maçons et les charpentiers s'engageaient réciproquement furent déclarés nuls et non avenus. Les coalitions ouvrières furent mises au rang des plus grands crimes, et y restèrent depuis le XIV° siècle jusqu'en 1824.

L'esprit du statut de 1349, et de ceux auxquels il servit de modèle, éclate surtout en ceci que l'on y fixe un maximum légal au-dessus duquel le. salaire ne doit point monter, mais que l'on se garde bien de prescrire un minimum légal au-dessous duquel il ne devrait pas tomber.

Au XIV° siècle, la situation des travailleurs s'était, on le sait, fort empirée. Le salaire nominal s'était élevé, mais point en proportion de la dépréciation de l'argent et de la hausse correspondante du prix des marchandises. En réalité il avait donc baissé. Toutefois les lois sanctionnées en vue de sa réduction n'en restèrent pas moins en vigueur, en même temps que l'on continuait à couper l'oreille et à marquer au fer rouge ceux que « personne ne voulait prendre à son service ». Par le statut d'apprentissage d'Élisabeth (5 Elis. 3), les juges de paix - et, il faut toujours y revenir, ce ne sont pas des juges dans le sens propre du mot, mais des landlords, des manufacturiers, des pasteurs et autres membres de la classe nantie, faisant fonction de juges - furent autorisés à fixer certains salaires et à les modifier suivant les saisons et le prix des marchandises. Jacques I° étendit cette réglementation du travail aux tisserands, aux fileurs et à une foule d'autres catégories de travailleurs [9]. George Il étendit les lois contre les coalitions ouvrières à toutes les manufactures.

Pendant la période manufacturière proprement dite, le mode de production capitaliste avait assez grandi pour rendre la réglementation légale du salaire aussi impraticable que superflue; mais on était bien aise d'avoir sous la main, pour des cas imprévus, le vieil arsenal d'oukases. Sous George II, le Parlement adopte un bill défendant aux compagnons tailleurs de Londres et des environs de recevoir aucun salaire quotidien supérieur à 2 sh. 7 ½ d., sauf les cas de deuil général; sous George III (13 Geo. III, c. 68), les juges de paix sont autorisés à régler le salaire des tisseurs en soie. En 1796, il faut même deux arrêts de cours supérieures pour décider si les ordon­nances des juges de paix sur le salaire s'appliquent également aux travailleurs non agricoles; en 1799, un acte du Parlement déclare encore que le salaire des mineurs d'Écosse devra être réglé d'après un statut du temps d'Élisabeth et deux actes écossais de 1661 et de1671. Mais, sur ces entrefaites, les circonstances économiques avaient subi une révolution si radicale qu'il se produisit un fait inouï dans la Chambre des Communes. Dans cette enceinte où depuis plus de quatre cents ans on ne cessait de fabriquer des lois pour fixer au mouvement des salaires le maximum qu'il ne devait en aucun cas dépasser, Whitbread vint proposer, en 1796, d'établir un minimum légal pour les ouvriers agricoles. Tout en combattant la mesure, Pitt convint cependant que « les pauvres étaient dans une situation cruelle ». Enfin, en 1813, on abolit les lois sur la fixation des salaires; elles n'étaient plus, en effet, qu'une anomalie ridicule, à une époque où le fabricant régissait de son autorité privée ses ouvriers par des édits qualifiés de règlements de fabrique, où le fermier complétait à l'aide de la taxe des pauvres le minimum de salaire nécessaire à l'entretien de ses hommes de peine. Les dispositions des statuts sur les contrats entre patrons et salariés, d'après lesquelles, en cas de rupture, l'action civile est seule recevable contre les premiers, tandis que l'action criminelle est admise contre les seconds, sont encore aujourd'hui en vigueur.

Les lois atroces contre les coalitions tombèrent en 1825 devant l'attitude menaçante du prolétariat; cependant on n'en fit point table rase. Quelques beaux restes des statuts ne disparurent qu'en 1859. Enfin, par la loi du 29 juin 1871, on prétendit effacer les derniers vestiges de cette législation de classe en reconnaissant l'existence légale des trade-unions (sociétés ouvrières de résistance) mais par une loi supplémentaire de la même date (An Act to amend the criminal Law relating to violence, threats and molestation [10]), les lois contre la coalition se trouvèrent de fait rétablies sous une nouvelle forme. Les moyens auxquels en cas de, grève ou de lock-out (on appelle ainsi la grève des patrons qui se coalisent pour fermer tous à la fois leurs fabriques) les ouvriers peuvent recourir dans l'entraînement de la lutte, furent soustraits par cet escamotage parlementaire au droit commun, et tombèrent sous le coup d'une législation pénale d'exception, interprétée par les patrons en leur qualité de juges de paix. Deux ans auparavant, cette même Chambre des Communes et ce même M. Gladstone qui, par l'édit supplémentaire de 1871, ont inventé de nouveaux délits propres aux travailleurs, avaient honnêtement fait passer en seconde lecture un bill pour mettre fin, en matière criminelle, à toutes lois d'exception contre la classe ouvrière. Pendant deux ans, nos fins compères s'en tinrent à la seconde lecture; on traîna l'affaire en longueur jusqu'à ce que le a grand Parti libéral » eût trouvé dans une alliance avec les tories le courage de faire volte-face contre le prolétariat qui l'avait porté au pouvoir. Et, non content de cet acte de trahison, le grand parti libéral, toujours sous les auspices de son onctueux chef, permit aux juges anglais, toujours empressés à servir les classes régnantes, d'exhumer les lois surannées sur la conspiration pour les appliquer à des faits de coalition. Ce n'est, on le voit, qu'à contre-cœur et sous la pression menaçante des masses que le Parlement anglais renonce aux lois contre les coalitions et les trade-unions, après avoir lui-même, avec un cynisme effronté, fait pendant cinq siècles l'office d'une trade-union permanente des capitalistes contre les travailleurs.

Dès le début de la tourmente révolutionnaire, la bourgeoisie française osa dépouiller la classe ouvrière du droit d'association que celle-ci venait à peine de conquérir. Par une loi organique du 14 juin 1791, tout concert entre les travailleurs pour la défense de leurs intérêts communs fut stigmatisé d'attentat « contre la liberté et la déclaration des droits de l'homme », punissable d'une amende de 500 livres, jointe à la privation pendant un an des droits de citoyen actif [11].

Ce décret qui, à l'aide du code pénal et de la police, trace à la concurrence entre le capital et le travail des limites agréables aux capitalistes, a survécu aux révolutions et aux changements de dynasties. Le régime de la Terreur lui-même n'y a pas touché. Ce n'est que tout récemment qu'Il a été effacé du code pénal, et encore avec quel luxe de ménagements ! Rien qui caractérise ce coup d'Etat bourgeois comme le prétexte allégué. Le rapporteur de la loi Chapelier, que Camille Desmoulins qualifie de « misérable ergoteur [12] », veut bien avouer que le salaire de la journée de travail devrait être un peu plus considérable qu'il l'est à présent... car dans une nation libre, les salaires doivent être assez considérables pour que celui qui les reçoit, soit hors de cette dépendance absolue que produit la privation des besoins de première nécessité, et qui est presque celle de l'esclavage. Néanmoins il est, d'après lui, « instant de prévenir le progrès de ce désordre », à savoir « les coalitions que formeraient les ouvriers pour faire augmenter... le prix de la journée de travail », et pour mitiger celle dépendance absolue qui est presque celle de l'esclavage. Il faut absolument le réprimer, et pourquoi ? Parce que les ouvriers portent ainsi atteinte à la liberté « des entrepreneurs de travaux, les ci-devant maîtres », et qu'en empiétant sur le despotisme de ces ci-devant maîtres de corporation - on ne l'aurait jamais deviné - ils cherchent à recréer les corporations anéanties « par la révolution [13] »."



 

K. Marx - Le Capital Livre I : XXVIII

 

CONCLUSION (YB)

:  

RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL

 


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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 17:34

 

 

 

 

J'ai fait trente et un kilomètres à pied pour te rencontrer


J'ai fait trente et un kilomètres à pied pour t'écouter


J'ai fait trente et un kilomètres à pied pour t'entendre


Je n'ai entendu que Maître Silence


Il m'a longuement parlé de toi et de moi


Il m'a même confié ton secret


Oh, rassure-toi, je ne le dirai à personne


Pas même à toi


qui pourtant ne le connaît pas ! ...

 

 

 

Yvan Balchoyy

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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 18:00

 

 

 

 

 

 

Un regret

 

 

Avoir été hier si près.

 

 

Une joie

 

 

Le souvenir de tant de joies

 

 

vécues juste là

 

 

Un espoir

 

 

Te voir surgir du noir.

 

 

Un effort

 

 

Croire plus encore.

 

 

Une attention

 

 

Te retrouver sans intention

 

 

Et bien entendu être dans ta vie

 

 

un gros grain de fantaisie.

 

 

 

 

 

A propos, j'allais oublier :

 

 

Pense la prochaine fois à me préparer

 

 

un bon café

 

 

car il fait froid sur ton palier

 

 

et j'en suis encore tout enrhumé ...


 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 16:18

 

 

 

d) Explication par l’imagination fantastique.

 

Marx ne s’intéresse pas à l’homme religieux comme tel, il ne s’intéresse à un phénomène qu’en restituant celui-ci dans un ensemble où les phénomènes sont liés entre eux et se conditionnent réciproquement. Marx ainsi qu’Engels étudient donc des hommes qui sont entre autres religieux.

 

Marx fait la critique de la religion en se situant au niveauontologique.  La Religion comme entité autonome n’existe pas. « La question du rapport de la pensée à l’être, de l’Esprit à la Nature, question suprême de toute philosophie, a ses racines dans les conceptions bornées de l’état de sauvagerie.

 

Pour le marxiste, l’esprit existe, mais il n’a pas de réalité propre. C’est un produit de la matière. L’Esprit représente l’aspect suprême de l’énergie matérielle. Il peut cependant agir sur la matière, d’où l’importance des théories sociales.

 

Le marxisme est un matérialisme dialectique. La nature constitue un tout cohérent où toutes les philosophies sont liées entre elles organiquement>. On ne peut expliquer une philosophie par une métaphysique. La religion pour Marx ne repose pas sur une intuition du sacré ou sur l’existence de Dieu, mais sur des faits matériels tels que l’exploitation des forces de la nature ou bien des régimes d’exploitation forçant l’homme à rêver d’un au-delà où il connaîtra le bonheur inaccessible.

 

La nature est en perpétuelle évolution, l’homme et son œuvre ne cessent de se conditionner (Cf. le rapport de l’homme et de son outil (HEGEL) et les relations nouvelles introduites par ces moyens : la naissance du prolétariat en même temps que l’industrie)

 

Pour Marx, ces rapports oscillent entre deux pôles : Exploitation et Entraide.

Marx pense que la première phase de l’histoire de l’humanité, n’a pas été religieuse (communisme primitif). En effet, faute d’injustice, la religion est sans objet, pense-t-il. Le marxisme essaie à ce propos de se donner une base archéologique.

 

Ainsi les marxistes voient dans les mythes de création une influence des missionnaires, ce qui est possible parfois, mais sûrement faux dans d’autres cas.

 

Ne pouvant expliquer la religion des premiers hommes par l’exploitation et les injustices, certains marxistes voient en nos ancêtres une sorte d’animal angoissé. Mais la vie au sein des forêts tropicales était-elle si effrayante que cela ? D’autres penseurs marxistes pensent que durant des milliers d’années, l’homme n’a pas connu le temps, faute d’unité de mesure, d’où il ne pouvait concevoir l’éternité. Est-il besoin d’être philosophe pour arriver à imaginer Dieu ou l’Eternel ?

 

De tout cela les marxistes concluent : « La Religion est le reflet de la réalité à un certain stade, sous une forme fantastique et déformée. » Les hommes se seraient toujours fait jusqu’ici des représentations fausses d’eux-mêmes, de ce qu’ils sont ou doivent être. C’est d’après leur représentation de Dieu, de l’homme normal, qu’ils ont organisé leur condition. Les créations de leur cerveau les ont dépassées. Ils se sont, eux les créateurs, inclinés devant leurs créatures (Marx)

 

Par la Religion, l’homme fuit le monde réel. C’est l’opium qui empêche de voir le monde réel et d’agir sur lui.

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 11:38

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Excellente revue trimestrielle qui étudie autant l'histoire sociale ou philosophique que l'actualité sous un éclairage résolument marxiste

 

Voici le contenu du numéro (juillet-septembre 2011)   n°95 

 

 

 

 

 LE COUP D'ETAT BUSINESSEUROPE

 

CLIMAT ET JUSTICE SOCIALE

LA COLERE DES GRECS

L'HISTOIRE SELON DOMENECO LOSURDO

 

 


 

numéro (avrfil-juin 2011) n° 94

LES DEFIS DE LA CRISE

 

POURQUOI LES TRAINS SONT-ILS EN RETARD ?

LA LUTTE EN FRANCE POUR LES RETRAITES

LA COMMUNE DE PARIS 140 ANS APRES

 

 

68, rue de la Caserne, Bruxelles

abonnement annuel  24 Euros (Belgique) - 40 EUROS (étranger)

 

 

Tel : +3225040144 FAX : +3225139831

Email : imast@marx.be

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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 21:31


SES CANAUX



SES TOURS ALTIERES


SES RUES REVELATRICES DU PASSE SI PRESENT


SON BEFFROI QUI S'ELANCE SI FIEREMENT VERS LE CIEL !





Yvan Balchoy
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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 21:11

http://alainindependant.canalblog.com/

 

Vous ne trouverez ici qu'une partie de l'article de Roger Garaudy reproduit de façon exhausitve sur l'excellent blogue d'Alaindépendant que vous trouverez à l'adresse ci-dessus.

 

Nous souffrons de vivre dans un monde sans but
Ce qu'on appelle la politique de croissance est une politique pour laquelle le fonctionnement, de la machine est le but. Même si c'est une machine inutile, nuisible, ou mortelle. Un seul credo inavoué: tout ce qui est techniquement possible est nécessaire et souhaitable: fabriquer des bombes atomiques, aller dans la lune, détruire l'avenir par les déchets radio-actifs des centrales nucléaires.
Croissance pour quoi ? Croissance pour qui ?...

Le marché capitaliste a recréé la jungle animale.
Dans cette nouvelle jungle les forts dévorent les faibles: les grandes entreprises écrasent les petites, les sans propriété sont à la merci des possédants. Les géants carnassiers des sociétés multinationales s'emparent du monde et échappent à tout contrôle des peuples.
Dans un tel univers trois milliards d'hommes sont exploités. Deux milliards d'entre eux ont faim.
Une économie dévoyée par l'accum ulation de l'avoir au détriment de la richesse d'être, de l'épanouissement de la vie.
La même jungle règne au niveau politique....

Culture et enseignement ont pour fonction essentielle de reproduire cette jungle, avec ses hiérarchies et ses concurrences, en réduisant, le plus possible la réflexion sur les fins et en utlisant les sciences et les techniques pour fabriquer des marchandises et manipuler les hommes.
Dans les pays capitalistes l'homme est mutilé par cette triple aliénation de l'avoir, du pouvoir et du savoir.
Les pays dits "socialistes" (RG écrit en 1976, ndlr) (à l'exception de la Chine) ont adopté le même modèle de croissance, la même coupure individualiste de l'homme, la même coupure entre dirigeants et dirigés.
La prétendue "aide au Tiers-Monde", au lieu d'instituer un véritable "dialogue des civilisations" pour définir ensemble les orientations de l'avenir, tend à intégrer les pays autrefois colonisés au modèle occidental de croissance aveugle qui maintient et aggrave le inégalités entre les classes comme entre les nations....

Nous voulons que notre vie ait un sens, notre histoire un but.
Nous voulons que chacun de nous participe à la découverte de ce sens, à la réalisation de ce but.
Nous voulons que l'histoire de tous soit faite par tous et non  imposée par quelques-uns.....

Les peuples sont désormais adultes. Il devient de plus en plus intolérable que leur histoire et leurs vies soient décidées et faites par d'autres qu'eux-mêmes.
Il est aujourd'hui nécessaire que chacun participe autrement que par un vote illusoire, tous les quatre ou sept ans, aux décisions majeures dont dépend son destin.Il est possible de créer une culture et une formation qui aident chaque homme et tous les hommes à être créateurs de l'avenir.
Il est possible de changer la vie.
Nous pouvons, dés maintenant, commencer à briser la logique du système qui nous réduit à l'impuissance en nous isolant.
Le premier pas: aller à la rencontre de l'autre - en acceptant sa différence - pour créer ensemble ces communautés de travail, de consommation et de culture.
Contre la jungle des concurrences et l'étouffement des hiérarchies, créons ce rapport humain nouveau, ce tissu social nouveau, et le pouvoir extérieur reculera.
Soyons ensemble responsables, ou bien nous serons dirigés.
Avec vous, par vous, là où vous êtes, l'avenir et l'espérance peuvent commencer à exister, aujourd'hui."

 


  (ROGER GARAUDY)

 

 

 

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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 14:49

L E S  G E N S 

A V A N T   L' A R G E N T

 

 

 

 

Guy Moquet,

 

 

son attachement aux siens

son amour de la France,

sa résistance à l'occupant

son courage devant la mort

 

OUI, monsieur Sarkosy

 

mais

 

GUY MOQUET

 

son idéal communiste,

 

 son internationalisme 

 

les gens avant l'argent !

 

 

tout le contraire de ce que tu fais

pour tes copins

et défais

pour le peuple de France

 

 

 

SARKOSY ça suffit !

 

Yvan balchoy

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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 14:02

 

 

Hier soir, invités par "Face Book" des jeunes ont voulu organisé une "Rave Story" pour se moquer gentillement de l'incurie de nos hommes politiques qui ont mis plus de cinq cent jours pour, peut-être, bientôt former un gouvernement.

 

Alors, semble-t-il que ces manifestants n'étaient pas encore en zone neutre interdite à toute manifestation (autour du Parc de Bruxelles) la Police de Bruxelles les a arrêtés tous pour la nuit avec les coutumières vexations dont raffolent nos service de l'ordre (et souvent propagateurs de désordre).

 

Pour les voir souvent en action, par exemple, à la Gare du Midi dans des demandes de papier ou des interpellations pas toujours polies, j'ai souvent remarqué qu'il ne suffit pas d'être étranger pour être interrogé par des policiers  qui me semblent préférer s'en prendre aux petits, aux sans abri, aux bigarrés. Certes,ils ont raison de s'en prendre aux pick-pockets, parfois très bien habillés,  assez nombreux dans les gares mais il n'est pas  normal qu'un Belge à l'allure maghrébine ou africaine ait dix fois plus de chance d'être interpellé  que le citoyen lambda et surtout  la criminalité en col blanc qui débarque par exemple aussi  de nos Thalis,  aussi importante et autrement dangereuse pour notre pays.

 

Rappelons, jusqu'à preuve du contraire que c'est la Police qui est au service des citoyens et pas le contraire. On a parfois l'impression du contraire quand ont voit avec quelle violence nos agents dits de l'ordre s'en prennent à des manifestant pacifiques.

 

Je tiens à rappeler à Madame notre Ministre de l'Intérieur, libérale patentée,  qui me semble parfois confondre les idées de son parti , si négatives pour notre pays durant cette crise politique, et sa mission qui est aussi de maintenir justice et équité surtout en faveur  les plus faibles qui ne sont pas pour autant des délinquants.

 

 

 

Yvan Balchoy

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