Dimanche 7 mars 2010
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08:52
RENONCEMENT A DIEU OU A L'ABSOLU
Beaucoup de nos contemporains sont non seulement acquis à la sécularisation, mais décidés ou résignés à vivre sans Dieu. A leurs yeux, les vérités religieuses
s'apparentent aux contes de fée.
Il n'existe pas de solution "révélée" ou "sacrée". Chacun doit laborieusement forger son destin et en découvrir le sens. L'important, c'est l'humain.
Ce travailleur, qui aspire à une augmentation de salaire, cherche à bien élever les siens, souffre du manque de fraternité entre les hommes, s'il a du coeur, est prêt à payer de sa personne pour la
réaliser autour de lui autant que possible. En revanche les causes explicatives du monde ou du mal ne le passionnent guère.
Beaucoup de chrétiens perdent ainsi peu à peu la foi de leur enfance en découvrant tout à la fois la densité de l'humain et le peu de consistance de leur religion. L'image du Dieu providence, que
tant de psychologues et d'ethnologues relient à des civilisations agraires périmées, ne fait pas le poids devant la puissance extraordinaire que l'homme se confère par la technique.
Le croyant essaye bien parfois de se persuader que Dieu agit par lui, mais bientôt il se passe d'un Créateur si silencieux. Sa foi religieuse le concerne toujours moins dans sa vie quotidienne. Les
dogmes qui ont ont composé l'univers de son enfance peuvent ainsi s'écrouler les uns après les autres lorsqu'il approfondit les valeurs profanes.
Reste l'expérience humaine à vivre avec ses frères. Ce cheminement vers l'agnosticisme ou l'athéisme est fréquent aujourd'hui.
(à suivre)
Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
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Samedi 6 mars 2010
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18:47
Comme je l'ai dit hier en partant des béatitudes du Christ, je voudrais vous préciser ici comment je crois
fermement que Jésus n'est pas venu fonder sur terre une religion de plus mais nous inviter à une FOI confiance au Père qui veut nous associer à sa vie.
Voici cet article publié par la Revue franciscaine "Evangile aujourd'hui" en un numéro intitulé "CROIRE AUJOURD'HUI" numéro 61 publié au premier trimestre de 1969.
Vu sa longueur, je vous la présenterai en plusieurs fois.
****************************************************************************************************************************
L'analyse des composantes de la nouvelle culture explique la mise en question actuelle de la Foi. Partout le chrétien se sent interpellé. On ne lui demande plus comme
autrefois de prouver que son Eglise est la vraie, mais "une Eglise, une religion et même un Dieu, pourquoi faire?"
Le monde moderne est sûr de lui d'une façon qui nous inquiète. Grâce à la civilisation technique, l'homme a appris à résoudre quantité de problèmes importants sans plus recourir à l'hypothèse Dieu.
Il lui semble souvent que tout va aussi bien qu'auparavant. La science semble à beaucoup la clé de l'avenir humain, tandis que la Religion sert de refuge aux valeurs du passé ; elle constitue une
sorte de musée de l'homme respectable certes, mais périmée, constatation particulièrement grave à une époque où l'humanité est plus que jamais tournée vers le futur. Beaucoup de chrétiens parlent
avec nostalgie de déchristianisation. Mieux vaut se référer au terme de "sécularisation" admis par tous, croyants et incroyants. Selon l'évêque anglican Robinson, la sécularisation est un processus
entièrement neutre, contrairement au laïcisme qui est une position philosophique souvent antireligieuse. Elle reflète, note-t-il, la libération progressive des aspects de la vie, les uns
après les autres, d'un contrôle clérical, religieux, métaphysique.
Sous l'effet de ce processus, l'univers mental et le cadre de l'activité humaine se sont fortement transformés. En voici quelques manifestations.
(à suivre)
Yvan Balchoy
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Vendredi 5 mars 2010
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23:09
La seule chose qu'on ne peut embellir sans qu'elle en périsse, c'est la vérité.
[Jean Rostand]
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Vendredi 5 mars 2010
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/2010
21:29
"Voyant le foules, Jésus gravit la montagne.
Il s'assit et ses disciples vinrent auprès de lui.
Et prenant la parole, il les enseignait en disant :
Heureux les pauvres en esprit
car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
Heureux les affligés,
car ils seront consolés.
Heureux les affamés et assoiffés de justice,
car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les coeurs purs,
car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix;
car ils seront appelés fils de Dieu.dans la joie et l'allégresse,
car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux les persécutés pour la justice,
car le Royaume des cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l'on vous insulte,
si l'on vous persécute
et si l'on vous calomnie de toutes manières à cause de moi.
Soyez dans la joie et l'allégresse,
car votre récompense sera grande dans les cieux :
c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers."
(Evangile selon St Matthieu 5 1-12)
En recopiant ces paroles de Jésus, je m'interroge sur la manière dont très souvent elles sont
interprétées dans l'Église.
Il m'est difficile de les reconnaître dans l'institution du Pape, souverain d'un état terrestre, dans l'infâme Inquisition, dans l'admiration d'une grande partie de la
hiérarchie ecclésiastique devant le fondateur de l'Opus dei, sanctifié malgré ses liens avec l'infâme Franco, difficile de comprendre les compromissions historiques nombreuses de l'Église
avec des guerres parfois appelées scandaleusement "guerres de religion.
Comment peut-on aussi accepter que cette riche moitié de l'humanité que constituent les femmes soient exclues des fonctions principales de l'organisation ecclésiale ?
J'aimerais dans un prochain article tenter de démontrer comment les paroles de Jésus créent une FOI en l'opposant à cet habillement humain donc historique, temporel et
imparfait de la "religion" même dite chrétienne qui n'est rien d'autre qu'un rabaissement sans doute humain mais très imparfait de la force joyeuse et révolutionnaire de
l'Evangile.
Nous en parlerons bientôt en nous demandant si Jésus est venu fonder une religion de plus sur terre ou proclamer une Foi qui rend neuf et révolutionnaire chaque jour de
l'humanité.
Yvan Balchoy
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Vendredi 5 mars 2010
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/Mars
/2010
14:18
C'est toi
Mon seul paradis
Je me fous du ciel
Si notre amour
Y est sens interdit
Tout contre toi
Je ne crains pas
Qu'on me montre du doigt
Au nom de la morale des bourgeois
Puisque c'est à travers toi
Qu'enfin j'aime
Pour toi
Je remplacerai
Des serments de papier
Par des liens de chair
et de liberté
Avec toi
Malgré les critiques
Des "braves gens"
Je deviendrai
Homme enfin
pour de vrai
Par toi
Tout ce que la vie m'a donné
Pourra fructifier
Tandis que tes épines
Seront aiguillon
De mes progressions
Grâce à toi
Au moment ultime
Où l'éternité se résume
En un tout dernier instant
Je partirai content
Du voyage
Et de l'équipage
Yvan Balchoy
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Jeudi 4 mars 2010
4
04
/03
/Mars
/2010
23:40
VOTRE MAIN DANS MA MAIN,
VOTRE MAIN FIN DE MES FAIMS,
VOTRE FAIM AU BOUT DE MON CHEMIN,
NOS CHEMINS TRAVERSES LA MAIN DANS LA MAIN,
ENFIN
Yvan Balchoy
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Jeudi 4 mars 2010
4
04
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/2010
23:14
et à Vous vous rappelez ce contrôleur de train voulant empêcher, ce qui était son devoir, un voyageur
pressé d'entrer dans un train après le signal du départ. Le voyageur n'ayant pas obtempéré, il y eut donc une bousculade et tous deux tombèrent. Le voyageur imprudent fut blessé au pied, le
contrôleur courageux perdit ses deux jambes.
Aujourd'hui, scandaleux au plus haut point, celui qui a fait son devoir est poursuivi par le parquet pour voies de fait comme s'il avait gratuitement frappé un voyageur.Je le répète, je trouve
cette poursuite honteuse et contraire à l'esprit même de la justice.
Je suis d'ailleurs persuadé, si la procédure en cours continue qu'elle risque d'aboutir à une grève sérieuse
et justifiée des contrôleurs et mêmes de l'ensemble des cheminots. J'observe d'ailleurs que la SNCB couvre cet homme qui a appliqué son règlement.
Il y a quelques mois face à un comportement ministériel plus que douteux dans le cadre de la crise de
la banque Fortis, un autre tribunal a été étonnement indulgent.
Et concernant la catastophe de Gislenghien, l'acquittement de Fluxis, la compagnie liée au gaz, pose bien des questions pertinentes concernant l'égalité des
prévenus.
C'est à ce se demander si la justice de notre pays est identique quelque soit la classe et la fonction de
celui qui est cité. Je n'en suis pas si sûr et j'espère que finalement le cheminot qui a perdu ses deux jambes pour de bonnes raisons sera délivré de toute charge ce qui ne devrait pas être le
cas du voyageur vrai responsabilité en cet accident.
Non ce soir, je ne suis pas fier de la justice de mon pays, y compris en ma ville natale alors que des
membres de ma famille y ont exercé autrefois la fonction de juge. J'ose espérer qu'ils n'auraient pas eux poursuivi un cheminot victime de son sens du devoir.
Yvan Balchoy
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Mercredi 3 mars 2010
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10:35
UNE PORTE QUI ACCUEILLE ET PROTEGE
DES REMPARTS QUI ENCORE AUJOURD'HUI EMBRASSENT TOUTE LA VOILLE
LA TOUR DE CONSTANCE PHARE PUIS SOUVENT HELAS CACHOT
FRESQUE A L'ENTREE DE LA VILLE
UNE EGLISE QUI A "DU CARACTERE" COMME LA CITE QUI L'ENTOURE
SOBRE
DES VITRAUX INTEMPORELS
SAINT LOUIS QUI CONNUT CETTE EGLISE
D'OU IL PARTIT EN
CROISADE
BELLE NATIVITE
L'EAU ET LA PAROLE SIGNES DE FOI
RUELLE QUI N'A PAS CHANGE DEPUIS DES SIECLES
LE COMMERCE PROVENCAL PARTOUT PRESENT
RAPPROCHEMENTS DE LA TOUR DE CONSTANCE
LES MURAILLES SUD SI BELLES AU SOLEIL COUCHANT
LES MURAILLES, COTE NORD
SPLENDEUR DE CETTE PORTE URBAINE
MONTAGNE DE SEL DE LA "SALINE DU MIDI"
LA MER AU GRAU DU ROI
balchoyyvan13@hotmail.com
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Mercredi 3 mars 2010
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09:59
-"Ne t'en fais pas, Marthe, je vais la dissimuler dans cette vieille loque qui
traîne sous ton lit, puis la cacher où tu sais.
J'irai ensuite avertir les autorités de la Communauté qui prendront le relais.
Nous verrons s'il faut attendre pour ce foutu coup de téléphone, demain. Mais, j'ai hâte, Marthe, de mettre les voiles et de m'en aller avec toi."
-"Mais que dis-tu là, Ghislain, tu sais bien, que tu as une femme et des enfants qui t'attendent là-bas. Va les retrouver !"
Nous resterons amis et je viendrai vous voir de temps à autre. Nous nous raconterons joyeusement toutes ces aventures dont le temps gommera le plus mordant pour ne nous garder que le meilleur."
Ghislain devint tout pâle ; manifestement les paroles de sa compagne le secouaient intérieurement. C'est vrai qu'au plan des sentiments, depuis des semaines sinon des mois, il se laissait vivre
dans cette émouvante rencontre avec Marthe qui très vite avait pris le pas dans sa vie sur ses autres attaches sentimentales. Certes il se savait marié à Ria, éprouvait une affection sincère pour
ses enfants, mais tout cela était loin, tellement loin, comme s'ils vivaient dans un autre monde imperméable avec celui d'avant.
Alors ces propos de Marthe lui semblaient non seulement déraisonnable, mais totalement absurdes, à la limite de l'injustice. Comment aurait-il pu se contenterde la voir en famille ou même
furtivement dans une chambre d'hôtel de temps à autre. Il avait besoin de respirer le même air qu'elle, de boire la même eau, de voir le monde plus avec ses yeux si créatifs de merveilleux
qu'avec les siens.
Sa réponde l'étonna lui-même tant elle était en contradiction avec ce qu'il ressentait. En fait, il s'entendît parler comme si un autre que lui, raisonnable, respectueux des règles établies,
s'exprimait à sa place."
(à suivre)
Yvan Balchoy
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Mardi 2 mars 2010
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16:05
Rien par contre n'est plus antagoniste de la liberté que cette "nécessité" qui rend impossible le refus
d'une "évidence" ou qui écrase le "moi" sous le poids du hasard ou du destin. Aucun danger n'est plus grand pour l'homme libre que la perte de sa liberté intérieure. Malheur fréquent hélas qui
survient chaque fois que la volonté subit inconsciemment une pression étrangère.
Le moderne "lavage de cerveau" est incomparablement plus inhumain, au sens strict du mot, que la pire des inquisitions du Moyen-âge ; il laisse en effet au "moi" l'illusion d'une liberté
effectivement perdue et rend ainsi plus difficile le redressement salvifique. Jamais on ne répétera assez l'importance de cette libre volonté, outil indispensable pour forger une vraie
personnalité.
Une telle grandeur n'est pas sans contre-partie, puisque cette volonté peut aussi se mettre au service du "svoïevolie" (vouloir propre) destructeur
dont Kirilov est le défenseur farouche. Alternative lourde de conséquence que celle de la liberté et du vouloir propre. Tous deux prétendent conduire l'homme au bonheur ; mais quel abîme entre le
"vouloir propre" (svoïevolie) et l'être propre (svoboda) si l'on se réfère à leurs effets respectifs !
D'un côté, c'est le suicide et la mort ignominieuse ; de l'autre ce peut être également la mort, mais celle qui mène à la résurrection et au salut. La comparaison ethymologique accentue
l'opposition, puisqu'elle recoupe les deux plans distingués au sein de la NATOURA, celui de l'être et du vouloir. On serait tenté de croire ici à
une influence philologique chez notre auteur tant l'antithèse qu'il développe est parfaite à ce point de vue.
En fin de compte nous retombons sur l'opinion de Nicolas Berdiaëv. La liberté répond aux deux sens que nous lui avons découverts. Mais il ne faut pas les mettre sur pied d'égalité. La liberté de
volonté est subordonnée à la liberté de la personne, comme un moyen nécessaire pour atteindre une fin, mais insuffisant à lui seul pour y parvenir.
L'expression analysée au cours des pages qui précèdent : être libre, c'est être soi-même, nous fournit le joint. L'homme est nature (priroda) et libre volonté, rationalité et irrationalité,
nécessité et volonté. Il ne peut s'engager que par l'entremise de sa volonté mais tout usage de celle-ci est loin de le conduire à cette "conscience calme et solitaire de sa force" dont parle
l'Adolescent ou à la maîtrise de soi dont le staretz Zossime se fait le fervent apologiste.
Yvan Balchoy
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Lundi 1 mars 2010
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22:11

Après le terrible accident de Buizingen, nous avons eu droit à une cérémonie protocolaire, boudée par les victimes et leurs familles, tachée par la non invitation des camarades cheminots de qui
dépend essentiellement la sécurité quotidienne des voyageurs bien plus que de ces trois directeurs qui s'étalaient aux "Beaux Arts" (à moins que ce ne soit au Bozar) mais n'y étalant pas leur
salaire de 500 000 euros minimum (trois fois puisqu'on a décidé au nom du profit maximum contre toute logique sécuritaire qu'il y aurait trois sociétés.
En revanche le monde politique brillait par sa présence. Nous verrons demain l'efficacité de ces Messieurs-Dames face au triumvirat plantureux.
Je ne vous dirai pas non plus "Merci" madame la Ministre dont je tairai le nom qui me rappelle un peu une tortue (je ne m'étonne donc pas du temps infini qu'il lui a fallu pour accorder
aux sans-papier un semblant d'objectivité dans leur possibilité de régularisation !) d'avoir gaché à ce point ce qui fut si bien fait à Liège lors de la commémoration de la catastrophe de la
rue Léopold.
Quant à nous voyageurs ordinaires sans voitures ni chauffeurs de fonction, continuons à faire confiance au petit personnel solidaire de nous comme l'accident l'a démontré.
Yvan Balchoy
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Dimanche 28 février 2010
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10:19
-« Pas du tout, reprit le « technicien », vous aurez ce qui a été promis dès que tout sera
bien terminé. Vous allez nous laissez vos coordonnées et la somme sera versée sur votre compte au cours du mois prochain..
Voilà, je crois que nous nous sommes tout dit. Pour notre sécurité commune , il vaut mieux que nous nous
séparions à présent. Madame, voulez-vous prendre cette valise et faire part au Grand Maître de votre intention de le remercier de son hospitalité en lui offrant une statuette de grande valeur. Je
vous répète, vous vous arrangerez pour que la remise de cette statuette n’ait pas lieu moins de 12 heures et plus de 36 heures après notre départ, l’idéal restant les 24 heures que nous
souhaitons. Dernière chose. s’il vous venait à l’idée d’avertir la police ou de détruire la statue , sachez que nous avons les moyens – il insiste sur « les » pour bien montrer
qu’ils avaient plus d’une corde à leur arc – de savoir à chaque à chaque instant où elle se trouve et d’agir en conséquence.
A présent, notre mission est terminée, n'oubliez surtout pas le coup de fil, nous sommes très bien organisés
et nous vous retrouverons n'importe où, quand nous le voudrons, si malheureusement c'était nécessaire."
Sur ce, les émissaires du LOTUS saluèrent d'un bref coup de tête Marthe et Ghislain et les quittèrent en direction de leur chambre.
Une fois seuls, nos deux amis se regardèrent curieusement, toisant en même temps la valise qui gisait à leurs pieds.
Jusqu'à présent, même si leur mission leur pesait, elle n'était qu'un futur menaçant, mais à présent, elle devenait réalité tangible sous la forme de cette statuette dont la beauté apparente
cachait sans doute bien des maléfices cachés.
C'est Ghislain qui se chargea de porter la valise, en prenant mille précautions pour la dissimuler.
Arrivés devant la porte de la cellule de Marthe, il la dépose et quitta son amie pour aller rendre rapport au frère hôtelier. Il avait à peine quitté son amie que se ravisant, il revint vers elle
et ouvrit sans même attendre son invitation, ce qui était pas son habitude.
-"Ghislain, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as l'air tout défait. Va vite retrouver les frères, car j'ai hâte que toute cette affaire soit terminée."
-"Chérie, je viens brusquement de penser au danger que représente
cet objet. S'il est dangereux pour le Grand Maître, elle peut l'être pour toi aussi. Si tu es d'accord, avant de le confier au frère hôtelier qui en fera ce qu'il voudra, je vais le mettre en lieu
sûr. Il y a une vieille remise dans le fond du parc où quasi personne ne va jamais. Je vais la cacher parmi les détritus qui l'encombrent. Là-bas, elle ne fera de tort à personne.
-"Tu as peut-être raison, Ghislain, mais je te redemande d'être très prudent. Surtout évite de te laisser voir par ces faux-frères.
(à suivre)
Yvan Balchoy
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Samedi 27 février 2010
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/2010
18:00
Dostoïevski précise aussitôt que Chatov n'est pas compris. Dans la suite, il se montre plus explicite.
Faisant état de la pensée religieuse de Goloubov, ancien "vieux croyant" passé à l'orthodoxie à la suite de son maître Paul Prousski, il écrit :
-"Vous dites que l'esclave n'est pas libre. Mais le Christ dit que l'esclave peut être libre au plus haut degré, étant esclave. Croyez-moi, si tous atteignaient les
hauteurs de la domination de soi, il n'y aurait plus ni mariage malheureux, ni enfants affamés." (1)
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(1) "Carnet des démons", page 911 Cf également pages 836, 866, 918,919, 953, 1043, 1066, 111 et 1150.
--------------------------------------------------
A gradowski qui lui reprochait de minimiser l'importance des institutions sociales dans la suppression graduelle de l'esclavage, l'écrivain répond en rappelant que le renouvellement où s'épanouit
l'esprit chrétien, ne peut tolérer à la longue l'esclavage parce que celui-ci suppose une conception "chosiste" de la personne humaine, alors que, selon Jésus, il ne peut subsister que des frères.
(2)
----------------------------------------------------
(2)"Journal d'un écrivain", éd. russe, tome III, page 548-549 (août 1880)
---------------------------------------------------
C'est au coeur même de la personne que s'acquiert et se réalise la vraie liberté qui est spirituelle. Elle se manifeste, par exemple, chez le prisonnier qui demeure fidèle à ses convictions
sous les pires tortures. (3)
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(3) On trouve parfois dans les écrits de Fédor Mikhaïlovitch le terme "RAVSTVO" (SERVITUDE) opposé à SVOBODA mais il arrive aussi que les deux mots soient associés. La servitude sociale n'est pas
le plus grand obstacle à la liberté, encore qu'il faille la condamner à cause du mépris de la dignité humaine qu'elle suppose. C'est la "NEOBKHODINOST" (nécessité) qui est toujours inconciliable
avec la liberté. Cf à ce sujet le rapprochement avec Soloviev ébauché dans la note () de la page.
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Yvan Balchoy
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Samedi 27 février 2010
6
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/Fév
/2010
16:20
Que valent les beaux (?) propos de sa majesté Sarko concernant les nouveux rapports entre la France et
l'Afrique et la nécessaire démocratisation de la politique africaine de la France, face à cette embrassade de Judas entre celui qui trahit et détruit peu à peu les traditions les plus
généreuses de la France et ce petit despote qui perdure la dictature sanglante de son père.
Bien entendu, l'armée française continura à coloniser ce pays et sous prétexte de préserver les colons, elle demeure un cancer impérialisteau coeur du continent Africain.
Je ne sais si'il faut appliquer à Bongo ou à Sarko l'adage : On a les amis qu'on mérite. Ce qui est sûr, c'est que le peuple Gabonnais sort un peu plus meurtri de cette triste et déshonorante
accolade.
Yvan Balchoy
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Mercredi 24 février 2010
3
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/2010
12:29
L'Amazone et ses rives escarpées.
PORT DE LETIZIA ET SES BATEAUX TYPIQUES POUR NAVIGUER SUR CE GRAND FLEUVE.
Beaucoup vivent sur des barques-maisons.
Yvan au bord de
la forêt vierges qui s'étend inpénétrable .sur des milliers de KM
Petite église à Létizia
COUCHER DE SOLEIL SUR L'AMAZONE TOUS LES SOIRS VERS 18 H.
Yvan Balchoy
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Mercredi 24 février 2010
3
24
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/Fév
/2010
10:58
A partir de ce moment-là, je vous conseille de déguerpir rapidement pour ne pas avoir d’ennui. Disons qu’à
partir du moment où vous aurez donné le coup de téléphone, il vous restera au maximum huit heures pour quitter les lieux.
Surtout ne vous avisez pas de garder plus de 36 heures la statuette, le coup de fil ne vous servirait plus
à rien et vous risqueriez de payer cher votre retard. »
Marthe tenta une objection :
-« Comment être sûr que le Grand prêtre nous recevra 24 heures après votre
départ ? Et s’il partait en voyage, ou tout simplement nous imposait un délai plus tardif, que devrions-nous faire ? »
A vous de faire en sorte que la statuette soit dans l’appartement du Grand Maître au moment fixé, Quelle
que soit la manière de l’y introduire. Inutile de téléphoner si vous n’avez
pas réalisé votre part de mission. Ce sera tant pis pour vous. »
Ghislain reprit la parole :
-« Et cette récompense que vous nous avez promise, est-ce de la poudre
d’alouette.Curieux que vous n’en dites plus mot. ! »
(à suivre)
Yvan Balchoy
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Mardi 23 février 2010
2
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/2010
19:35
On croit que ce qui nous aide est le temps
Mais pour moi tu me manques autant
Tout me ramène à penser à toi
Je cherche à comprendre pourquoi
Pourquoi tu as posé ce geste?
Je me fais plein de scénarios
Dont certains me font peur comme la peste
Le jugement des autres coule à flot
Tu me dirais ceux qui jugent
Ont fait bien pire
Maman, crois en ma fugue (je suis intelligent)
Il vaut mieux d'eux, en rire
Marco tu me manques toujours tant
Comment continuer
Il me faudra encore du temps
Parfois mon fils, tout est embué
Cette journée je voudrais l'effacer
Fiston je me fie sur toi
Je me dois de l'affronter
Aide moi
Diane Fortin
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Mardi 23 février 2010
2
23
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/2010
18:22
QUAND LES TOURS S'ELANCENT A LA CONQUETE DU CIEL
Quand LA PIERRE DEVIENT ESPRIT
UAND LES COULEURS RACONTENT L'HISTOIRE SAINTE
Quand le Bleu unique de Chartres chante la féminité et la Maternité.
UNE CRYPTE OU ON RETROUVE DEUX MILLE ANS D'HISTOIRE DEPUIS LE CULTE DRUIDE ATTACHE AU PUITS DE 34 METRES JUSQU'AUX VESTIGES DES CATHEDRALES MEROVINGIENNE, ROMANE ET
GOTHIQUE
A L L E L U I A
Yvan Balchoy
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Mardi 23 février 2010
2
23
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/2010
17:56
-"Il est vrai, déclare l'homme souterrain que l'homme ne s'occupe que de la recherche de ces "deux et deux font quatre" (1) ; il traverse des océans, il risque sa vie à leur poursuite ; mais
quant à les trouver, quant à les saisir réellement - je vous jure qu'il en a peur, car il se rend compte que dès qu'il aura terminé, il n'aura plus rien à faire. Lorsqu'ils ont terminé leur
travail, les ouvriers, la paie reçue, s'en vont au cabaret puis achèvent leur nuit au bloc. Tandis que l'Homme que deviendra-t-il ? En tout cas, on observe constamment en lui une certaine gêne
chaque fois qu'il atteint un de ses buts. Il tient à se rapprocher du but, mais lorsqu'il l'atteint, il n'est plus très satisfait." (2)
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(1) Symbole des réalités soumises au déterminisme universel.
(2) Le "Sous-sol", page 713
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Seuls les pauvres "humuncules" que sont les ouvriers pour l'orgueilleux locataire souterrain, peuvent se contenter d'un présent misérable. Les hommes dignes de ce nom passent leur vie à
lutter pour des buts qui perdent toute valeur une fois qu'on les atteint et qu'on les "réalise" au plan terrestre.
L'évolution personnelle du grand romancier, séduit de plus en plus par la vision chrétienne du monde, l'oblige a réfléchir sur le singulier enseignement de Saint Paul concernant l'esclavage et la
liberté.
Reconnaissant désormais sans restriction l'Evangile, il modifie ses convictions anciennes.
Il est possible tout en restant socialement un esclave de goûter à la vraie liberté. On peut-être enchaîné et jouir d'une liberté bien plus vraie et complète que celle de ses geôliers.
Dans les "carnets des démons", très nombreuses sont les allusions aux idées de Paul. Il s'agit d'extraits de dialogues, souvent schématisés, dans lesquels un interlocuteur s'efforce de
convaincre son vis à vis, tout à fait opposé aux idées de l'Apôtre.
Ce conflit n'est sans doute que l'écho de celui que vivait intérieurement Fédor Mikhaïlovitch qui mit beaucoup de temps à admettre sans restriction ce paradoxe chrétien.
Rapportant les idées de Chatov face à "Gradowski", qui deviendra dans le texte définitif "Stépane Trophimovitch", Dostoïevski écrit laconiquement selon son habitude dans ses carnets :
-"Que l'esclave (est) aussi comme un homme libre (Apôtre Paul) (3)"
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(3) "Carnet des démons", page 866
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Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
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Lundi 22 février 2010
1
22
/02
/Fév
/2010
22:18
Envie de vous voir
de l'autre côté du miroir
Envie d'entendre
votre carte du tendre
Envie de vous toucher
sans vous attacher
Envie de goûter à vos suavité
Envie de sentir
votre cœur frémir
Envie de vie
Envie de vous
Tais-toi, grand fou
!
Yvan balchoy
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