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  • Ce que j'ai envie de dire de moi, vous pouvez l'imaginer à partir de mes articles et surtout de ma poésie
Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /2010 12:00


 

 

Dans tout don vrai, une liberté se projette vers une autre liberté qu’elle veut susciter et accroître. Dostoïevski y voit l’essence même de l’acte créateur divin. En se donnant à ses frères, l’homme se réalise pleinement.

 

Le don de soi ou le sacrifice de sa personne aux autres exige ce triple mouvement que nous avons analysé plus haut : mise en évidence d’abord de la valeur perçue, appréciation ensuite de son contenu, volonté active enfin de la faire naître et de lui donner vie dans le cœur d’autrui, où nous pourrons à notre tour la puiser.

 

La voie du don transcende donc autant la capitulation de l’homme sans personnalité, tel Marméladov, que l’orgueil qui veut s’approprier des valeurs en en dépouillant les autres, car les valeurs meurent dès qu’on les prive de la liberté qui les vivifie. Plus profond est le vide creusé en soi par le « moi » qui se projette vers l’autre, plus grande est la richesse qui lui revient finalement. (1)

 

 

 

 

d)   LE CONSENTEMENT

 

Si le refus prédomine dans l’œuvre de Fédor Mokhaïlovitch, une minorité sympathique de personnages témoigne heureusement que la réussite personnelle est possible et même compense le grand nombre de « ratés » de la vie. On la découvre chez ceux qui voulant satisfaire les deux aspirations de leur « NATOURA », visent à la fois la vérité et la liberté ou plutôt unifient cette double quête en cherchant librement la vérité

 

Une telle démarche les engage en effet au service de la Vérité libre, personnalisée et personnalisante ; cette dernière insère en eux l’Amour et la vraie Liberté ou pour mieux dire la vraie liberté de l’amour..

 

Tous, ils doivent leur succès à l’adoption de l’idéal-Christ. Dépassant l’impasse de l’idéal du dieu-homme, Dostoïevskki est entré dans le sillage de l’idéal du Christ. C’est par lui que la consistance ontologique de la personne est possible.

 

En adhérant à la réalité totale , intérieure et extérieure, dont elle a posé la valeur et le danger la volonté s’ouvre à la liberté finale. Le consentement assure une conformité active entre la  nature profonde et l’agir volontaire. Le « moi » conscient résultant de l’harmonie des deux plans de la NATOURA, y trouve le vrai bonheur. (2)

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(2) Les "Carnets des démons", page 897

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 Le consentement, « l’acte qui ramène en soi tous les autres », disait Bossuet, est tout à la fois réponse et fidélité à une interpellation qui nous vient des choses et à notre propre profondeur spirituelle. C’est dire que cette soumission n’est nullement passive, puisqu’elle inclut la participation de notre liberté réfléchie ou spontanée. On pourrait dire avec A. Forest  (3) que nous sommes libres quand nous acceptons de rentrer en nous-mêmes, de retourner à notre pureté essentielle.

 

 

La vraie liberté tend à rejoindre un certain vouloir profond qui s’accorde avec le « OUI » de la Création. En son expérience mystique, non encore contaminée par une dialectique  dissolvante ; Kirilov l’exprime fort bien :

 

 

     -« Vous saisissez tout à coup la nature entière et vous dites : oui, c’est bien comme ça, c’est vrai. Quand Dieu a créé le monde, il a dit à la fin de chaque jour : « Oui, c’est bien, c’est juste, c’est vrai … c’est de la joie. »

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(4) Les Démons, page 619

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Peu de temps après sa révolte devant Rakitine, quand il avouait ne pouvoir accepter l’univers de Dieu (5), Aliocha, saisi tout entier par l’extase, reprend contact avec le cosmos et consent

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(5) « Les Frères Karamazov », page 368

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de tout son être à l’ensemble de la création ; il se sent relié à tous les hommes par l’amour et le pardon réciproque. (6) De même, son frère Dimitri, au moment où il sent

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(6) « Les frères Karamazov », page 389

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naître en lui un cœur nouveau » redécouvre la solidarité universelle et, en même temps,  le besoin de Dieu et de sa joie. (6)

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(6) « Les frères Karamazov », page 619-620

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  Seul l'humble de coeur, à l'image du Christ y parvient ; en reconnaissant pleinement l'existence d'autrui, il s'insère activement dans la communion universelle et ainsi se rend apte à recevoir des autres tout ce qu'il leur a abandonné sans réserve, enrichi de leurs propres richesses. Le "oui" adressé à la totalité, en tant qu'effort de synthèse, de communion et d'unité, rapproche l'homme de la Synthèse universelle qu'est Dieu, source infinie de joie, de bien et de liberté. (7)

 

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(7) Cf. cette étude, page...)

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Ce consentement s'exprime le mieux dans la sacrifice qui constitue, rappelons-le, le sommet de l'épanouissement personnel. Le consentement réinsère donc l'homme, lui donne de se retrouver en Dieu et de voir l'univers désormais en sa pureté originelle. En un mot, grâce au consentement, l'homme peut vivre le paradis ici-bas.

 

(à suivre)

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 21:37

Quand viendra ma dernière heure


Quand on te dira qu'il m'est arrivé malheur,


Il ne faut pas, mon ange, que tu pleures,


relève la tête,


prends un air de fête,


 dépose sur ta table deux verres


et remplis-les d'une bonne bière.

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 21:28

 Le Pourquoi pas n'existe plus par le biais de ces rachats qui consacrent le plus souvent la pseudo liberté de la presse dans le régime capitaliste puisqu'un journal n'est plus qu'une marchandise comme un cornet de frites qui fluctue selon l'offre et la demande. C'est le VIF/L'express qui en Belgique a pris sa succession aujourd'hui.

Le Pourquoi pas, qui était un monument historique de la presse belge avec un personnage politique ou culturel caricaturé sur sa couverture (mon grand père eut cet honneur à propos d'une loi voulant limiter l'accès de l'alcool aux ouvriers !) était de tendance libérale et nettement à gauche au sens anti-clérical du mot (sûrement pas au plan social !)

Le titre du numéro qui a commenté en 1960  de la mort du grand leader indépendantiste était "Patrice Lumumba   MORT"

Voici le début de l'éditorial qui montre bien combien en 1960 la Belgique était encore terre coloniale même si elle cédait son indépendance à contre coeur à son ex-colonie:

"Mal commencé, mal fini. Le destin politique de M. Patrice Lumumba se dessinait depuis longtemps. Depuis qu'il avait choisi délibérément le 30 juin 1960 d'insulter l'arrière petit neveu de Léopold II qui venait de lui confier le destin du Congo indépendant."
S'il est vrai que le style c'est l'homme, l'ancien premier ministre congolais était fait pour l'injure, le mensonge, la haine et la violence...

Nous ne saurions pleurer sincèrement M. Lumumba pour lui-même. Trop de nos compatriotes - et d'abord les trois cent femmes blanches violées au lendemain de l'indépendance - ont souffert dans leur chair et dans leurs biens des passions horribles qu'il avait déchaînées. Trop de noirs  sont morts par sa faute qui souvent ignoraient pourquoi ils étaient battus enchaînés, torturés dans ses geôles. S'il y eut jamais un professeur de haine, M. Lumumba en était le cantor. On ne pleure pas un assassin, fut-il assassiné."

Pourtant le Pourquoi pas est bien obligé de constater que cet assassinat  fait beaucoup de tort à la Belgique dans le tiers-monde. Il croit même affirmer que la Belgique ne peut être l'instigateur d'une mort qui lui coute si cher.

D'où la conclusion de l'hebomadaire qui pleure plus les ennuis que nous cause cet assassinat que la mort d'un grand héros et libérateur de son peuple.

"Non la mort de Patrice Lumumba n'est pas l'odieuse "bonne affaire" que certains croyaient. Comme tout crime politique, elle est inexcusable au point de vue de la morale ; mais c'est aussi une erreur d'appréciation dramatique, car elle annonce bien des larmes et sans doute un flot de sang"

. Oui, s'il est un peuple martyr en Afriquer c'est bien ce Congo mal gouverné sans doute avec la complicité de nombfreuses marionnettes au service de l'impérialisme ;  je voudras rappeler ici les cinq millions de victimes dans l'est du pays dont beaucoup sont tombés sous les armes du Rwanda. L'hécatombe des congolais victimes des deux camps Rwandais dépasse   en nombre de victimes de loin le génocide accompli par les Hutus contre les Tutsi. Et il est temps que le Rwanda respecte l'indépendance du peuple congolais qui en un sens est un peu sa victime.
Je suis persuadé que certains pouvoirs belges, très près des plus hautes autorités du pays ont un peu de sang de Lumumba sur leurs mains ne fût-ce-ce qu'en laissant faire un crime en préparation dont ils avaient connaissance. Et si certains veulent béatifier le roi Baudoin, il faudrait tenir compte de son attitude face à l'assassinat du grand leader congolais qui fut tout sauf évangélique.

Le plus grave c'est que mon pays a récidivé lors de l'assassinat de Kabila, pour lequel tant d'hommes politique belges ont dit "Alleluia".

C'est vrai que le Congo n'a pas réussi depuis son indépendance mais c'est aussi vrai que les anciennes puissances colonialistes et les nouvelles qui leur ont succédé ont tout fait aussi pour faire mordre la poussière à ce nouvel état dont la population est vraiment  un peuple martyr du XX ème siècle.

Monsieur l'ex- ministre des Affaires étrangères, aujourd'hui hélas Coimmissaire qui représentez, mal à mes yeux, mon pays,dans la Commission Européenne, vous  qui vous êtes tant permis de faire la morale aux responsables politiques congolais, vous feriez bien d'abord de demander pardon à la population congolaise pour les responsabilités multiples de notre pays qui sont une des causes majeures du malheur de ce grand et beau pays.




Yvan Balchoy
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /2010 10:46

 

 Grâce à ton amour si fort,

 j'arrive  à maîtriser mon corps.

 

Grâce à ta tendresse,

je surmonte peu à peu mes faiblesses.

 

Grâce à tes pastels,

la vie me paraît toute nouvelle.

 

Grâce à tes poèmes,

j'aime !

 

Grâce à ton sourire,

je n'ai plus peur de mourir.

 

Grâce à la douceur de ta féminité,

je regarde l'avenir avec avidité.

 

Grâce à tes défauts,

j'accepte mieux mes bobos.

 

Grâce à tes baisers,

Je sens que je vais oser !

 

Grâce enfin à la qualité de tes silences,

je mesure mieux la richesse de ta présence.



 Yvan Balchoy
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /2010 10:15

 

En trinquant avec le frère Hôtelier enfin souriant, Marthe dut expliquer ce qu'étaient ses activités artistiques tandis que Ghislain expliquait au Grand Maître, très intéressé, comment fonctionnait l'institut agronomique de Gembloux.

 

Mais, au bout d'une petite demi-heure, le frère hôtelier fit doucement comprendre à ses hôtes qu'il devait s'absenter, en leur demandant l'heure de leur train.

 

Une dernière fois, ils retournèrent dans leur cellule pour rassembler leurs bagages, ce qui fut vite fait ; en passant devant le loge du frère préposé à l'accueil , ils sentirent qu'une nouvelle page capitale s'ouvrait dans leur vie à tous deux.

 

En descendant à travers bois vers l'arrêt du bus, il leur sembla que la nature était plus radieuse que d'habitude ; l'arrêt était tout près de la place de Lasalle où l'église faisait pour ainsi dire face au temple. Comme il leur restait encore un peu de temps, ils s'assirent à la terrasse d'un café.

 

Quand le bus apparut, ils se regardèrent en éclatant de rire, tant le véhicule semblait vieillot et à bout de souffle. Le confort était du même style et la suspension du véhicule laissait à désirer. Heureusement, Alès n'était pas à plus de vingt cinq kilomètres.

 

A part une jeune dame et un monsieur très âgé, le bus était vide. Durant tout le trajet, ils ne cessèrent de se contempler sans mot dire, mais leurs yeux suppléaient de loin à l'absence des mots.

 

Ghislain avait une envie folle de lui dire : je plaque tout, trouvons-nous une petit studio à Bruxelles ou Liège et refaisons ensemble notre vie, mais il savait que le lendemain, il irait retrouver Ria, car il ne lui semblait pas possible de s'en aller de chez lui sans s'être expliqué sur les raisons de son choix. Il voulait faire les choses proprement.

 

(à suivre)



Yvan Balchoy

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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /2010 08:11

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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /2010 08:03

La peinture, la sculpture, le dessin

ont été toute la joie de ma vie,

ma raison de vivre.

La nature est si belle

que j'ai toujours éprouvé le respect

de ne rien changer à ses formes.

Qu'il s'agisse de paysages, des fleurs,

de portraits,

j'y ai toujours apporté autant de ferveur sentimentale.

 

 


 

                                                               PAULE  BISMAN, JUIN 1970

 


" F E M M E   A S S I S E "

 

 

 

 

 

 

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Paule Bisman, né à Salzinnes (Namur) en 1897, couronnée par quatre médailles d'or et Prix de Rome en sculpture est décédée en 1973.

 

J'aime son "élégante et sensuelle" Femme assise" (Notice biographique) située désormais dans un square qui porte son nom. Cette sculpture était en cet endroit depuis 1974.

 

Félicitations à la commune d'avoir honoré cette artiste de qualité qui y vécut longtemps.

 

Si la notice biographique consacrée à l'évènement est bien bilingue comme c'est normal à Bruxelles, aucun des deux présentateurs de la journée n'a cru bon de s'adresser, si peu que ce soit,  en néerlandais à l'assemblée. Dommage !

 

 

 

Yvan Balchoy

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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /2010 08:01

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Sur la petite place,
elle me dévisage avec audace,
son sourire pausé
me sied,
 ses lèvres me promettent mille félicités.
 Elle affiche sa nudité parfaite avec fierté.
 J'ai envie de têter ses seins
si fins,
de caresser son nombril si bien dessiné ,
 son ventre plat fleuri
comme une prairie printanière,
d'enfoncer ma langue
 en offrande
en sa fente coquine.
 Et que dire de ses longues jambes d'ondine,
de ses genoux bijoux,
de ses petons si mignons...
Oui, j'en suis amoureux,
d'autant plus que son visage
me rappelle la jolie frimousse
 de ma petite mousse
Dommage seulement que son corps idéal
soit sculpté en métal cuivré !
 Décidément la seule envie
qu'elle allume en moi,
 c'est de me blottir dans tes bras,

Yvan Balchoy
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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /2010 07:53

 

 

Départ dans la nuit,

Traversée de villages endormis,

Kilomètres en goguette,

Aurore frissonnette,

Campagnes se dressant en montagnes,

Bosquets se groupant en forêts.

Tout au bout de la route,

Au volant je m'arqueboute.

Spa apparaît au milieu des bois,

Perle fine en son écrin de collines.

Lumières tamisant un air de fête,

Parmi les passants défilant tout souriants.

Enfin ton château tout là-haut !

Attente bouleversante qui m'enfante,

Te voilà, quelle joie !

Chaleur de ton acceuil sur le seuil,

Musique en duo de nos corps,

Silence de nos convergences,

Nos yeux se font le plus tendre des aveux.

Poèmes qui remplacent nos "Je t'aime"

Sur un fond de Bohème.

 

En route vers Botrange,

Entre nous que d'échanges.

La brume nous enfume,

Dans le brouillard, le paysage se perd blafard

Qu'importe le froid, puisque je te bois.

Enfin le Signal dans sa lueur spectrale.

Chaleur de l'auberge qui nous héberge,

Pain partagé, amour engrangé,

Quel honneur de t'avoir comme consoeur.

En haut de la tourrette,

Nous n'avons plus qu'à nous conter fleurette.

Je goûte le suc exquis de tes lèvres,

Dignes du plus adroit des orfèvres.

Nos caresses apaisent nos stress.

Mille frissons,

En te suivant dans le colimaçon.

Au retour, ce que nous perdons en chemin,

Nous le gagnons en entrain.

Jean Ferrat en ville

Entre nos tendresses se faufile.

Dans la chambre, nos coeurs tremblent.

Envie empreinte de nostagie

Devant ces lits jumeaux

Qui me rappellent la douceur de ta peau.

Dans ton regard, je découvre tant d'espoir

Mais l'heure est là,

Dure loi,

Il faut nous arracher

A cette douce intimité.

Ta silhouette au loin s'en va,

Il me semble qu'il fait plus froid ...

 

Mais n'est-ce pas vers toi

Que je fonce déjà !

 

Illustration de Gisèle Leeman 

 

 

 

Ce poeme a été publié dans une plaquette "ODE A GIGI" dont il me reste quelques exemplaires numérotés que je peux vous adresser au prix de 10 euros 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /2010 15:31

Petit vaporetto


aussi beau qu'un Tiepolo,


quand tu franchis les flots


du Grand Canal,


Eternel carnaval,


dans ton sillage d'argent,


tu nous dessines pour un instant,


fugitif comme le vent,


les splendeurs de la Venise d'antan





Yvan Balchoy

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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /2010 15:02

Il n'y a pas longtemps, j'ai rappelé le massacre d'Algériens en manifestation pacifique sous la Présidence du Général de Gaulle et du sinistre Préfet Papon en plein Paris: des centaines d'assassinats redevables à la Police française.


Reprocher aujourd'hui à un Algérien de rappeler au Festival de Cannes à propos d' un massacre de ses compatriotes lié à une revendication légitime des Algériens qui voulaient en 1945 à juste titre leur indépendance, le point de vue du FLN, c'est la preuve que l'UMP est bien  l'héritier de la droite classique, celle qui faisait fusiller les ouvriers réclamant le droit de grève, celle qui en Extrême Orient et en Afrique du Nord a  torturé et assassiné des centaines de milliers de citoyens qui réclamaient simplement pour leur pays ce que la France était heureuse d'avoir récupéré en 1945 : l'indépendance.


Monsieur Lucas, député UMP du Midi, vous avez raté une occasion de vous taire. Rappelez-vous la torture généralisée organisée par la France en Algérie contre des Patriotes indépendentistes.  Vous refusez toute comparaison entre l'attitude des soldats allemands en France et celle des soldats français en Algérie. Certes on ne peut accuser la France de génocide en Afrique du Nord, mais s'il est question de barbarie hélas, je doute que le comportement de beaucoup de soldats français ait été plus digne et respectueux des faibles que celui des soldats de la Wermacht.


Un assassin qui viole, torture est un assassin quel que soit l'uniforme qu'il endosse.


Certes le FLN a commis  lui aussi des crimes contre des Européens mais sa lutte pour l'indépendance était légitime et nécessaire. Cela ne justifie pas l'injustifiable mais il faut rappeler que son combat était une lutte de libération alors que celui des soldats français en Algérie, sous les ordres de politiciens criminels, était vraiment "HORS LA LOI" des droits de l'homme.

 

 

Yvan Balchoy

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Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /2010 23:15

 

 

 

 

 


 

 

Cuba la fière

Joyau de la mer

vivante ode

à la Liberté

que rien ni personne n'inféode.

Des deux mains j'applaudis

l'esprit hardi

de ta révolution

sans compromission

Toi l'insoumise

Que martyrise

Ton voisin mastodonte

avec son désir immonde

de te réduire à sa merci

de te mettre au pilori

en te soumettant  à son dollar

et sa culture barbare.

Entre Che Gevara le héros

et la C.I.A. son bourreau

Entre Fidel Castro

le Guérillero

et Bush le sinistre falot

mon coeur t'a choisi.

Sans hésitation, il a pris parti

  Depuis des lustres
tu t'illustres
par ta soif de liberté
ta volonté d'équité
ta lutte pour la santé,

la fierté d'une culture

pour tous sans rupture
Hier encore triste lupanar
au mains de salopards
ton peuple humilié
un jour s'est levé
Derrière Fidel et ses barbus
il s'est battu
d'abord à un contre cent
un combat bouleversant
contre le tyran
de plus en plus vociférant
et ses hordes
en désordre.
L'étranger commandante
dans sa clandestinité
l'argentin Ché
s'étant arraché
aux facilités bourgeoises
s'est jeté dans la noise
pour rendre sa dignité
à son continent bafoué.
Aujourd'hui bien du temps a passé,
Ayant perdu ton grand allié,
l'U.R.S.S., aujourd'hui dépouillée
il t'a fallu batailler
plus que jamais
pour préserver tes acquis
sans sombrer dans l'oubli.
Ton peuple, affaibli,
souvent démuni,
perturbé par la propagande agressive
de son voisin ivre
confronté au spectacle d'un tourisme abêtissant
épuisé par un blocus permanent,
garde son cap politique
conscient que dans un monde devenu gringo
lui seul garde le flambeau
d'une humanité prophétique
dont il est semence
 et promesse combattante
Longue vie à Cuba,
à Fidel et à l'héroïque peuple cubain
Honte à l'ogre américain.


Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /2010 22:00

Monsieur Sarkosy,

Je vous ai écrit déjà plusieurs fois parce que toute votre politique vis a vis de votre pays  est exactement l'envers de celle qu'a chanté magnifiquement le regretté Jean Ferrat dans "MA FRANCE".
J'espère qu'un jour, vous aurez à rendre compte pour avoir aggressé la protection sociale des plus faibles en protégeant par des mesures arbitraires et injustes comme le bouclier fiscal ces pilleurs du peuple que sont plusieurs millardaires, vos amis.

Aujourd'hui je veux protester pour le maintien en détention de Georges Ibrahim Abdallah, libérable depuis onze ans mais qui, Palestinien chrétien patriote a combattu l'organisation criminelle du Mossad et l'appui de certains américains aux tueries israéliennes au Liban et en Palestine. (Georges Abdallah est emprisonné depuis 1984 !!)

Je vous considère, malgré certains de vos propos, comme un ami inconditionnel du pouvoir Sioniste, auteur du "MASSACRE DE GAZA" qui fait de Ta'hal un des armées les plus inhumaines de notre humanité.

Je sais que vos deux prédécesseurs sont eux  aussi responsables de cette arrestation.  J'espère que le maintien en détention de ce patriote Palestinien n'est pas lié à l'amitié suspecte qui offre un logis gratuitement à un ancien Président de la République.

Je vous demande, par égard pour le peuple Palestinien, martyrisé depuis plus de quarante ans par le pouvoir sioniste de rendre à la liberté Georges Ibrahim Abdallah qui lutte pour une cause juste face à un Etat qui par ses actions contredit tous les jours le décalogue que Dieu lui a donné à respecter.


Yvan Balchoy

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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /2010 12:50

 

 

 

 

Ma petite fleur de lilas

 

 

Malgré ton lointain bruxellois

 

 

Partout ici je vois

 

 

Et reconnais ton frais minois.

 

 

Ton regard de soie

 

 

Et ton rire de joie.

 

 

Le vent, mon amie, ta chante

 

 

Et fait écho à ta voix qui m'enchante.

 

 

En embrassant chacune des innombrables fleurs

 

 

Qui font de chaque pré un bouquet parfumeur

 

 

Je retrouve une à une toutes tes odeurs

 

 

Qui sont pour moi synonymes de bonheur.

 

 

Chaque nuit réinvente

 

 

A mes yeux éblouis

 

 

En quête de paradis

 

 

Les  courbes délicieuses

 

 

De ton corps soyeux

 

 

Que je voudrais tant rejoindre

 

 

Et doucement étreindre.

 

 

Il me suffit de fermer les yeux

 

 

Pour retrouver un peu du merveilleux

 

 

Et de la chaleur de ta présence

 

 

Qui me sert de bain de jouvance.

 

 

Avec toi, je m'abandonne au sommeil

 

 

Tandis que tu me donnes à goûter ton miel.

 

 

Peu à peu tout ce qui me chiffonne

 

 

Se dissipe et m'abandonne

 

 

Jusqu'à ce doux réveil

 

 

Où les caresses du soleil

 

 

Non sans quelque peine

 

 

Prennent doucement la relève des tiennes.

 

 

La vie reprend ses droits

 

 

Et c'est tout imbibé de toi

 

 

Que j'affronte la journée nouvelle

 

 

Le coeur rempli d'une force sans pareille.

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /2010 16:21

 




La sonnerie du téléphone,

 qui chez toi sonne,

 quand tu n'es pas là

 ou lorsque tu n'en veux pas

 ne me dit pas ton absence

 ni tes réticences,

 mais m'introduit

 dans ta nébuleuse

 où je te connus  tour à tour songeuse

 puis cajoleuse.



 


 J'imagine que, réveillée par mon appel,

 ta petite danseuse si svelte

 se met à virevolter

 en toute impunité

 au clair de la lune

 de ta fascination nocturne

 ou sur la plage frisquette,

 où tournoient tant de mouettes.

 

 

 



 Quand la récréation a assez duré,

je raccroche le combiné

 et tout ce petit monde se rendort

dans ta chambre que j'aime si fort.



 


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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /2010 22:05




Apprends-moi à jouer


sans tricher


 ni me forcer


non pour gagner


 mais simplement pour t'accompagner


 Apprends-moi à m'abandonner


comme un enfant, tout étonné


 du bonheur dont il est comblé,


 découvre enfin la joie d'aimer


en se laissant dorloter

 

 

 


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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /2010 23:51

 

 

Le Capitalisme avec sa priorité à la recherche du profit, son chacun pour soi ,c'est la "religion" de la lutte pour la vie au grand profit d'une petite minorité et en laissant en queue de cortège une minorité de plus en plus importante dans la gêne ou la misère.
 Le communisme, déjà pratiqué au moins par les premiers chrétiens et beaucoup de sociétés primitives c'est la priorité du collectif sur l'individuel, c'est le partage ou la solidarité au lieu de l'individualisme individuel.
En principe le communisme engendre une société sans très riches ni prolétariat laissé pour compte.
Marx, analysant le capitalisme industriel du XIX émet siècle défend l'idée que le communisme devrait être arraché des exploiteurs capitalistes à travers une "Révolution" et qu'ensuite il sera nécessaire de laisser à l'état la gestion des ressources naturelles essentielles et des moyens de production.
 Plus le capitalisme réussit à prendre le pouvoir plus les niveaux de vie entre riches et pauvres se creusent.
Le succès du capitalisme c'est la victoire de l'individualisme égoïste, le succès du communisme ce serait la victoire de l'altruisme et du respect des plus faibles.
La capitalisme qui gagne, c'est l'homme qui perd !

Certes le communisme, malgré ses réalisations passées, souvent inachevées ou imparfaites est aujourd'hui un espoir diront ses partisans, une utopie irréalisable proclameront les capitalistes attachés à leur privilège.
 A mes yeux, plus le capitalisme domine la société, plus elle devient peu à peu inhumaine, alors que le communisme reste un espoir pour les "damnés de la terre".
Le capitalisme est structurellement mauvais pour l'humanité mais une tentation perpétuelle des plus forts socialement parlant, tandis que le communisme souvent, c'est vrai, caricaturé ou en échec, demeure à mon avis le cap d'une humanité.

 L'individualisme égoïste du capitalisme mène à la guerre et à la misère pour beaucoup tandis que l'altruisme, le partage et la solidarité sont les clés d'une humanité heureuse et pacifiée toujours à créer et recréer.
Tel est mon credo et je sais que sans aucun doute je ne connaîtrai pas l'avènement heureux d'une humanité communiste mais elle viendra !


Yvan Balchoy
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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /2010 23:44

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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /2010 22:49



Toi, ce matin, réveil


et moi, sommeil


Tes yeux ouverts sur le monde,


les miens enfouis dans le songe


Féconde, tu es sève,


 je ne suis que rêve


Tu es vie,


Je ne suis que sourde envie


Tu jetes le cri du silence,


 tandis qu'en moi règne l'inconscience


Le béton par toi devient magique


en tes yeux prophétiques

 

tandis que paralytique


je m'accroche à des souvenirs anachroniques


Tes doigts recréent la terre


Mes idées tentent de faire


J'ai besoin de toi


pour aller jusqu'au bout de moi.

 

 

 

Yvan Balchoy

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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /2010 23:05

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