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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 08:48

VENT d'AUTOMNE AU DESERT

 

 

DESERT ENFLAMME

 

 

 

LA KA'HABA A LA MECQUE

 

 

 

CROQUIS D'AUTOMNE AU DESERT

 

 

Tableaux de Charles Hermand (2007-2008)

sur le thème  biblique du Prophétisme et du désert

si essentiels dans sa foi chrétienne.

 

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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 08:46

 

 

 

Au petit matin, quand j'ouvre les yeux,

 

 

 

Que je t'aime, mon Soleil.

 

 

 


 

 

 

L'eau ruisselle joyeusement sur mon corps,

 

 

 

Que je t'aime, Transparence.

 

 

 


 

 

 

Tout est noir en moi,

 

 

 

Que je t'aime, Lumière.

 

 

 


 

 

 

Des hommes me font froid,

 

 

 

Que je t'aime, Chaleur.

 

 

 


 

 

 

La plume à la main, je cherche mes mots,

 

 

 

Que je t'aime, Inspiration.

 

 

 


 

 

 

Ma chair a faim et mon coeur a soif,

 

 

 

Que je t'aime, Tendresse.

 

 

 


 

 

 

Je vais à la rencontre de ma mie,

 

 

 

 Que je t'aime, Espérence.

 

 

 


 

 

 

Elle me sourit de ses yeux de braise,

 

 

 

Que je t'aime, Vie.

 

 

 


 

 

 

Aux heures où la tempête me bouscule,

 

 

 

Que je t'aime,  Sérénité.

 

 

 


 

 

 

Si l'Avenir m'effraye,

 

 

 

Que je t'aime, mon Destin.

 

 

 


 

 

 

Indécis au croisement de mes routes,

 

 

 

Que je t'aime, ma Guidance.

 

 

 


 

 

 

Elle est là-bas tout au loin,

 

 

 

Que je t'aime, mon Avant.

 

 

 


 

 

 

Quand je vais au bout de moi-même,

 

 

 

Que je t'aime, mon Demain.


 

 


 

 

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                     

 

 

 

 

 

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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 11:18

Je viens de l'apprendre et je vous l'avoue, mon coeur a saigné ce soir: Jean Ferrat nous a quitté. Ce fut un grand poète mais aussi un homme d'action à travers ses chansons et il  est pour moi le modèle idéal auquel j'ai pensé en créant ce blog.

J'ai aimé sa montagne un peu sauvage mais tellement belle sans oublier ce vin peut-être aussi rude que le climat mais qui fait des centenaires (hélas pas lui) sans oublier sa touche écologique dont nous est resté ce fameux poulet aux hormones qui sans doute a influencé la gastronomie.

J'ai adoré, interprétés par lui,  le poèmes d'Aragon : "Que serai-je sans toi", "Aimer à perdre la raison"... qui a même permis au grand poète communiste de redécouvrir avec admiration sa propre poésie.

Mais j'ai une ferveur toute particulière pour ses autres chansons où il a laissé éclater son coeur épris de justice aux côtés notamment  des communistes, Potemkine, si détesté par la droite en son temps, ma Môme qui est encore le sort de tant de femmes et Ma France.

J'ai remarqué aussi que dans l'émission d'Antenne 2, et dans beaucoup d'autres, on a évité soigneusement de faire entendre MA FRANCE qui est un peu le Credo auquel il a été fidèle toute sa vie. Heureusement à ses funérailles, cette chanson a eu sa grande place aux côté du merveilleux "C'est beau la vie" interprété par Isabelle Aubray.
C'est vrai que le  texte  de cette chanson  est impitoyable pour l'idéologie à laquelle s'identifie la droite et, pourquoi le nier, son incarnation actuelle, l'UMP de Sarkosy.

J'ai été heureux de réentendre cet hymne vibrant et fervent à cette France que je considère toujours comme ma deuxième patrie, celle d'Hugo mais aussi des luttes ouvrières qui ont amené cette harmonie sociale que les politiciens voyous d'aujoujourd'hui qui caporalisent la France visent à faire disparaître à petit feu 
au profit de ces milliardaires voleurs dont Proudhon et Marx ont si bien parlé.

A propos de communisme, j'avoue avoir été agacé par tous ces journalistes insistant sur le fait que si Ferrat avait  plus que cotoyé le communisme, il n'avait jamais pris sa carte comme si prendre la carte du parti communiste avait été ou était encore une infamie. Rappelons-nous la résistance !
J'ai trouvé aussi que Michel Drucker, ami sincère de Ferrat mais, je crois, d'une tout autre sensibilité politique a tenté à partir de certaines révélations plus que  fâcheuses sur l'URSS dans les années 90 de remettre en question ses engagements antérieurs concernant la condamnation du capitalisme.

Jean Ferrat a alors condamné la déviation communiste de  l'URSS mais au nom de ce véritable communisme pour lequel il a lutté toute sa vie et qu'il espérait toujours. S'il a plus que regretté ce qu'il a appelé le "zoo", nul doute qu'il a gardé toute son horreur de la jungle qui mutile tant le monde où nous vivons.
Quand Michel a tenté de minimiser en son oeuvre "Potemkine" comme si cette chanson était dépassée par le "naufrage" de l'URSS, avec vigueur, le poète lui a répondit que Potemkine était un écrit contre l'injustice et qu'il gardait ajourd'hui toute sa valeur.

L'éloge de la droite à Ferrat a été plus que tiède, c'est normal; ainsi  le ministre de la Culture n'a pas changé ses rendez-vous en son honneur, tant mieux car aucun lien  n'existe entre le lumineux  et franc Ferrat et ce ministre qui a mangé a un peu  trop de rateliers à mon goût.

Le premier ministre nous a confié que cette mort lui avait donné une émotion, j'espère que c'est une émotion de honte pour lui comme pour son patron car toutes ces réformes de la droite consistent  à recontruire une nouvelle aristocratie celle du fric  au détriment des pauvres gens dont les malheurs émaillaient  quotidiennement nos journaux parlés.

Adieu, Jean, grand poète, sincère camarade et merveilleux chantre d'une humanité solidaire et d'une France généreuse et juste.
  Continuons ta lutte  !



Yvan Balchoy
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 11:04

Celle privant les encore peu nombreux, souvent très âgés et très malades, de par leur vie professionnelle, mineurs de fond  d'une partie importante de leurs droits sociaux spécifiques combien justes.

Ce gouvernement de riches n'a pas hésité à protéger les hommes politiques de la sévérité des réformes de retraite qui frappent le simple citoyen d'autant plus qu'il est pauvre et n'a pas accès aux niches fiscales.

Oui, une telle mesure, Madame Bachelot, vous déshonore.

J'espère que cette mesure, symbole de la barbarie a-sociale de l'UMP, et de son fiélleux représentant, Xavier Bertrand,  ouvrira les yeux déjà dimanche aux élections régionales et surtout en 2012 où un grand et bon coup de balai sera nécessaire pour rafraîchir et rendre justice à ce beau pays qu'est la France,  aujourd'hui abîmé tous les jours par une clique de milliardaires dont Sarko n'est rien d'autre qu'une marionnette consciente ou inconsciente.



Yvan Balchoy
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 09:38

Il ne fallut qu'une petite minute à Ghislain pour monter au troisième étage.  En route, il rencontra à son vif déplaisir le chef de la délégation "parisienne" qui lui adressa un grand sourire et leva sous pouce en signe de victoire.

Ghislain se contenta de répondre à son salut d'un simple petit coup de tête, lui indiquant ainsi qu'il était pressé. Avant d'atteindre la cellule où on l'attendait, il se retourna et regarda soigneusement s'il n'était pas suivi. Ouf ! L'autre était redescendu retrouver sans doute ses comparses.

Arrivé devant la porte, il constata avec amusement une publicité en faveur de l'Esperanto, puis frappa un coup net. Une voix ferme l'invita à entrer.

Le frère hôtelier était bien là, pas seul, un homme de taille et d'âge moyen était assis à côté de lui. Ghislain sans savoir pourquoi comprit de suite que c'était un flic.

     -"Je te présente le commissaire Prinz, chargé dans la région de la surveillance des sectes et autres sociétés secrètes ou sectaires. Je l'ai mis au courant de notre affaire et, sous un nom d'emprunt, le frère Ladislas, il supervisera l'affaire."

Le commissaire se leva, serra avec force la main de Ghislain et l'invita, sans plus attendre, à lui raconter tout ce qui s'était passé.

Le biologiste namurois reprit donc le cours des évènements depuis la veille, lui parla de la statuette, de ce qu'il devait en faire, des délais à respecter et du fameux coup de téléphone.

Le commissaire avait un petit calepin en main et de temps en temps il y notait quelques mots. Il demanda en particulier à Ghislain de lui épeler le fameux numéro de téléphone.

Enfin il émit le désir d'aller voir cette fameuse statue en le félicitant de l'avoir cachée en cet endroit.


(à suivre)



Yvan Balchoy

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 12:43

Ruelle typiques


Quand le passé s'habille d'étrange !









AUX BAUX le culte du beau est partout !


SANTONS DE PROVENCE










On se croirait au coeur d'un monastère



une Eglise très sobre










Comme souvent les vitraux plutôt modernes s'adaptent très bien à l'édifice.














Tout en haut, le chateau !



TERRIBLES ARMES  D'AUTREFOIS POUR DEFENDRE LA CITE



Ensemble un peu chaotique



Splendide chaîne des Alpilles à l'horizon








Quand le vent et la pierre se font sculpture !





Merveilleux coucher de soleil sur les Alpilles

Yvan Balchoy
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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 12:07
Loin de s'accrocher à la religion, la Révélation s'y oppose, l'abolit et l'assume.

Cependant il arrive à Karl Barth de parler parfois de la "vraie religion". C'est que, considérant le caractère incarné de la personne du Christ, il reconnaît au nom même de la Révélation une imminence de la Foi et un rôle significatif à la religion qui lui vient justement de la présence de l'Esprit et de la Parole de Jésus.

En soi toute religion est incrédulité, mais elle peut cependant devenir vraie, de même que l'homme peut devenir un pécheur justifié ; comme la grâce est capable de ressusciter des morts et d'amener des pécheurs à la repentance, elle peut aussi dans l'immense domaine des manifestations religieuses mensongères susciter une religion qui soit vraie. Pour le théologien suisse, aucun doute n'est possible; le Christianisme est la vraie religion parce qu'il vit et se nourrit de la Révélation.

     -"Toutes nos activités chrétiennes, qu'il s'agisse de nos conceptions de Dieu, de notre théologie, de nos cultes, des formes de notre vie communautaire, de notre éthique et de notre esthétique, de nos directives individuelles et sociales, de notre politique d'Eglise, ne peuvent se réclamer de la religion que dans la mesure où elles expriment adéquatement la Foi et obéissent à la Révélation" (page 117)



DIETRICH BONHOEFFER

Dietrich Bonhoeffer, ce jeune théologien allemand, victime des camps nazis, n'a pas eu le temps d'élaborer une théologie systématique.  Mais à travers ses écrits, dont nous retiendrons presque exclusivement les "lettres rédigées en captivité", se dégage une perspective audacieuse et prophétique concernant l'avenir du Christianisme.

Bonhoeffer, qui connaît la position de K. Barth, regrette que la pensée calviniste n'ait pas tenu compte de l'évolution du monde vers la sécularisation, cet "âge adulte de l'humanité". A ses yeux, la théologie Bartienne constitue une sorte de "positivisme" de la Révélation reposant sur un "à priori" invérifiable, et elle accule l'homme au fidéisme.

Au fond de sa prison, Bonhoeffer ne cesse de rechercher ce que signifient le Christianisme et Jésus pour l'homme d'aujourd'hui.

C'est que le temps de la piété ou de la religion est passé. Nous allons au devant d'une époque "a-religieuse". Sans doute, le Christianisme a-t-il toujours existé sous une forme religieuse, peut-être la vraie, concède-t-il à Barth. Ma la conviction personnelle du théologien allemand est tout autre :

     -"Si on découvre un jour que cet "à priori" n'existe pas, mais qu'il fut une forme d'expression de l'homme, dépendante de l'histoire et périssable ; si donc les hommes deviennent radicalement irréligieux - et je crois que c'est déjà plus ou moins le cas... que signifie alors cette situation pour le Christianisme." (page 121)

       
(à suivre)



Yvan Balchoy
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 20:54

CHAPITRE III : DE L'INDIVIDU A LA PERSONNE OU LA LIBERTE HUMAINE.

Quel rôle joue la liberté dans l'éclosion et l'évolution des crises de la personnalité.

Rappelons brièvement l'antithèse entre ce qui, en nous, est soumis à la nécessité et tout ce qui lui échappe. Autrement dit,  nous parlerons d'abord de la PRIRODA (nature conditionnée) incluant tout ce qui dans l'homme est inclus originellement. On sait quel rôle prépondérant y joue la raison raisonnante (RASSOUDOK) (1)

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(1) Il ne faudrait pas identifier ce plan "naturel" aux éléments purement somatiques. Le terme "terrestre" au sens biblique ou patristique opposé à "spirituel" en est une traduction assez fidèle.
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A cette forme d'être que nous qualifierons de "statique" s'oppose en quelque sorte le plan de "l'agir volontaire" (VOLIA) essentiellement dynamique et créateur puisqu'il répond à une activité réellement indépendante. La faculté centrale en est la volonté ou le vouloir (KHOTENE) (2)

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(2) Cf cette étude, page...
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Nature et volonté (PRIRODA ET VOLIA), malgré leur irréductibilité, ne sont concrètement séparables qu'à la limite, c'est à dire au point précisément où se dissout la personnalité. Ce ne sera donc qu'en les réunissant qu'on obtiendra une image assez fidèle de la personne.

Cependant Dostoïevski n'hésite pas à les hiérarchiser. L'homme n'existe" que dans la mesure où il veut (3)

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(3) Vladimir Soloviev dit à la fin de sa quatrième conférence théandrique que "Chaque être est ce qu'il aime", idée proche de la pensée de notre auteur. Cf Les oeuvres complètes de Vladimir Soloviev, tome III, Saint Pétersbourg, page 57.
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Qoique non soumis à la raison le choix de la VOLIA n'est pas arbitraire. Si la volonté concourt à forger la personnalité, celle-ci intervient à son tour pour régler les impulsions volontaires. La volonté, loin d'être un but en soi,  est donc au service d'une liberté qui ne se conquiert qu'au prix d'une longue lutte. L'homme doit librement devenir libre. Selon la terminologie de Nicolas Berdiaev, la liberté initiale doit conduire à la liberté finale ; la liberté de choix à celle qui est harmonie personnelle.
Si la première (SVOBODNAÏA VOLIA) est nécessaire, elle n'a de valeur que comme moyen de dépassement. Prise pour fin, elle se détruit.

Au fur et à mesure que s'organise la personnalité réfléchie, la volonté subit une évolution qui est fonction directe de l'objet sur lequel elle se fixe. Elle peut se soumettre de son gré au "moi réfléchi". Sa dépendance en ce cas ne sera jamais servitude puisqu'elle est son propre acte. Si au contraire, elle opte pour son auto-affirmation, elle entre en conflit avec le réel et sa propre nature (NATOURA). Tel est le double destin qu'il nous faut à présent détailler.
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(à suivre)


Yvan Balchoy
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 17:27
KARL BARTH

Pour le grand théologien suisse, Karl Barth, le Christianisme ne constitue pas vraiment une religion, c'est à dire "une tentative humaine pour prévoir ou reconstruire à priori le dessein de Dieu exprimé dans la Révélation en vue de lui substituer une construction humaine." L'homme religieux préfère un Dieu issu de l'imagination ou de l'endettement humain, un Dieu caricaturé, au Dieu fait homme, Jésus Christ.

La thèse de K. Barth est brutale. La religion est incrédulité, elle constitue par excellence le fait de l'homme sans Dieu.

Citant Luther, il affirme que la critique de la religion ne concerne pas seulement les adeptes des autres religions, mais qu'elle nous vise aussi nous-mêmes en tant que représentants de la Religion chrétienne. Il y a en nous une volonté d'atteindre Dieu à partir de nos propres capacités humaines comme celle des constructeurs de la Tour de Babel, symbole type de toute religion.

Comme Calvin l' a écrit : "L'homme est vraiment un animal à inventer Dieu".

     -"Donc on peut voir que l'esprit de l'homme est une boutique perpétuelle de de tout temps pour forger idoles." (Calvin, inst. 1)

La religion est vouée à l'échec ; livré à lui-même, l'homme ne peut créer que des dieux-idoles, qui le dénaturent en l'écartant du vrai Dieu, à l'image duquel il a été créé. Aussi le Christ est-il venu détruire la religion. (1)

La religion est donc un effort de conquête pour atteindre Dieu à partir de nos capacités, tandis que la Foi consiste à accueillir le Salut de Dieu qui m'atteint dans la Révélation.

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(1) Cf cette réflexion de Georges Brassens dans la revue "Panorama chrétien " : "Avant les hommes n'avaient pas de confort, pas de réconfort. Ils se sentaient malheureux ils cherchaient quelque chose à leur portée, quelque chose de possible ; ils faisaient travailleur leur cervelle. Ils ont inventé des dieux, puis Dieu : un Dieu qui leur donnerait sûrement le bonheur, un jour ou l'autre. Maintenant ils remarquent qu'ils fabriquent eux-mêmes du bonheur, enfin un certain bonheur, celui du confort et ils ont de moins en moins besoin de Dieu."
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"Par cette prétention de mettre la main sur Dieu, la religion est exactement le contraire de la Révélation. Elle constitue dès lors l'expression la plus concentrée de l'incrédulité de l'homme, c'est à dire  de l'attitude et de l'activité humaines opposées à la Foi."

A la religion, Barth oppose la Révélation, source même de la Foi. La Révélation est l'acte par lequel Dieu, l'inaccessible, se donne à connaître lui-même.

     -"En touchant l'homme, la Révélation sous-entend... que ses tentations de connaître Dieu par lui-même sont d'un point de vue pratique et non pas théorique rigoureusement vaines. Dieu se révèle à  l'homme comme son Seigneur. Il lui apprend quelque chose de tout à fait nouveau, qu'il ignorait totalement."

       
(à suivre)



Yvan Balchoy
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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 22:47
Aimé Césaire, le grand poème Martiniquais et Germaine Tillon, grande résistante devant le nazisme puis plus tard la torture viennent de nous quitter.
Si je connais depuis ma prime jeunesse le nom du grand poète de la Martinique, j'avoue à ma grande honte que je l'ai trop peu fréquenté contrairement à son frère Chilien Pablo Neruda qui lui aussi défendit bec et ongle son peuple contre les forces et les hommes qui l'opprimaient.
A propos de Germaine Tillon, dans le cadre de mon travail d'encodage à la bibliothèque marxiste de Bruxelles, j'ai justement eu dans les mains il y a deux ou trois jours un ouvrage narrant la condition des femmes dans le camp de concentration  de Ravensbrück où elle a vécu plusieurs  années avec un courage et une volonté de vivre indomptable. Je ne me rappelle pas qui a écrit ce livre, peut-être elle-même, mais la vaillance de ces femmes face à la bestialité de leurs gardes et gardiennes m'a laissé songeur à propos de la perversité potentielle dans la condition humaine mais surtout admirateur devant l'amour de la  vie de ces femmes que l'amour de leur pays et de la liberté avait conduit en cet enfer.

Aimé Césaire, membre du parti communiste au départ fonda sur un désaccord le parti progressiste Martiniquais pensant sans doute à juste titre qu'il ne fallait "copier-coller" le communisme de la France métropolitaine et celui d'une île où la "négritude" dont il était si fier était une donnée essentielle et spécifique de l'oppression de ses frères au sein de la République française.

Je suis heureux que la famille de Césaire ait demandé au président de la république, si peu regardant des droits de certains hommes, tout simplement parce que "sans papier",  de ne pas  faire l'éloge public  d'un homme dont les idées et la pratique politique étaient à l'antithèse des siennes.

Comme son copain de route l'a dit ce soir lors de ses funérailles une des convictions essentielles d'Aimé était selon le message "étoile" de Karl Marx que toujours l'intérêt public c'est à dire de tous les citoyens y compris et sans doute à commencer par les plus pauvres doit passer avant l'intérêt particulier.
L'homme qui actuellement en France préside une politique tout à fait contraire à la vision de Marx avant de vouloir faire l'éloge du poète-action Césaire devrait se convertir à la vérité de sa vie, vérité qu'il a mis en pratique durant les cinquante ans qu'il fut maire en luttant  pour faire de la cité un endroit plus humain à coup d'égoûts, de routes, d'écoles etc...dont il voulait faire  aussi profiter les plus pauvres de Port-aux-Princes.

Germaine Tillon, ne fut pas seulement une résistante exemplaire, durant la guerre d'Algérie, elle défendit avec force les droits de l'homme, combattit les attentats aveugles d'où qu'ils viennent mais surtout la torture devenue activité fréquente et prequ'ordinaire dans l'armée française.

J'aimerais que le Président de ce parti qui, contre ses propres principes, refuse de donner des papiers mêmes à des immigrés travaillant depuis des années, (d'où cette grève importante en ces jours en France !)  de ce parti qui utilise une violence parfois bestiale, parfois, rarement heureusement, mortelle pour expulser de force souvent vers des pays où sévit  parfois encore de la violence, que Sarkosy se taise aussi devant la vie exemplaire de Germaine Tillon et se demande  plutôt comme il peut réorienter ses actes et ceux de son parti servile, politique honteuse et indigne des droits de l'homme pour la mettre au service des plus faibles, des plus fragiles, ce qui manifestement n'est pas une priorité des Madames Lagardes, Bachelot, Dati  etc. etc. et surtout du responsable de ce ministère "ignoble" de l'émigration".

Quand vos actes, Monsieur Sarkosy, réfléchiront l'amour et la tendresse pour les plus humbles,les plus fragiles, quand vous n'hésiterez plus à aller chercher l'argent là où elle nargue outrageusement le peuple français par exemple dans ces firmes du CAT40, dans ces odieux parachutes dorés stigmatisés mais respectés, dans ce Médef asocial et parfois amoral. L'impôt sert à l'intéret général, le faire baisser comme vous le faites revient bien entendu à diminuer les services rendus aux plus pauvres et de façon plus scandaleuse encore de faire payer par ceux-ci les privilèges odieux des plus riches, ceux à qui on donne sans compter des stocks-actions créees à partir de la sueur et du travail des petits.

C'est la honte suprême du Capitalisme dénoncée si justement par Karl Marx et je suis sûr que ce grand Philosophe détient les clés d'une humanité plus juste et plus noble que celle où toutes les minutes où plus encore un enfant meurt de faim quelque part dans le monde quand d'autres chez l'oncle Sam par exemple crèvent de trop bouffer.

C'est en cela qu'Aimé Césaire et Germaine Tillon ont bien mérité de la France éternelle et de l'humanité
.



Yvan Balchoy
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 16:39

 

 

 

Ta vivante présence,

 


 


 


enfouie au feu de ton absence,

 


 


 


prend chaque jour plus de consistence

 


 


 


et à ma vie donne tout son sens.





 

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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 16:11

A partir de l'homme, comme Saint Paul l'a bien montré, le Christ est venu tout "resacraliser" d'un sacré renouvelé qui considère toute réalité comme apte à exprimer le divin et à y conduire.

Il y a là une possibilité de dialogue avec l'humanisme actuel qui souvent n'a gardé du sacré antique que le culte de l'homme exprimé parfois sous forme d'une mythologie utopique (Le grand Soir... )

Par le Christ, le mythe éternel de l'homme idéal se rabat sur l'histoire. La Foi chrétienne oscille entre deux tensions contradictoires : la recherche d'une part d'un humanisme intégral qui réduit Dieu au silence, soit en le néantisant (Nietsche) soit en le situant en un autre monde sans relation avec le nôtre, soit en l'humanisant à un tel point que Jésus semble n'être plus qu'un philanthrope ; et d'autre part, une religion Providentialiste qui réduit l'homme au silence.

L'accentuation du caractère "humaniste" va souvent de pair avec une sorte de désaffection vis à vis de tout l'appareil institutionnel de la Religion. C'est ainsi que se pose de plus en plus le délicat problème des relations entre Foi et Religion.

Le Christ a-t-il fondé une religion ? A une époque où le sentiment religieux semble reculer devant les progrès techniques, faut-il encore unir Christianisme et religion ou repenser le message du Christ en de nouvelles catégories ?

Il faut s'entendre sur les mots. Si on se réfère à l'étymologie (Religion= Relation) le terme "Religion" est inattaquable. Cependant on ne peut nier que les religions, y compris la religion chrétienne, ont été souvent une passion dévorante qui a engendré sacrifices sanglants, fanatisme et divisions au sein de l'humanité.

Qu'une expression apparemment contradictoire comme "guerre des religions soit une réalité historique, voilà qui nous oblige à dépasser l'étymologie. Deux théologiens, le très calviniste Karl Barth et le luthérien Dietrich Bonhoeffer ont réfléchi en ce sens ; il nous paraît intéressant de confronter leur point de vue respectif.
   
     
(à suivre)



Yvan Balchoy
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 14:14
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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 10:35
LES CHRETIENS QUI OPTENT RESOLUMENT POUR LA SECULARISATION AU NOM DE LEUR FOI.

D'autres chrétiens considèrent comme un processus tout à fait positif la sécularisation et y voient même une mise en application de l'Evangile.

Ainsi le romancier prêtre, Jean Sulivan, affirmait lors d'une interview que les chrétiens ne doivent pas s'indigner ni s'attrister de voir leur idéal exprimé sous une forme non religieuse par la société moderne.

L'Eglise, à son avis,  doit se réjouir de voir son esprit de fraternité partagé par le plus grand nombre, même si beaucoup le vivent indépendamment d'elle.

La situation nouvelle de l'humanité constitue un signe divin appelant à un renouvellement de la Foi. Refusant de considérer le Christianisme comme un instrument de conquête ou un facteur de ségrégation parmi les hommes, les chrétiens "sécularistes" oeuvrent donc, au nom même de leur Foi, pour le déconfessionnalisation des institutions religieuses dans le domaine profane.

Selon eux, l'Evangile doit inspirer tous les secteurs de la vie sociale, économique et politique, comme le levain dans la pâte. La sécularisation doit dès lors être considérée comme une chance nouvelle donnée à l'annonce du Salut.

Beaucoup de théologiens (A. Van Loew, Cox, Newbigin) soutiennent même que cette sécularisation est un fruit de la révélation biblique qui a mis fin à une certaine forme de "sacré", celui des religions païennes. En assignant à l'homme de dominer la terre, la Bible a favorisé l'essor technique qui a de fait pris naissance dans une civilisation marquée par le Christianisme : les Missions, note Newbigin,  ont souvent davantage favorisé la sécularisation que la Christianisation des pays du Tiers-Monde. Et il cite l'Inde, pays religieux par excellence, qui s'est donné en 1948 une constitution laïque.

D'autres rappellent que, par son Incarnation, Jésus est venu abolir le sacré ambigu des religions et "accomplir" la Révélation de l'Ancien Testament.

N'a-t-il pas désacralisé le temps, le Sabbat et du même coup le dimanche ? Il a désacralisé le prêtre en évitant soigneusement l'emploi de tout vocabulaire sacerdotal à propos des siens.

Les premiers chrétiens scandalisaient les païens parce qu'ils n'avaient pas de lieu sacré. Jésus est allé jusqu'à désacraliser l'absolu du culte et du même coup de la religion, puisque la réconciliation fraternelle doit précéder l'offrande à Dieu. Le Christ, ajoutent-ils a tout désacralisé sauf ... l'homme lui-même, l'homme du commun auquel il s'est identifié en en faisant le critère ultime de notre démarche vers Dieu.


     -"J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger,
        J'ai eu soif et vous m'avez donné à boire.
        J'étais un étranger et vous m'avez accueilli,
        nu et vous m'avez vêtu,
        malade et vous m'avez visité,
        prisonnier et vous êtes venu me voir."

   
     

(à suivre)



Yvan Balchoy
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 11:53

Bonjour Monsieur BALCHOY,

Ancien croyant (protestant) jusqu'à 21 ans (j'en ai 71), j'ai lu vos deux articles avec intérêt. Vous enconviendrez :  les religions, par leur prétention à détenir LA Vérité, et à l'imposer, sont à l'origine de l'intolérance et de bien des violences, guerres, passées et présentes, et resteront en concurrence.. En outre, en l'absence du moindre indice concret, objectif et donc incontestable susceptible de prouver une quelconque intervention divine, la religiosité est en chute libre dans la plupart des pays intellectualisés.
Enfin, notre époque, la soumission à un dieu et à un livre fait place à une volonté d'autonomie et de responsabilité individuelle.

Je constate qu'en réaction à cette sécularisation croissante de la société, du moins sous nos latitudes, toutes les religions se livrent, parfois avec l'appui des médias, à des tentatives de réinvestissement des consciences, de reconfessionnalisation de l'espace public et de néocléricalisme politique, surtout depuis Jean-Paul II, Benoît XVI, le chanoine-président Sarkozy 1er, et autres fondamentalistes , créationnistes, sectaires, ...

Vous l'aurez compris compris, je suis athée, mais pas antireligieux : la foi est et restera toujours un droit légitime et respectable, a fortiori si elle a été choisie aussi librement que possible, plutôt qu'imposée dès l'enfance.
Dans cette optique, il me semble que, dans une saine conception de la neutralité, l'Etat devrait en arriver à une enseignement pluraliste, comportant une information non prosélyte, à la fois sur le fait religieux ET sur le fait laïque (l'humanisme laïque, les options laïques, la spiritualité laïque, etc ...




Mes interventions sur divers forum n'ayant pas pour but de convaincre mais d'échanger des points de vue divergents, c'est bien volontiers que je verrais le mien exprimé sur votre blog.
J'ai commencé la lecture de quelques-uns de vos textes, avec lesquels je suis largement sur la même longueur d'onde que vous, notamment celui à Benoît XVI.
Je ne conteste nullment la valeur du message d'amour chrétien, même si l'existence historique de Jésus reste plus que douteuse à mes yeux. Ne serait-il pas un personnage composite de plusieurs légendes ou mythes ? Mais je ne suis pas du tout "spécialiste" de la question. En l'absence d'écrits par des contemporains qui l'auraient côtoyés, le Nouveau Testament m'apparaît comme une oeuvre apocryphe, certes importante moralement, mais tellement manipulée au cours des siècles ! Il me semble évident que Jésus, s'il a existé, n'a certainement jamais dit ce qu'on lui a fait dire.

M. THYS


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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 11:11

CEUX QUI ENTENDENT DEMEURER FIDELES AUX VALEURS RELIGIEUSES TRADITIONNELLES.


Conscient du fait que leur foi risque de faire naufrage dans les remous actuels, d'autres chrétiens se réfugient dans les pratiques religieuses. Ne trouvant plus de place apparente pour Dieu dans le monde qui se construit, ils sombrent dans l'angoisse et condamnent en bloc l'évolution qui les a conduits à cette "calamité". Leur désarroi s'explique par les nombreuses compromissions de leurs croyances avec la culture ancienne qui se désagrège peu à peu.

Leur foi est liée, limitée parfois  à ce point aux formulations et aux structures religieuses de leur jeunesse qu'elle se transforme en agressivité et en pessimisme touchant l'avenir.  Leur refus farouche des réformes liturgiques ne s'explique-t-il pas par le fait que leur foi leur paraît menacée par l'évolution des rites ? La découverte d'une certaine incroyance, sous un vernis religieux,  pourrait donner prise à un effort de conversion au Christ ; trop souvent, malheureusement,  elle les ancre aux anciennes formes sécurisantes.

Le chanoine Laloup donne quelques exemples :

"J'entends un sermon ; le prédicateur auquel j'attribue toute l'autorité ecclésiale développe une "pensée personnelle" que je trouve étrange par rapport à ce que j'ai appris quand j'avais douze ans; j'oublie que j'en ai 45, que je n'ai jamais rien lu de proportionné à mon âge adulte et je le traite d'hérétique.
Une femme surprend son mari à lire un livre religieux "très drôle" et croit qu'il va perdre la Foi ; elle se défend par une réaction purement négative.
Tel autre apprend que le Pape édicte des règles strictes pour le mariage et que ces dispositions sont discutées ; en attendant que tout redevienne clair, il verse dans un laxisme complet.
Un autre encore trouve que l'Eglise devient protestante , plein de dépit, il a le sentiment d'avoir opté pour le mauvais parti."


(à suivre)


Yvan Balchoy
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 10:00

Vous avez peut-être entendu parler de ce « fait divers » qui s’est passé dans un collège de France. Énerve par sa Principale qui avait traité « Al QAÏDA » de mouvement terroriste un jeune a critiqué vertement la directrice de son établissement scolaire en niant cette qualification ajoutant  qu’on s’en prenait toujours aux arabes.
Par la suite l’attitude de la Principale qui a voulu discuter avec les parents de l’élève, comme si les propos de celui-ci étaient intolérables, l’attitude du jeune collégien qui est revenu « lacrymogéniser » le bureau de la directrice ont transformé cette discussion en drame social qui va sans doute entraîner l’exclusion de l’élève.

Depuis ma jeunesse, je le répète, je n’aime pas ce mot de terroriste . Je sais bien qu’il désigne le comportement criminel de personnes qui, pour faire triompher leur cause, terrorisent des innocents et donc  que c’est une attitude détestable et criminelle que je condamne comme un crime contre l’humanité.

Mais je n’ai pas oublié non plus  que les nazis appelaient terroristes nos résistants et depuis lors  j’évite ce terme souvent utilisé par les plus forts contre les plus faibles. 

Bien entendu que l’attentat lâche  de New York et ceux de Londrès, Madrid sont des actes  qui déshonorent  la cause qu’ils prétendent défendre. Mais pourquoi considérerais-je autrement ce qui s’est passé à Nagasaki, à Dresde, les raids allemands sur Londres, ceux au napalm au Vietnam et les massacres de Gaza, l’an dernier.
Je sais bien que, pour les USA et l’Otan, le Hamas est considéré comme une organisation terroriste ; à mes yeux c’est plutôt l’état criminel, colonialiste et raciste d’Israël qui mériterait cette épithète. Je dirai donc que l’état sioniste s’est comporté souvent et agit  encore comme un criminel de guerre qui mériterait un boycott économique et militaire généralisé.

Mais revenons à notre Principale, en, tant que personne, elle a le droit de considérer, à la remorque, c’est vrai de son gouvernement et des USA,   Al Qaïda comme une organisation terrorisme, j’y vois, je le répète, une organisation criminelle. Mais il n’y a pas de dogme d’état révélé en politique et par exemple je ne considère pas le parti des résistants Kurdes en Turquie et encore moins le Hamas comme un parti criminel, même si je suis loin d’approuver tous ses actes de résistance.
A mon avis en tant que Principale, cette dame n’a pas le droit n’imposer à ses élèves ses convictions personnelles ou étatiques. Il n’est pas question ici de « liberté,égalité, fraternité ».

 Pourquoi l’OTAN qui a causé directement ou indirectement dix fois plus d’assassinats d’innocents que Al Qaida serait-il une organisation respectable. Ce n’est pas en tout cas mon avis et j’y vois plutôt une organisation devenue en tout cas criminelle depuis l’époque des sanglants Bush.
L’élève avait le droit, à mon avis,  de réfuter poliment l’avis de sa principale, je ne sais pas s’il l’a fait, mais je trouve dommage de mêler si vite les parents à ce différent. Bien entendu la dévastation du bureau de la directrice est totalement indéfendable.

Mais je retiens de cette affaire que nos médias, une fois de plus, se sont raillés presqu’inconditionnellement au point de vue du plus fort ? Dommage pour une liberté de la presse qui, hélas, devient de plus en plus virtuelle. En tout cas, je me refuse plus que jamais à utiliser encore ce mot de "terroriste", car chacun, aujourd’hui comme hier, est  trop souvent le terroriste d’un autre qu’il qualifie comme tel. Seuls les actes comptent et à mes yeux la fin ne justifie pas les moyens ni pour l’Otan, ni pour Al Qaïda ni pour Israël.



Yvan Balchoy
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 21:34
  
  -"Tu as peut-être raison, Marthe, nous reparlerons de cela un peu plus tard, c'est sûr que je dois revoir Ria et les miens et que tu es et seras pour toujours mon amie. Comment concilier ces deux liens en moi, je n'en sais rien aujourd'hui, mais nous en reparlerons franchement tous les deux. Je suis sûr que Ria et toi, vous allez devenir de bonnes amies."

Tout en parlant, Ghislain sentait de plus en plus combien son discours résonnait creux et pourtant il continuait d'aligner des mots dont chacun griffait amèrement le fond de son coeur.

Quant à Marthe qui aurait du se réjouir de voir son compagnon abonder en son sens, ses yeux s'assombrirent comme si les propos de Ghislain la chagrinaient quelque part. Elle préféra briser le débat en le regardant droit dans les yeux :

     -"Écoute, Ghislain, je préfère en rester là aujourd'hui. Tu sais que jamais je ne m'imposerai à toi. Nous verrons bien demain ce qui restera de notre bonheur actuel tissé dans l'épreuve. Tu sais, j'en ai un peu peur."

Ghislain baissa les yeux, il n'était pas fier de lui et malgré son envie de crier son amour fou pour cette femme, si généreuse, il se tut lâchement.

Il se contenta, comme si cela suffisait à régler leur problème à l'embrasser longuement, puis s'enfuit comme un voleur pour aller retrouver le frère hôtelier.

Il rencontra dès l'antichambre la secrétaire vietnamienne qui, cette fois, l'acceuillit avec impatience :

     -"Le frère hôtelier vous attend dans la dernière cellule à gauche du troisième étage? Jusqu'à la fin de l'opération qu'on a décidé de baptiser "LOTUS BLEU", vous ne le rencontrerez qu'à des endroits choisis par lui au coup par coup."


(à suivre)



Yvan Balchoy

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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 10:00



J'ai trouvé

Mignonne petite biche
Au regard si riche
Qu'il comble à distance
un ami venu de France

Si tu aimes l'Aventure,
Tu en auras plein la figure.
Si tu es conquistador,
Tu lui trouveras mille toisons d'or.

Si tu t'imagines Vasco de Gama,
elle sera ta route de la soie.
Si enfin le ciel ne te fait pas peur
Andromède t'offrira son coeur.




Yvan Balchoy
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 09:18

La volonté peut ne reconnaître d'autre motif d'agir que sa fantaisie débridée, se dresser au-dessus de toute réalité étrangère et ainsi rejeter la hiérarchie des valeurs.

Cette attitude, qui lui est imputable, est la racine dernière de l'orgueil.

Elle rend impossible au vouloir arbitraire de s'élever jusqu'à l'harmonie du "moi" personnel et réfléchi puisque l'orgeuilleux crée un conflit permanent entre ce qu'il "veut être" et ce qu'il "est" en vertu de sa nature. (priroda)

La seule voie qui puisse conduire à cette harmonie totale découle de l'attitude opposée, racine de l'humilité, sur laquelle, on le sait, Dostoïevski insistait tant.

La volonté se tourne vers cette nature et cet être. Ainsi se réalise graduellement l'harmonie progressive des deux "moi", signe de la vraie liberté.

Le "moi spontané" au début tout puissant s'efface peu à peu de lui-même devant le moi réfléchi.

Toute différence s'atténue entre eux. Nous verrons plus loin dans le détail comment s'effectue cette croissance dans la pleine liberté. En suivant les impulsions que lui dicte le "moi conscient", la volonté contribue à mener la personne à la parfaite maîtrise de soi.

La liberté authentique exige donc de l'homme qu'il soit soi-même, c'est à dire maître de soi et de sa volonté, grâce à cette même volonté.

En s'autodéterminant pour la voie de l'humble soumission à Dieu, à sa propre nature et à la réalité totale, celle-ci favorise l'éclosion et l'épanouissement du "moi" personnel et libre.


(à suivre)


Yvan Balchoy
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