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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 09:04

ESSAI DE SOLUTION

Karl Barth et Bonhoeffer éclairent chacun à sa manière le délicat problème des relations entre Foi et Religion.

Barth a le mérite d'avoir bien exprimé le caractère positif de la Révélation de Jésus-Christ qui est bien plus que cristallisation des aspirations humaines non satisfaites naturellement. Mais son pessimisme concernant la nature humaine nous paraît excessif.

Bonhoeffer a bien compris l'impasse où menait le "transcendantisme" excessif de K. Barth. Plus attentif aux signes de notre temps, il perçoit dans la crise "séculariste" un appel à retrouver la substance même de la Foi chrétienne, altérée par sa compréhension "religieuse". Le théologien allemand a bien compris le caractère irréversible de la crise moderne. La solution religieuse s'enracinant dans la faiblesse de l'homme a pu nourrir l'espérance de générations démunies devant les mystères de l'existence. Mais la civilisation technique, où l'homme se découvre responsable de son destin, ruine définitivement le "dieu-religieux". Raison de plus de revenir au Christ
venu révéler un Dieu compromis au coeur même de l'humain, un Dieu qui, loin de balayer les obstacles devant les siens, leur demande de s'asssocier à sa souffrance pour le salut de l'humanité toute entière.

Dans quelle mesure pouvons-nous suivre K. Barth et Didtrich Bonhoeffer.

Le rejet de la religion nous met sans doute mal à l'aise. Encore faut-il dépasser notre sensibilité écorchée pour aborder le fond du problème. Vatican II, parlant de la religion en général et des religions reconnaît le caractère inédit de la crise religieuse moderne :

     -"Refuser Dieu ou la religion, ne pas s'en soucier, n'est plus comme en d'autres temps, un fait exceptionnel, lot de quelques individus. Aujourd'hui, en effet, on présente volontiers un tel comportement comme une exigence de progrès scientifique ou de quelque nouvel humanisme (Lum. Gent. 7)

Loin de vouloir dissocier Foi et Religion, des chrétiens semblent parfois souhaiter, comme l'historien Toynbee, un front commun des religions contre l'athéisme. Sans aller jusque là, Vatican II est attentif aux valeurs positives des grandes religions non chrétiennes.

     -"L'Eglise catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions diverses. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu'elle même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine les hommes. (Rel 2)

       
(à suivre)



Yvan Balchoy
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 08:27
Tout se passa comme prévu, et, un quart d'heure plus tard, tous trois se retrouvèrent dans la remise poussiéreuse.Le commissaire Prinz s'empara avec circonspection de la statuette, la soupesa longuement, la secoua légèrement, la porte à son oreille pour entendre un tic-tac éventuel. Puis il la remit au frère hôtelier.

     -"Je suis d'avis de laisser cet objet ici, déposez-la dans un coin sous deux ou trois sacs de sable. Nous ne la prendrons pour analyse qu'après le coup de téléphone que vous donnerez, monsieur Mignolet, demain à 20 H 30.

Maintenant séparons-nous et faisons comme si rien n'était ; de toute façon vos "invités" quittent la communauté ce soir vers 18 h 30. Bien entendu, nous allons les suivre discrètement pour pouvoir les cueillir sans problème, quand le moment sera venu.

Tous trois retournèrent à la Communauté par un chemin différent.

Ils ne se virent plus du reste de la journée, sauf pour un "au-revoir", rapide et plein de soulagement pour eux, aux envoyés du LOTUS. Au souper, Ghislain ne vit pas son amie.

Cela ne l'inquiéta pas outre mesure ; Marthe souvent ne mangeait pas le soir.

Après le repas, il revint à sa cellule pour commencer à rassembler quelques effets en vue du grand départ.

Soudain, il ressentit un besoin impérieux d'aller voir son amie. Il n'était pas encore neuf heures du soir.

Il s'en alla frapper à la porte à côté. Personne ! Où donc était-elle passée ? Inquiet, il s'en alla vite dans les quelques locaux communs où il pouvait espérer la rencontrer, mais ce fut en vain. Il eut beau interroger ecelles et ceux qu'il rencontrait, ce fut en vain. Personne ne l'avait vue.


(à suivre)



Yvan Balchoy

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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 22:15

 

 

 

 

C'est la course,

 

on le voit à ta frimousse,

 

partagée entre la passion

 

et l'insatisfaction.

 

Il te faut d'abord choisir

 

à n'en plus finir

 

de souffrir.

 

Enfin les voilà

 

devant toi

 

les sept lauréats

 

échappés au nirvana.

 

Bien alignés contre tes murs,

 

ils ont fière allure.

 

Déjà tu penses à les habiller

 

pour permettre à nos yeux émerveillés

 

de mieux reconnaître à travers leur beauté

 

ta plus secrète intimité.

 

... ...

 

 

Centrer ce point ...

 

encadrer le plateau

 

pour le rendre encore plus beau

 

mettre en évidence le retrait

 

...

 

 

Singe à deux tête

 

Folio

 

 

Voici venu le jour de l'exposition

 

des Constellations,

 

Voici enfin l'instant de la séduction !

BRAVO !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 22:10

 



 



A midi, sous la pluie

 



Amsterdam brille,

 



en tous ses canaux

 



Réunis en anneau

 



qui nous accueillent

 



dès son seuil

 



Bien rangées

 



le long des quais

 



les voitures

 



semblent un peu perdues

 



dans ce moyen-âge

 



toujours à la page

 



En revanche

 



Les bateaux en cadence

 



un peu partout se balancent

 



pour nous rappeler

 



 avec fierté

 



qu'eux seuls

 



sont parfaitement chez eux.

 



Dans cette ville aquatique

 



chaque rue  ressemble à un pont

 



meublés de maisons

 



 



 A la gare centrale

 

 



à l'arrière un peu banal

 



que de problèmes pour faire halte

 



Il suffit de traverser le tunnel

 



pour que toute la ville étincelle

 



Le long des quais

 



des milliers de vélos

 



la plupart vieillots

 



attendent bien rangés

 



le retour de leur propriétaire

 



au soir d'une journée ordinaire



                                                                               (à suivre)

 

 

 

Yvan Balchoy

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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 11:37

 

 

 

 

 

Tu n'es pas besoin d'être riche

 

 pour nous enrichir

 

 

 

Tu n'as pas besoin de paraître

 

pour être

 

 

 

Tu n'as pas besoin d'être jeune

 

pour être neuve

 

 

 

Tu n'as pas besoin d'être célèbre

 

pour être géniale

 

 

 

Tu n'as pas besoin d'être "cultivée"

 

pour avoir de l'esprit

 

 

 

Tu n'as pas besoin d'être nue

 

pour nous faire rêver

 

 

 

Tu n'as pas besoin de clinquant

 

pour être élégante

 

 

 

Tu n'as pas besoin de beaucoup de mots

 

pour nous donner l'essentiel

 

 

 

Tu n'as pas besoin de quitter le banal quotidien

 

pour nous offrir la plus fantastique des réalités

 

 

 

As- tu besoin de moi, ma mie ?


 

 

 





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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 11:05
Selon Bonhoeffer, le Christ crée en non non pas un type d'homme, mais l'homme tout court. Il nous révèle qu'il n'est pas naturel à l'homme d'être "humain jusqu'au bout."

Ce n'est pas l'acte religieux qui fait le chrétien, mais sa participation à la souffrance de Dieu dans la vie du monde.

Une lettre de juillet 1944 précise le sens de la Foi au Christ en un monde sécularisé :

     -"C'est en vivant pleinement la vue terrestre qu'on parvient à croire. Quand on a renoncé complètement à devenir quelqu'un - un saint, ou un pécheur converti, ou un homme d'église (ce qu'on appelle une figure de prêtre), un juste ou un injuste, un malade ou un bien-portant - afin de vivre dans la multitude des tâches, des questions, des succès et des insuccès, des expériences et des perplexités - et c'est cela que j'appelle : vivre dans le monde, alors on se met pleinement dans les mains de Dieu, on prend au sérieux non ses propres souffrances mais celles de Dieu dans le monde, on veille avec le Christ à Gethsemani ; telle est, je pense la foi, la metanoïa : c'est ainsi qu'on devient un homme, un chrétien. (cf. Jér. 45) Comment les succès peuvent-ils nous rendre insolents ou les insuccès nous troubler si, dans la vie terrestre, nous souffrons de la souffrance de Dieu ? (page 170)"

Et l'Eglise ?  Elle devrait être l'incarnation même de la vie pour les autres au lieu de lutter uniquement pour se maintenir en vie comme si elle était son propre but.

Bonhoeffer se fait ici sévère.

L'Eglise est devenue incapable de porter la Parole réconciliatrice et rédemptrice pour les hommes et le monde. Elle doit subir cette mutation profonde.

Il est vain de lui donner un nouveau visage en remodelant son organisation institutionnelle. D'ici une vingtaine d'années, pense-t-il,  l'Eglise parlera un langage nouveau, peut-être tout à fait a-religieux, mais libérateur et rédempteur comme celui du Christ ; ce sera le langage d'une justice et d'une vérité nouvelle qui annoncera la réconciliation de Dieu avec les hommes et l'approche de son Royaume.
       
(à suivre)



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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 22:39
La majorité n'a pas le droit d'imposer sa connerie à la minorité. [Georges Wolinski]
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 22:18



Ce matin, j'admirais ta mare,

 

 

quand un rayon de lumière,

 

 

descendu du ciel,

 

 

la transforma en miroir,

 

 

où cherchant à me voir

 

 

sur fond de nuages,

 

 

j'entrevis soudain

 

 

à coté du mien

 

 

 ton visage.

 

 

Hélas une nuée sombre

 

 

nous chassa bientôt dans l'ombre.

 

 

 

 

Cest sûr ! Je reviendrai encore,

 

 

en ce lieu que nous aimons si fort

 

 

dans le fol espoir

 

 

de t'y revoir

 

 

non comme un fallacieux mirage,

 

 

mais comme un heureux présage.

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 22:05
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 10:12

Tragique situation qui n'est pas sans rappeler celle dont parlait Saint Paul : on est tout surpris de ne pouvoir réaliser le bien désiré alors même qu'on se surprend à commettre le mal qu'on croit haïr. "L'adolescent" subit cet écartèlement interne :

      "Certaines de mes décisions, quoique prises avec une conscience lucide pouvaient alors ne pas avoir la moindre logique interne. Bien plus, je me rappelle fort bien que je pouvais à certains moments avoir parfaitement conscience de l'absurdité d'une décision et entreprendre sur-le-champ très consciemment sa mise à exécution. Oui, le crise me guettait cette nuit-là, et c'est seulement par hasard qu'il ne s'accomplit pas." (1)

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(1) "L'Adolescent", page 360
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Conséquence directe de ce dualisme, une dissociation éclate entre l'intelligence et le coeur. La vérité de l'être, atteinte par la première, semble coupée du monde des valeurs mis au jour par le second ; il devient impossible de restituer à la réalité son unité existentielle et d'unifier son comportement intellectuel et affectif. Qu'on se réfère à cette affirmation de Stavroguine :

     -"Si jamais j'avais volé, la conscience de ma propre bassesse m'aurait fait goûté une jouissance enivrante. Ce n'est pas le crime en lui-même que j'aimais (mon intelligence en ce cas ne se trompait pas) mais cette joie que me donnait la conscience de ma propre bassesse."(2)

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(2) "Les démons", page 209
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Quoi d'étonnant de voir affaibli et même perdu tout sens moral. Stavroguine reconnaît qu'il ne "sent" plus le bien et le mal et y voit le signe de sa condamnation (3)  Une telle ignorance paralyse son libre arbitre devenu une force absurde : elle s'épuise devant l'infini

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(3) Cf cette étude, page
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des possibilités sans attrait qui s'offrent à elle. Faute de valeurs, qui sont sa raison d'être, la volonté sombre dans l'angoisse et ne trouve d'autre moyen d'expression que le refus en bloc de toutes les valeurs. Le surhomme se condamne à être un révolté permanent contre tout (4)

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(4) Peut-être pourrait-on expliquer le comportement du révolté en s'inspirant de la voie psychanalytique ? Ne se punit-il pas de ne pas se mettre au service des valeurs ; il refuse son propre bien ne s'en jugeant pas digne. Emprisonné par son mépris, destructeur de soi et des autres, il ne se reconnaît pas lui-même dans le respect et l'amour et il agit de même vis à vis des autres; son dualisme interne vient de ce qu'à la fois il reconnaît les valeurs et les rejette effectivement, contradiction qui conduit à une sorte de dédoublement ou d'éclatement intérieur. On pourrait penser également ici au péché de désespoir où l'on n'accepte pas d'être soi-même ou le désespoir faiblesse de Söeren Kirkegaard, "Traité du désespoir" col. idées, page 115-141.
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(à suivre)


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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 16:17
Bonhoeffer ne se contente pas de faire le procès du Christianisme-religion, il entend préciser ce que devrait être le chrétien de l'avenir.

Dans la Révélation, Dieu nous fait savoir qu'il nous faut vivre sans recourir à l'hypothèse "Dieu" pour résoudre nos problèmes. Le Dieu auquel nous croyons n'est pas la cristallisation de notre volonté de puissance. Il se laisse déloger du monde et clouer sur la croix. Dieu est faible et impuissant dans le monde et c'est ainsi seulement qu'Il est avec nous. Le Christ nous aide surtout par sa faiblesse et ses souffrances (Mat. 8/17)

Le mystère de la souffrance de Dieu, manifesté surtout dans l'agonie de Gethsemani, lui fait toucher du doigt la spécificité du Christianisme.

     -"Voilà la différence décisive d'avec toutes les religions La religiosité de l'homme le renvoie dans sa misère à la puissance de Dieu dans le monde ; Dieu est le "deus ex machina". La Bible le renvoie à la souffrance et à la faiblesse de Dieu. Seul le Dieu souffrant peut aider. Dans ce sens on peut dire que l'évolution du monde vers l'âge adulte, faisant table rase d'une fausse image de Dieu, libère le regard de l'homme pour le diriger vers le Dieu de la Bible qui acquiert sa puissance et sa place dans le monde par son impuissance (page 162-163)

C'est ici qu'intervient  l'interprétation "laïque" du Christianisme. Dans l'ébauche d'une étude, Bonhoeffer suggère clairement que la Foi ne s'identifie pas à la croyance en la Toute Puissance de Dieu, qui ne constitue pas une véritable expérience de Dieu, mais un simple prolongement du monde; elle implique la rencontre du Christ. Jésus retourne totalement le sens de l'existence humaine en "existant que pour les autres." Le Dieu de Jésus-Christ défie notre imagination. Sa transcendance ne se manifeste pas par sa Toute puissance mais par sa vie "entièrement donnée".

En Christ a dit "Oui" et "amen" à toute la vie humaine. Dans notre époque mouvementée, on risque d'oublier la raison pour laquelle il vaut la peine de vivre. Ici la confession de Bonhoeffer devient émouvante :

     -"Nous croyons que c'est l'existence de tel ou tel homme qui donne un sens à notre vie. Mais la réalité est celle-ci : si la terre a été jugée digne de porter l'homme Jésus-Christ, si un homme comme Jésus a vécu, alors il vaut la peine que nous vivions, nous les autres hommes. Si Jésus n'avait pas vécu, alors notre vie n'aurait pas de sens malgré tous les hommes que nous connaissons, vénérons ou aimons."

       
(à suivre)



Yvan Balchoy
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 10:00

GIGANTESQUES NUAGES


QUI JOUENT A CACHE CACHE AVEC LE SOLEIL

 

NAPPE VERTE DE LA PLAINE DU NORD   OU JE VOUDRAIS M'ETENDRE AVEC TOI

 

CURIEUX EN GARE D'ATH CET OISEAU SOMBRE


QUI,ME SEMBLE-IL, CRIA SA FIERTE D'ETRE SOI

 

EN FRANGE D'HORIZON, CA ET LA LE PAYSAGE SE   MUE

EN DOUCES COLLINES


CHANTENT LES COURBES SI REPOSANTES DE TES SEINS

 

AINSI DISTANCE DE TOI RIME SI BIEN AVEC TA PRESENCE EN MOI




Yvan Balchoy

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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 09:38
Ghislain lui demanda s'il avait l'intention d'emporter la statue, car les membres du LOTUS l'avaient menacé des pires malheurs s'il leur venait l'idée de faire sortir "l'oeuvre d'art" de la propriété.

Le policier, un peu perplexe,  hésita quelques instants avant de répondre :

     -"Je ne peux rien vous dire avant d'avoir examiné la statue. Si vraiment, là où elle est, il n'y a aucun danger concernant des vies humaines, nous allons attendre le fameux coup de téléphone avant de faire quoi que ce soit, car, s'il s'agit d'explosifs, ce qui n'est pas certain, ils ne prendront pas le risque de la faire sauter, avant d'être pratiquement sûrs qu'elle est dans l'appartement du Grand Maître. Il suffit de l'entourer de sacs de sable qui limiteront fortement les dégâts en cas d'explosion. Et si par exemple, il s'agissait de poison, de gaz ou de quelque chose de ce genre, nous allons fermer très hermétiquement la remise.  Compte-tenu de ces précautions, je pense que nous pouvons, au début tout au moins, laisser faire.
Mais je vous rappelle qu'avant de décider quoi que ce soit, je veux voir la remise et la statuette pour me rendre compte personnellement si mon projet est réaliste et évite vraiment tout danger majeur."

Le frère hôtelier prit alors la parole pour préciser le rôle de chacun dans la suite des opérations.

     -"Si vous le voulez bien, nous allons quitter séparément cette pièce pour ne pas attirer l'attention des bandits. Je partirai le premier, le commissaire suivra cinq minutes plus tard et il me rejoindra à la porte du parc jusqu'à côté du restaurant.

Quant à vous, Ghislain, allez directement à la remise en prenant le petite porte qui, dans la cuisine, permet de rejoindre le jardin.

N'oubliez pas, comme nous le ferons aussi, de prendre le chemin qui traverse le petit bosquet au centre du parc. Ainsi vous serez invisibles du bâtiment. Évidemment si un membre du "LOTUS" se promenait dans le jardin, celui ou ceux d'entre nous qui le verraient, n'auront qu'à siffler un coup pour avertir les autres de faire gaffe."


(à suivre)



Yvan Balchoy

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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 21:48

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

papmam-peints.jpg  

 

 

Papa et maman peints par leur petite fille, Marie-France Nizet



Je nous revois encore

en cette clinique - forteresse dominant la Meuse

La nuit venait de tomber,

dans la chambre immense

nous semblions tous deux perdus

Tu étais bien un peu plus pâlot,

un peu plus courbé que d’habitude,

mais derrière cette faiblesse évidente,

plus évident me semblait encore

ta tendresse singulière,

ton amour tenace pour la vie,

d’autant plus grand,

qu’elle semblait si ténue,

je m’en allais réconforté,

par deux fois t’ayant embrassé,

je revins vers toi,

pour me ressourcer une fois encore

à ta paternité toujours si présente,

en ce moment je ressens encore

le piquant, si réconfortant,

de ta barbe du soir.

C’est toi alors qui m’a renvoyé d’autorité,

me parlant de la longue route,

qui m’attendait dans la nuit.

Je finis par céder

un peu gêné

et pourtant persuadé

que je te reverrais bientôt,

assis à son bureau

devant un nouveau tapis

ou bien illustrant avec talent

le Maroc de ta jeunesse.

 

Hélas, le destin en décida autrement

Désormais,  au fond de mes yeux,

je te revois sans cesse

me saluant si gentillement

tout souriant

pour l'éternité.

 


Yvan Balchoy

balchoyyvan13@hotmail.com

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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 20:56


Une gauche qui flirte avec les 55 %, une droite laminée, un Front National renforcé : merci messieurs SARKO-BESSON. Voilà quelques enseignements de ce deuxième tour.

Bien sûr quand je dis gauche je pense,  parti socialiste, les écologistes et une certaine extrême gauche,  dont l'union augure bien de l'avenir.

Ma seule déception est l'Alsace qui a voté nettement à droite. A part cela, il y a approbation forte des votants pour la manière dont les régions ont été gouvernées.

La victoire de Mme Royale est à ce sujet très éloquente et les mensonges  qu'on a distillés toutes ces années contre sa gouvernance sont vraiment sans objet.
Dans la région Parisienne et la région PACA, si représentatives de la France, l'appui accordé aux présidents sortants est évident.

Certes si Monsieur Xavier Bertrand, très mauvais perdant, comme  d'habitude, selon moi médiocre président de l'UMP,  au départ reconnaît sa défaite mais avec Madame Lagarde c'est pour aussitôt expliquer dans le détail pourquoi rien n'est à changer dans la politique du gouvernement.

Refus de toucher au bouclier fiscal d'une criante injustice simplement pour empêcher à des inciviques, fussent-ils chanteurs, de quitter le territoire national.
Refus de revenir sur l'exonération des droits de successions que le gouvernement Sarkosy a étendu aux situations très confortables, même s'il a maintenu hors de celle-ci  seulement un très petit nombre de très hauts revenus.

Refus de toucher aux coupes sombres et aveugles dans la diminution des fonctionnaires même dans des domaines comme l'hôpital, l'éducation nationale (où on va jusqu'à proposer de  remplacer les professeurs malades par des (pré)-retraités ou pire encore...

Et je ne parle pas de ce que je n'hésite pas à parler des forfaitures du Président de la République dans la main mise sur les média, dans la destruction obstinée de l'indépendance de la justice. Je considère aussi comme un délit social ce projet  de diminuer la possibilité d'agir dans les cas de délits de col blanc.

 Le garde des sceaux pourra désormais arrêter les procès qui gênent le pouvoir; on peut réformer le travail du juge d'instruction mais en préservant son indépendance qui est essentielle à la séparation des pouvoirs.  Bien entendu, Sarkosy pense à tort que par son élection il a le droit de  consolider dans ses mains les trois pouvoirs essentiels de l'Etat.

Je ne crois pas que Sarkosy et son troupeau grégaire l'UMP sont capables de tenir compte des enseignements de cette élection. Je pense malheureusement devant l'aveuglement et l'entêtement de la droite si injuste de France  il faudra attendre 2012, je l'espère, pour chasser du pouvoir, idéologique de la pire manière, ce parti assujetti au patronat, aux milliardaires et au capital.



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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 10:05
Pour faciliter la relecture dans cette nouvelle perspective de la première section, nous en suivrons le plan.


a) La descente en enfer ou l'auto-destruction de la liberté.

Rappelons-nous la fierté ombrageuse des révoltés dostoïevskiens et tout d'abord celle de Rodion Raskolnikov, ce fanatique de l'exaltation du "moi" qui n'hésite pas à voir en Dieu, tantôt son égal, tantôt un rival en puissance.

L'homme souterrain représente plutôt une tentative de déification d'une volonté aussi capricieuse qu'absolue.

Quant à Stavroguine, il représente le refus de tout engagement en vue de préserver intacte si libre volonté.

Les analyses psychologiques antérieures ont montré dans le détail comment ces diverses attitudes conduisent à la dislocation de la personnalité.

On y a vu la liberté céder progressivement la place à la soumission servile devant la nécessité sous toutes ses formes.

Je voudrais éclairer ce processus fatal qui, partant d'une prise de conscience de la valeur de la liberté, aboutit à sa destruction.

L'orgueil est la caractéristique la plus évidente de tous ces candidats surhommes. Or cette effort en vue de tout ramener à l'unité du "moi" spontané va toujours, note René Girard, vers le dispersion et la division finale, c'est à dire vers la mort. (1)

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(1) "Du double à l'unité" par René Girard, Paris 1963, page 167.
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Il entraîne par voie de conséquence directe le désintégration de l'unité personnelle réfléchie qu'il précipite dans le dédoublement. Ce dernier se manifeste en premier lieu par l'incapacité de renouer le contact entre les deux plans anthropologiques. Au sein de la "NATOURA", un conflit surgit entre la raison (RASSOUDOK) et la volonté.

On a vu qu'à son paroxysme, ce phénomène morbide s'objectivait en quelque sorte : au dualisme interne succède alors un conflit entre soi et un autre, rebelle à tout contrôle bien qu'il se révèle en définitive être issu de soi-même. Versilov en offre un exemple type :

     -"Vous êtes sensé et raisonnable, mais "l'autre" veut absolument faire une absurdité à côté de vous ou parfois une chose très drôle et Dieu sait pourquoi ; vous le voulez, comme malgré vous, vous le voulez en vous y opposant de toutes vos forces." (2)

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(2) "L'Adolescent", page 551
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(à suivre)


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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 09:38
En fin de compte, se demande D. Bonhoeffer, le Christ peut-il devenir le seigneur des irréligieux ?  Barth a été trop timide. Aussi son "positivisme" de la Révélation l'a-t-il conduit à une certaine restauration de la religion.

Il n'a pas répondu aux questions essentielles : que peuvent bien signifier une Eglise, une paroisse, une prédication, une liturgie, une vie chrétienne  dans un monde sans religion ?... Comment former une Eglise sans nous considérer comme des privilégiés au plan spirituel, mais pluttô comme appartenant pleinement au monde ? 

Alors le Christ ne sera plus l'objet de la religion mais le Seigneur du monde.

Si Bonhoeffer est si méfiant vis à vis de la religion, c'est que, à son avis, l'acte religieux est toujours partiel, limité, tandis que la Foi est un acte engageant toute la vie.
Le religieux oriente l'homme vers un au-delà, la Foi le renvoie à la vie dans le monde.
Le théologien allemand récuse comme "religieux" autant le christianisme "libéral", qui évacue l'enfant avec l'eau du bain, que cette autre forme de fuite du monde que constitue le "piétisme", même celui de Barth. Vain pareillement, le désir de retourner à la chrétienté médiévale.

Le développement de la science dénonce le danger, commun à toutes les religions, d'utiliser dans notre connaissance imparfaite, Dieu comme bouche-trou ;  car lorsque les limites de la connaissance reculent, ce qui arrive nécessairement,  Dieu est aussi repoussé sur une ligne de retraite continue (page 142).

Bonhoeffer s'en prend avec vigueur aussi bien aux directeurs spirituels qui s'efforcent de retenir Dieu au niveau personnel le plus intime (de la prière à la sexualité) qu'aux apologètes qui tentent de démontrer la valeur du Christianisme à partir des questions humaines insolubles.

     -"Les discussion sur les limites humaines me sont devenues suspectes ; la mort elle-même que les hommes ne craignent plus guère, et le péché qu'ils ne comprennent plus, sont-ils encore de véritables limites . Il me semble toujours que nous voulons par là ménager timidement une place à Dieu ; j'aimerais parler de notre Dieu, non aux limites, mais au centre, non dans la faiblesse mais aussi dans la force, non à propos de la mort et de la faute, mais dans la vie et la bonté de l'homme." (page 123)

Bonhoeffer en veut tout particulièrement à ceux qui par la philosophie existentielle ou la psychothérapie s'efforcent de convaincre l'homme qu'il est nécessairement malheureux.

     -"Si on ne parvient pas à amener l'homme à considérer son bonheur comme un malheur, sa santé comme une maladie, sa force vitale comme le désespoir, alors les théologiens sont au bout de leurs ressources ; ils se trouvent devant un pécheur endurci de nature particulièrement méchante, ou alors devant une existence "bourgeoisement saturée."


       
(à suivre)



Yvan Balchoy
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 14:22
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 08:53

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand j'ai froid

 

il me suffit de penser à toi

 

pour que tout bouillonne en moi

 

 

Quand j'ai peur

 

de, je ne sais quel malheur,

 

tu viens remplir mon coeur

 

et chasser mes frayeurs

 

 

Tu es la présence

 

qui donne sens

 

à toute mon existence

 

 

Tu es spirituelle

 

Tu es charnelle

 

Tu es prière

 

Tu es demande

 

Tu es offrande

 

 

Quand la joie de toi m'envahit

 

j'ai envie de la partager, mon amie

 

 

 

                                                    Yvan Balchoy                                                                                           

                                                                                  yvanbalchoy13@gmail.com

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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 08:49
Le premier tour des élections régionales est passée.

C'est vrai que le taux élevé d'abstention est inquiétant, il traduit sans doute un manque d'intérêt et de connaissance sur le rôle de cette institution,; apparemment ce sentiment devrait être plus fort à droite qu'à gauche puisque selon les scientifiques l'abstention y est plus élevée.

Mais nous ne sommes qu'à la mi-temps de ces élections et tout est encore possible pour dimanche prochain puisque le niveau d'abstention peut changer à gauche comme à droite et puis des électeurs ont le droit de changer d'avis.

Je ne critique donc pas l'opinion des Sarkosiens comme quoi rien n'est encore joué et d'ailleurs Martine Aubry n'est pas triomphaliste.

Mais quand la droite sous la plume ou la parole de Xavier Bertrand et autres ministre de Sarkosy interprétent ce premier tour comme plutôt favorable à la droite, quelle mauvaise foi si fréquente en ce parti où le mensonge tient  souvent de règle de gouvernement.

Tout le monde prédisait que l'UMP serait le premier parti de France, il n'en n'est rien.  Il reste tout à fait possible que la gauche fasse le grand Schlem. et au mieux la droite aurait, semble-t-il,  deux ou trois régions sur 25.

Si les socialistes avaient à ce point mal gouverné les régions nul doute que les électeurs les auraient sanctionnés et je trouve qu'avoir 80 % des régions après les avoir gouverné tant d'années c'est un très beau succès.

En revanche, de par la faute de la politique de la droite et de son ministre des expulsions sauvages, nul doute que le Front National relève la tête.
Au départ Sarko voulait un test national. Il a changé d'avis, mais pas ses électeurs qui ne sont pas contents manifestement de la façon dont la France est actuellement gouvernée.

Si j'étais de droite, je demanderais une inflexion importante de la gouvernance de mon parti, et comme je ne le suis pas et que je pense qu'à cause de  l'entêtement de Sarkosy et de  Bertrand, le malaise actuel pourrait se prolonger jusqu'en 2012 et  les élections Présidentielles pourraient être une grosse surprise ! 

C'est mon grand désir, vous le devinez, non pour avoir raison mais pour le bien de la France et des Français.

En attendant, j'espère que dimanche la tendance esquissée au premier tour se confirmera !


Yvan Balchoy
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