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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 17:44

Près d'une église de campagne
autour d'un parterre minuscule tout vert
gravés sur bois
quatre poèmes dont la Nature est sujet-objet.












1 ETE


 OCEAN VERT DORE
ECLAIR DE FEUILLES
 RENCONTRE
          EBLOUIE 

PASCALE P




2 AUTOMNE

 MURMURES
ORANGE ET OR
 *
 CONFIDENCES
          LEGERES


PASCALE P


3 HIVER

VENT NEUF 
TRANSPARENT
L'ESSENTIEL
       DEMEURE
NOS RACINES 
     GRAVES

PASCALE P




4 PRINTEMPS

 PAS DE SERMENT
 MAIS LA SEVE
D'UN MYSTERE
         ETERNEL
 
AIMER 

PASCALE P



MERCI, PASCALE P




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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /2008 21:39
Passant un délicieux W.E. À la campagne, je viens d'entamer la lecture de l'animateur connu Laurent Cabrol : "Le crime de la Noël". (édition de l'Archipel, 2006)
Dès la première page du roman, l'histoire dramatique d'une femme fermière Marguerite, de son mari Joseph et surtout de leur petite fille Annie assassinée me touche par son authenticité.
A travers les jours heureux parfois, tristes le plus souvent de cette petite famille, si humaine, si vraie dans ce milieu rural évoqué avec tant d'humanité, tant d'émotion, tant de chaleur par Laurent Cabrol.
En ce récit qui est bien plus qu'un roman policier, bien mieux qu'une histoire rurale je découvre page après page une tranche de vie humaine émouvante, attachante, effroyable parfois.
L'auteur à travers l'histoire si douloureuse de la courageuse Marguerite ne parle pas seulement d'un destin particulier imaginaire mais nous parle à chacun de notre vie tant flamboiement de joie tantôt souffrance indicible.
Tout est si vrai en ce récit que le lecteur que je suis se révolte avec Marguerite, voudrait espérer contre toute raisin comme si Annie était la jolie petite fille de notre voisin assassiné par un pervers. Un petit extrait révélateur d'un excellent roman :

"Lentement, Marguerite se lève. Elle traverse la cuisine, pousse la porte du placard. Là devant elle, il y a les cinq gros paquets enrubannés qu'elle y a cachés. Ce sont les cadeaux qu'Annie devait ouvrir ce 25 décembre. Marguerite les prend un à un. La poupée - un baigneur en Celluloïd, qui ouvre et ferme ses yeux. La dînette - celle qu'Annie lui a montrée dans la vitrine du magasin de jouets de Lacaune, il y a quelques semaines. Une corde à sauter, des billes, une flûte, rassemblés dans un seul carton. Des livres - l'île mystérieuse de Jules Verne, les petites filles modèles de la comtesse de Ségur. Et ces patins à roulette dont Annie rêvait et que Marguerite a hésité à acheter, parce qu'elle avait peur qu'elle se blesse. Une fois les paquets sortis, Marguerite referme le placard. Elle monte à l'étage, entre dans la chambre de sa petite fille . Puis devant Grisette (sa chatte) qui curieuse, la regarde du lit où elle est roulée en boule, comme à son habitude, Marguerite les défait un à un, et dispose leur contenu devant la photo sur laquelle Annie lui sourit. - Tiens, murmure-t-elle. C'est pour toi, ma chérie. Pour ton Noël. Joyeux Noël, Annie .. .

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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 14:30
En Belgique deux membres d'une organisation révolutionnaire d'extrême gauche qui ont fait 18 ans de prisons à cause d'une série d'attentats  entre autres contre  l'OTAN, la présence américaine en notre pays etc...  viennent d'être à nouveau arrêtés.
 C'est vrai qu'un de leur attentat a coûté la vie à deux pompiers innocents qui  n'avaient pas  pris suffisamment au sérieux une mise en garde précisant qu'un véhiculé était piégé, ce qui n'excuse pas l'attentat !

Ils ont payé et très cher cette assassinat involontaire et je ne conteste pas ce jugement.

Mais voilà que trois ans après la libération du dernier membre du commando, une juge très zélée les arrête à nouveau sous prétexte,  pour un au moins d'entre eux,  qu'ils n'ont pas observé les conditions mises lors de leur libération.
Bien entendu si leurs activités actuelles consistent à préparer de nouveaux attentats, leur arrestation est légitime.


Mais d'autres cas récents montrent que de plus en plus la justice, de façon illégale n'hésite pas à espionner des citoyens via leur téléphone, leur mail, leur gsm quand ils veulent simplement exprimer leur désaccord démocratiquement  lors d'une rencontre des puissances capitalistes comme le G7 ou G8.
Des camarades du PTB ont été ainsi poursuivis sans raison valable et un tribunal a finalement condamné cette inquisition qui outrepassait le pouvoir.


 Autre affaire qui n'est pas à l'honneur de la police ou même du gouvernement : Il y a peu de temps un réfugié Turc du PKK recherché par la Turquie a été  poursuivi d'une façon scandaleuse 
avec l'appui même de ministres et hauts magistrats.
On l'a considéré comme un terroriste  en prenant pour argument par exemple  la simple traduction d'un message de son parti. 
Comme il jouissait de la nationalité belge on n'a pas hésité de profiter d'un de ses voyages en Hollande pour essayer de le faire renvoyer en Turquie, la police belge ayant averti ses homologies néerlandais qui lui ont dressé une guet-apens.
Mais la justice hollandaise n'a pas suivi et même une autre juridiction belge  a fini par reconnaître qu'on avait rien à reprocher pour l'essentiel à ce garçon qui défendait sa communauté souvent persécutée en son pays.



Aujourd'hui j'espère que ce n'est pas pour leurs opinions politiques que Mr Carette et son compagnon ont été arrêtés, car si c'était le cas,  moi aussi qui n'ai absolument pas l'intention d'organiser des attentats contre des organisations que je juge pourtant nuisibles et inopportunes en Belgique comme l'OTAN,  je suis d'accord avec Carette, non  nécessairement sur les moyens, quand ils sont violents, mais sur le but :changer la société pour la libérer de la dictature du capitalisme.
 Si des dés sociaux  pipés interdisent de le faire démocratiquement, pour la libérer par exemple de cette "chasse au profit" qui n'est bénéfique qu'à une petite minorité dont la violence est autrement plus lourde à l'échelle du monde que celle des C.C.C. de Monsieur Carette, je crois que comme en 1789 en France et 1917 en Russe la Révolution devient une option légitime et nécessaire.



Yvan Balchoy
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 14:15







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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 13:39

Certes, je suis plutôt heureux de la victoire d'Obama sur son adversaire démocrate car, indépendemment de ses idées, ce noir afro-américain est en lui-même une victoire des minorités au sein des USA.
Madame Clinton, le jour où  elle a menacé en cas de menace atomique  contre Israël (qui a plus de 250 bombes atomiques !) de la part de l'Iran (qui n'a jamais attaqué personne, qui n'a pas l'arme atomique et qui officiellement prétend qu'il ne l'a veut pas) d'éradiquer l'Iran n'offre vraiment pas une alternative crédible aux conneries de Bush.

Mais j'avoue avoir été très choqué par la servilité affichée par les deux candidats démocrates (et sûrement aussi sans doute par le candidat républicain )  lors d'une assemblée  ouvertement sioniste. C'est à qui des deux démocrates se proclamait le meilleur ami d'Israël.

Obama a même affirmé cette énormité que Jérusalem devait rester  la capitale une et indivisible d'Israël.

Bien entendu, les électeurs palestiniens sont infiniment moins nombreux en nombre et surtout en puissance politique et financière que le lobby israélien. N'empêche que le fait qu' Obama s'incline déjà avant d'être élu pour des raisons bassement électorales ? n'augure en rien de sa capacité à vraiment changer la politique étrangère de son pays.
En un sens; ses affirmations qui dépassent celles de Bush sont une déclaration de guerre au peuple Palestinien.

En choisissant ceux qui volent, pillent et tuent un peuple sur sa propre terre, en préférant la colonie sioniste avec son terrorisme d'état à la Résistance juste Palestinienne qui d'ailleurs ne demande plus la destruction d'Israël et accepte de vivre sur des bases justes à ses côtés,  Obama ne m'inspire plus grande confiance et je le regrette beaucoup.


Yvan Balchoy
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /2008 21:13

Quand Sarkosy, sur une sorte de coups de tête a décidé de supprimer la publicité dans les chaînes publiques, il a pris sans aucun doute, une décision louable et souhaitable. Mais connaissant l'homme et surtout ses amis gourmands, je me suis dès le début demandé comment il allait compenser le coût élevé des émissions financées par cette publicité sans toucher à la qualité et à la quantité de l'offre du Service public.


Le petit gesticulateur avait bien prévu un financement à partir des bénéfices exceptionnels  qui allaient être créés par sa décision au sein des chaînes privées concurrentes, à partir de l'informatique de tout le monde et des sociétés téléphoniques en indiquant dès le départ son aversion pour toute augmentation de la redevance.


Entre-temps la commission Copé a été créé, sur la base d'une représentation pluraliste, mais ici comme toujours, on a pu constater que le dialogue dans l'esprit de Sarko c'est simplement amener l'autre à avaliser une décision prise dès le départ.

Personnellement le choix de Copé ne m'a pas emballé car je l'ai entendu l'an dernier défendre d'une certaine façon la situation fiscale d'une île  française (Saint martin ???) où l'impôt sur le revenu n'existe pas.Or sa fonction était de veiller sur l'impôt des français !

A mon avis, la décision du Président de la République derrière une apparence de bons sentiments, d'objectifs culturels a pour effet essentiel de doper les télévision privées où siègent tant de ses amis. Le bond subit de l'action de TF1 illustre bien cette tendance.
De plus, comme il est évident que ce financement non publicitaire coûte cher, qu'il est très difficile par exemple de contraindre une chaîne privée à laisser à ses concurrents une partie de son bénéfice, la commission a vite découvert, qu'elle n'était qu'une couverture commode pour faire passer les ukases de Sarko comme les conclusions logiques d'un aéropage pluraliste.

Mais l'opposition présente en cette commission l'a vite compris et elle vient de quitter une commission qui ne lui permet pas de faire un bon travail.

Plusieurs membres de l'opposition ont même fait remarqué que les travaux présidés par Monsieur Copé faisaient plutôt le procès de la télévision publique plutôt que d elui permettre de mieux fonctionner autrement.

Pour affaiblir l'audience des chaînes publiques, on peut imaginer qu'en faire une chaîne presqu'exclusivement culturelle, didactique avec bien moins d'émissions de fictions, tellement couteuses,  va peu à peu affaiblir l'audience d'Antenne 2 et de la Trois.... Il suffira alors de conclure que vu cette baisse de popularité, il faudra diminuer le nombre d'émissions, voire de chaînes et partant le budget qui leur est alloué et bien entendu tout cela profitera grandement aux chaînes privées, les bien-aimées, quoi qu'il dise, du chef de la droite.

Monsieur Copé est en l'occurrence le complice de cette droite "PROFITABLE" et je comprends et j'approuve la décision de l'opposition de mettre au grand jour le dessein  réel du petit gesticulateur.

Je ne vois pas pourquoi les français ne pourraient pas payer une redevance d'environ 200 euros comme les Britanniques qui ont une des meilleures télévisions publique du Monde.

Mais je ne crois pas que la décision de Sarko soit vraiment d'améliorer la Télévision publique française.  Si je me trompe que Sarkosy le prouve pas par de belles déclarations vides mais par des actes qui pèsent leur pesant d'or pour réaliser des émissions encore  plus belles et plus intéressantes qu'aujourd'hui.


Yvan Balchoy
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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /2008 20:50

Il est de bon ton aujourd'hui de mettre au pilori les impôts, en particulier les impots sur le revenu au nom de notre nouvelle religion de la globalisation-mondialisation dont le dieu s'appelle le plus souvent profit financier bien sûr car les profits culturels, sanitaires et pédagogiques  lui sont subordonnés.

A quoi servent les impôts ?  Chaque fois que je sors de chez moi, à pied ou en voiture, je suis heureux ou malheureux de trouver une voirie en bon état. Quand le dimanche je vais faire un tour avec ma petite famille au parc voisin français, je suis heureux de pouvoir bénéficier d'un espace vert aussi agréable que ceux qui étaient réservés aux nobles dans l'ancien régime, aux riches bourgeois au début du siècle passé.

L'école primaire gratuite et obligatoire, dont moi-même j'ai bénéficié et mes enfants après moi est tout à fait impossible et impensable sans cette redistribution des richesses des plus riches vers les plus pauvres .

La possibilité de bénéficier des soins médicaux les plus modernes, les plus coûteux pour tous les français, très riches ou très pauvres est tout à la fois le résultat  de la solidarité nationale instituée par la Sécurité sociale mais aussi le fruit d'une imposition juste qui compense et corrige les inégalités sociales plus grandes que jamais à notre époque.

Mais voilà, nos gouvernants et tout particulièrement la droite dogmatique et injuste qui gouverne actuellement la France voit d'un oeil de plus en plus méfiant pour ne pas dire plus ces prélèvements obligatoires qui diminuent le fruit du travail.

Les classes les plus favorisées, comme on dit, entendent détourner à leur profit le plus possible la solidarité d'hier entre tous; ainsi les mutuelles d'entreprise ont tendant à remplacer la Sécurité sociale.

Ainsi je me rappelle que dans mon entreprise, les salariés aux plus hauts salaires, en cas de maladie, de licenciement, de coup dur bénéficiaient d'aide bien plus importante que les salariés de la base. Plus on était par l'argent à l'abri du besoin, plus on était protégé et vice-versa hélas.
Je me rappelle un cadre licencié au fond fictivement pour lui permettre de continuer à bénéficier du chômage et des avantages sociaux me montrer un très gros chèque  pour solde de tout compte sans aucune charge ni imposition.


Depuis 1936 et la fin de la seconde guerre mondiale un certain équilibre social a été assuré en France via la sécurité sociale et l'imposition sur le revenu.


Hélas, le capitalisme triomphant sous la coupe des USA a peu à peu modifié la
  des riches et de ceux qui les représentent dans le monde politique.

L'inégalité des revenus s'est creusé peu à peu. Un patron gagnait autrefois de dix à quinze fois plus que ses ouvriers, le nouveau patron trouve de plus en plus normal de gagner jusqu'à cent fois ou plus que ses salariés les plus modestes.

Le chômeur dans cette nouvelle vision de la société perd très vite son rôle de victime d'un licenciement parfois abusif pour devenir un profiteur. Le revenu que lui assurait la société est rogné de plus en plus, limité sérieusement dans  le temps car les avantages sociaux anciens sont un obstacle à la volonté des nouvelles classes dirigeantes de vivre à l'américaine dans un luxe sans cesse croissant.


C'est dans cette évolution pour moi régressive de la société que je situe le dés-amourde la nouvelle droite vis à vis des impôts, ceux en tout cas qui constituent une amputation inacceptable des fruits du travail ou même du capital.

Monsieur Sarkosy, que je continue à considérer comme socialement un voyou, et la cour de flatteurs intéressés qui l'entourent se sont empressés dès l'élection présidentielle d'abaisser l'imposition des plus aisés en leur faisant des cadeaux royaux tandis tout en rognant petit à petit les avantages sociaux accordés au plus grand nombre comme les soins de santé, les revenus de remplacement etc.. etc..;
Au profit des plus aisés, même si on met en évidence quelques situations ubuesques de paysans payant sur certaines îles l'impôt sur la fortune à cause de la valeur prise par leur terrain, on crée le scandaleux boucler fiscal qui limite à 50 % l'imposition globale quels que soient les revenus du contribuable.
Par le biais de stocks options et autres  avantages financiers se crée peu à peu une nouvelle aristocratie liés à l'argent et au profit à qui tout est permis ou presque tandis que  les victimes du capitalisme se voient petit à petit privés des avantages anciens.


Bien entendu, faute de rentrée suffisante, les caisses de l'Etat, comme dit le petit gesticulateur sont vides - à vrai dire il continue à les vider comme  Chirac l'a fait.  La Sécurité sociale est exsangue en particulier à cause des exemptions de tous genre dont profitent les entreprises. Son déficit n'est pas un fait inéluctable mais le résultat d'une politique délibérée de privation croissante de moyens.

Chaque fois qu'on suggère à cette majorité scélérate qu'elle pourrait rétablir ces impôts qui assuraient un équilibre social, ils avancent l'argument décisif,: alors les riches, les intelligences qui, sous-entendu, ne sont que de médiocres patriotes vont en masse quitter la France comme les quelques inciviques artistes ou non  cités sans cesse. Ainsi l'état français UMP reconnaît le chantage de ses prétendues élites et préfère l'injustice sociale croissante sans pour autant d'ailleurs empêcher des riches de quitter la France pour une imposition moindre.

Un pays sans impôt est voué à devenir une jungle sociale avec des quartiers privilégiés, demain peut-être gardés militairement pour les mettre à l'abri de la populace comme en Colombie. Dans ces cités de l'égoïsme, les routes seront impeccables tandis que les nationales et départementales peu à peu, faute de financement public, seront de plus en plus dangereuses. 
La médecine hexagonale se rapprochera de plus en plus du modèle des USA, à deux, trois ou quatre vitesses.

Personnellement je pense non seulement qu'il ne faut pas diminuer et encore moins supprimer les impôts, comme Le Pen le voulait, mais les accroître pour ces gens dont les revenus scandaleusement élevés constituent à mes yeux un vol social qui devrait relever de la justice.
Ainsi il me semblerait tout à fait normal que la dernière tranche d'imposition d'un contribuable ayant gagné sur une année 10 millions d'euros avoisine les 95% et bien  entendu l'impôt sur le capital, lorsqu'il s'agit de fortunes purement spéculatives et inhumaines par leur grandeur devrait lui aussi grandir ce qui dégagerait suffisamment d'argent pour la santé, l'éducation , les routes en un mot la solidarité nationale.

Il va sans dire que si j'étais sûr, de la redistribution sociale de mon impôt, moi, qui suis un contribuable très moyen, j'accepterais de payer un peu plus pour que mon voisin chômeur par exemple puisse mieux se soigner et ses enfants accéder à des études aujourd'hui difficiles par exemple pour un ouvrier.

Non, Monsieur Sarkosy, vous n'êtes pas un homme de justice et votre bouclier fiscal est une abomination sociale !




 

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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /2008 10:04








Devant l'ambassade de l'Empire qui aujourd'hui dirige, domine et opprime le monde des petits, nations comme individus.



Yvan Balchoy
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /2008 09:42
Grâce à une jeune merlette
 en votre jardin découverte
 très mal en point
et en grand besoin de soins
 d'abord par votre chat « vorace »
 retrouvant ses instincts de chasse
puis recueillie par votre fille,
si attachée à préserver toute vie
nous voici ce soir en route.
Tout anxieux à l'écoute
de cette petite boule de plumes
victime de je ne sais quelle infortune
qui en vos mains inquiètes
savoure vos caresses doucettes
 nous la confions au refuge hôpital
 pour toute gente animale.
Une fois notre oiseau recueilli
nous trouvant en votre pays,
nous nous retrouvons à Genval
votre ville natale
dont vous me faites admirer tout d'abord son lac
et ses verdoyants abords
qui en fait la renommée
dans toute la contrée.
Nous en avons fait le tour
admirant cet hôtel aux hautes tours
à l'élégance quelque peu mauresque
 qui aurait pu presque me faire croire un instant en Andalousie
 mis à part le ciel un peu gris
de ce verdoyant pays
 qui vous a donné le jour sur ce sol brabançon.
 Ici tout me rappelle avec amour
 l'intensité de votre regard profond
où joies et douleurs
 rires et pleurs
 cohabitent doucement comme bleu du ciel
 tornades de soleils
 et nuages d'orages
au bord de cette plage
en un soir de printemps.
Au bord du lac ovale
à la surface ce soir si étale
votre voix avec tendresse
égrène votre jeunesse
qui fleurit telle une jolie fresque
en ces lieux pittoresques
témoin d'un passé glorieux
dont brillent encore quelques feux
Ainsi ces villas cossues
ressuscitent un faste issu d'une société aujourd'hui disparue
où peintres et jolies dames
vivaient d'étranges flammes
 tandis que les rois du papier
quittant leur bureau de maître
venaient s'y reposer en mille soirées de fête.
Mais votre belle cité
ne se réduit pas à ce huppé quartier
 et vous m'avez conduit à petite allure
à quelques encablures
à cette longue rue
où vous avez grandi
petite fille joyeuse,
 adolescente plus mystérieuse
dans cette maison aujourd'hui enlaidie
qui fut hier votre délicieux petit nid.
 Longuement je fixai sur cette façade
devenue un peu fade
la fenêtre de votre ancienne chambre
 en espérant qu'elle vous ressemble
mais avec le temps passé,
 votre souvenir s'en était effacé.
Heureusement votre présence
si empreinte d'élégance
suppléa à mes appétences
 quand vous m'avez conté
 avec tant de jovialité
ce que furent vos journées
en cette cité pour moi, grâce à vous, enchantée.
 Je pus ainsi vous imaginer
petite fille rangée
prenant joyeusement son envol
pour aller à l'école,
admirant le panorama
qui vous fit rêver autrefois.
 En savourant un verre d'une bière
 bien amère
au traditionnel bar de la vieille gare
 aussi sympa que vétuste
où se termina notre excursus,
j'ai mieux compris le charme
de cette femme d'aujourd'hui
par ce cadre exquis
 qui aujourd'hui m'a aussi conquis.




Yvan Balchoy
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /2008 19:32

 

 

3 )   K I R I L O V

 

 

Comme l’a fait J. Madaule, on peut grouper l’ingénieur Kirilov, personnage des démons et Yvan Karamazov sous une rubrique commune : les hommes d’une même folie : la même passion déréglée de la liberté. (1)

 

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J. Madaule : Dostoïevski.

 

La révolte de Kirilov dépasse sensiblement celle d’Yvan Karamazov et de Versilov.Elle va le mener un suicide révélateur de la désintégration de sa personnalité. IL n’est plus question cette fois du bris d’une icône ou d’un dédoublement démoniaque mais sa désintégration personnelle éclate au grand jour quand il se fait sauter la cervelle.

 

Avant d’être l’homme d’une folie, l’ingénieur athée est celui d’une idée qui le « possède » à un point tel qu’elle l’accapare tout entier et le détourne du monde réel en paralysant sa volonté (2)

 

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(2) Les démons page 123 ; cf. cette étude page  

 

Pour la réaliser, il est prêt à tout, même à l’abjection.

 

Pourtant les traits de caractère qui le rendent sympathique ne manquent pas. Bornons-nous à citer l’amour des enfants ainsi qu’un sentiment fort élevé d’altruisme et de dévouement à son prochain. Lorsque la femme de Chatov est prête à accoucher, Kirov répond avec tant de générosité à sa demande de secours que lui adresse son ancien ami, que celui-ci, tout ému, s’écrie :

 

            -« Kirov, si vous pouviez renoncer à votre épouvantable fantaisie, envoyer promener votre athéisme, quel homme vous feriez. »  (3)

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(3)Les démons, page 598

 

La passion dont souffre notre homme l’isole et fait son malheur. Son cœur pur et bon est paralysé par un esprit froid et dur, tout subordonné à la réalisation de son idée.  Voici à nouveau l’éternel conflit Dostoïevskien entre cœur et raison, vérité et amour.

 

D’abord expérience mystique, l’idée devient ensuite conclusion logique. De quoi s’agit-il ? Kirov a cru expérimenter au-delà du temps le bonheur paradisiaque que les hommes attendent généralement après leur mort.

 

            -« Il y a des instants, ils durent cinq ou six secondes, où sentez brusquement la présence de l’harmonie céleste. Ce n’est pas du terrestre ; je ne veux pas dire que cela soit céleste ; mais que l’homme sous son aspect terrestre est incapable de la supporter. C’est un sentiment clair, indiscutable, absolu ; vous saisissez tout à coup la nature entière et vous dites : oui, c’est bien ! C’est juste ! C’est vrai !

Ce n’est pas de l’attendrissement… C’est bien autre chose, c’est de la joie… Vous ne pardonnez pas… Ce n’est même pas de l’amour, c’est supérieur à l’amour ; le plus terrible, c’est épouvantablement clair … Pour supporter cela dix secondes, il faudrait se transformer physiquement. (4)

 

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(4) Les démons page 619

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Une telle sensation d’harmonie est bien équivoque ; Chatov met Kirilov en garde en lui rappelant les sentiments curieux que ressent l’épileptique dans les secondes qui précèdent immédiatement sa crise.

Mahomet ne disait-il pas qu’il avait le temps de faire le tour du paradis à cheval avant que sa cruche ne se vide. Mais l’ingénieur fou n’a cure de cet avertissement. Les moments extatiques, si courts soient-ils l’ont convaincu une fois pour toutes que le bonheur n’est pas cette vie future éternelle qu’espèrent les chrétiens, mais la saisie, au-delà du temps, de l’éternité de l’instant.

 

            -« Vous arrivez à des temps où le temps s’arrête soudain et le présent devient éternité… Dans l’Apocalypse, l’ange jure que le temps ne sera plus. (5)

 

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(5) Les démons, page 250


Yvan Balchoy
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /2008 11:52



J'aime les affiches de rues qui sont souvent comme des piqûres de rappels des maux qui affaiblissent ou détruisent la solidarité humaine un peu partout dans le monde. Même si je ne me fais en aucun cas le porte-parole de cette association que je ne connais pas, je me refuse avec force à cette équi-distance que nous gouvernants voudraient nous voir observer dans le drame Israélo-Palestinien.  On ne fait pas d'équidistance entre le gouvernement israélien et les souffrances du peuple Palestinien, pas plus qu'on n'en ferait entre le loup et l'agneau sinon à accepter la mort programmée de l'agneau dévoré par le loup.



Yvan Baklchoy
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Samedi 31 mai 2008 6 31 /05 /2008 23:34

Ce Samedi premier jour du Salon du livre indépendant "Joli Mai" aux Halles de Schaerbeek proposé par "JOLI MAI" ASBL en coproduction avec les éditions Aden de Gilles Martin.
"En mai 2006, convaincus que l'avenir de l'édition de qualité se trouve dans l'édition indépendante, les éditions Aden se lancent, en collaboration avec les Halles, dans la création d'un salon du livre indépendant. C'est ainsi que naît Le Joli Mai, regroupant des initiatives éditoriales frondeuses et alternatives ! Édition de critique sociale, bande dessinée indépendante, poésie contemporaine, littérature et livres d'arts y côtoient revues, bouquinistes et organismes engagés ; sans oublier les auteurs, présents sur tout le salon pour dédicaces et causeries."

Je vais vous décrire dans le menu comme ce salon s'est décliné concrètement pour moi tout au long d'une journée passionnante.
Je suis arrivé vers 11 H15. Décor général sérieux pour ne pas dire sévère de l'architecture des Halles mais dès qu'on s'approche des nombreuses tables réparties sur ce grand espace et surtout des livres et des exposants qui les proposent un souffle de liberté, de beauté, d'aventure politique et poétique me fait chaud au coeur.
Si j'en crois les prospectus distribués, il y a plus de 60 éditeurs réunis représentants des courants bien différents mais il me semble qu'au delà des divergences de pensée évidentes il y a aussi volonté de rapprochement et de complémentarité. Ainsi là où je retrouve Solidaire et le PTB, je retrouve juste à coté le Parti communiste belge puis la revue B.I. (Balkans info) très hostile à l'Empire USA et ses satellites, favorable à la Yougoslavie ainsi qu'à la création de l'Etat pseudo-indépendant du Kosovo. J'achète un numéro de cette revue.
Un article de Jean Robin à propos du conflit Israélo-Palestinien ne me plait guère , il est vrai qu'il figure dans le courrier des lecteurs mais sa longueur en fait presque une rubrique de référence. Discussion ferme mais ouverte avec la responsable du stand qui m'encourage à faire part de mes remarques à la direction de la Revue.

J'achète à un prix qui n'en n'est presque pas un au parti communiste :Le Manifeste du Parti Communiste de Marx et Engels présentés sur papier journal pour 50 cent.

Et puis je vais assister à un récital "Poésie dans le Métro" présenté par Espace-poésie avec Claire Varin, présidente de la fondation Lavalloise des lettres à la petite Halle.
La poésie qui a été présentée sous une forme adaptée dans les milieux de transport urbain au Canada va l'être à Bruxelles.  Les textes par nécessité sont bref et incisifs et la séance intéressante se termine par un verre de l'amitié.

L'après-midi vers 15h, après une autre visite des stands, cette fois plus axée sur la poésie et aussi les éditions flamandes et néerlandaises invités cette année. De très beaux ouvrages de poésie à la fois par les textes offerts et la présentation matérielle et illustrée, autre récital de poésie Poète d'aujourd'hui aussi à la petite halle: une heure de lecture avec William Cliff, Pascal Leclercq, Yves Namur, Eugène Savitzkaya, Jacques Sojcher, Christophe Van Rossom et Laurence Vieille. Sauf défaillance de ma mémoire, j'ai beaucoup aimé un poème présenté sur une fille de joie. La poétesse a bien expliqué que sa poésie avant besoin d'être récité de vive voix et que pour elle à plat sur papier son texte n'était pas si viant ni le même.  Elle nous  a convaincu par sa voix forte, très vivante et donnant une vie exceptionnelle aux mots si concrets dans sa parole.


Un dernier tour de ce salon, avec, c'est dommage un peu moins de public que l'an dernier (concurrence du Zinneke Parade ?), et je m'en vais très heureux après une visite plus approfondie des éditions Aden animées par Gilles dont l'itinéraire politique et professionnel me plaît beaucoup.
Je lui cède la parole :

"A l'heure de la concentration massive de l'édition mondiale et en particulier dans le monde francophone où deux grands groupes publient les deux tiers des livres, l'édition indépendante offre une résistance... pour tous ceux qui considèrent le livre comme autre chose qu'un produit" (et j'en suis !)

Nous essayons,disent les éditions Aden, de contrer cette domination - de donner un autre son de cloche. Nous avons envie d'éditer aussi bien des anarchistes, que des communistes ou des écolos radicaux : l'idée est de créer le débat et de l'amener sur les tables des librairies."



Yvan Balchoy
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /2008 23:14

 



Sur les murs de Bruxelles, cette affichette un peu effacée par le temps témoigne du scandaleux maintien d'un prisonnier patriotique Libanais en prison DEPUIS 1984 auquel La sinistre ministre en l'occurrence de l'injustice Madame Dati appliquerait, dit-on pour la première fois d'une façon illégale puisque rétroactive la loi de rétention prévue pour les crimes sexuels.
 Monsieur Georges Ibrahim Abdallah patriote arabe dans la lutte féroce qui oppose l'Etat sioniste voleur de terre, réalisateur du plus grand camp de concentration (Je n'ai pas dit d'extermination, je tiens à le préciser aux Israéliens qui ne supportent pas qu'on étale au grand jour leurs crime !) Gaza et même en partie la Cisjordanie.

Monsieur Abdallah  est considéré à tort ou à raison comme complice dans l'assassinat de deux diplomates, un américain Monsieur Day, un Israélien monsieur Bainmantou.
Je condamne  ces deux assassinats mais il faut mettre en face les nombreux crimes accomplispar les services secrets israéliens ou américains et je suis convaincu qu'un américain ou un Israélien condamné dans les circonstances semblables à celles de Monsieur Abdallah serait libre depuis longtemps.

Pour moi la détention de ce patriote est un déshonneur pour les Présidents Mitterand, Chirac mais s'il est vrai que le président Sarkosy et sa servile et parfois stupide Ministre Dati utilisent la nouvelle et douteuse loi de rétention pour les criminels sexuels afin de retarder la libération nécessaire de Monsieur Georges Ibrahim Abdallah je dis en pesant mes mots que c'est un acte de forfaiture.

Bien entendu je sais que les pression des deux états impérialistes des USA et d'Israël sont fortes pour le maintenir en détention, je sais que Monsieur Sarkosy soucieux de transformer la France vis à vis des USA dans un triste copier coller (cf. par exemple son délire de pouvoir faire lui aussi son discours au parlement comme Georges Bush) risque de vider les lois de la justice et du bon sens pour faire plaisir à un Etat qui a massacré en autres plus d'un million de Vietnamiens et sur base de mensonges éhontés  des centaines de milliers d'Irakiens sans parler de faire plaisir à cette entité que je ne reconnaîtrai comme un état digne de ce nom que lorsqu'il libérera dans ses frontières internationalement reconnues de 67 l'Etat Palestinien.
On reproche aujourd'hui à certains média arabes de traiter les juifs de chiens, et je condamne fermement ces propos indignes à propos d'un peuple  dispersé sur toute la terre qui fait honneur à l'humanité mais quand je vois que les Israéliens traitent les Palestiniens comme des chiens, les tuent sans jugement du haut du ciel lâchement en tuant souvent des femmes et des enfants innocents, je me refuse à considérer cet état sioniste (qui trahit plutôt qu'il ne sert l'esprit du peuple juif)  comme un vrai Etat. Je serai heureux de le  faire le jour ou Israël reconnaître dans les faits et pas dans de fausses intentions les Palestinien comme un peuple égal à lui et ayant des droits passés, présents et futurs à respecter.

Je considère donc que le maintien en rétention de Geroges Ibrahim Abdallah est un un crime politique et moral qui déshonore non pas le peuple français mais les gouvernements  et Présidents qui vont, en tout cas certains le prétendent avec des arguments apparemment sérieux,  jusqu'à détourner de lois, comme au temps des lettres de cachet, pour faire plaisir aux USA et à leur Province incrustée au Moyen Orient qu'on appelle communément l'Etat d'Israel.

Vive Le résistant Georges Ibrahim Abdallah  qui devrait être amnisté depuis longtemps et tant pis si ça ne fait plaisir au organisations   criminelles CIA et Mossad.


Yvan Balchoy
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /2008 21:20

Pâle et rageur, face à son épouse de plus en plus interloquée devant son silence, Ghislain raccrocha brutalement.

 

            -« C’est un pauvre fou qui a été congédié du labo, il y a quelques mois, pour vol. Il me prend pour responsable de son licenciement et ne cesse de proférer des menaces à mon égard. Je vais en parler à la police, s’il se manifeste encore.

 

Ria haussa les épaules : « C’est drôle que tu ne m’en aies jamais parlé. Enfin, allons-nous coucher, je suis crevée.

 

Enervé en son lit, Ghislain n’arrêtait pas de se tourner et de se retourner au grand dam de sa femme qui se plaignit de ne pouvoir dormir. Une sourde angoisse lui donnait l’impression d’étouffer. Cette solitude devenue intolérable le poussa à se rapprocher de son épouse qui, un peu agacée d’abord, poussa un léger soupir puis se colla contre le corps affamé de son mari.

 

En caressant le corps épanoui de son épouse, Ghislain revécut en un instant les vingt dernières années de sa vie, la rencontre avec la jeune intellectuelle hollandaise, admiratrice comme lui de Dostoïevski, les deux premières années de leur mariage où, à défaut peut-être d’une folle passion, ils vécurent une grande intimité sous le signe d’une tendresse et d’un grand partage de tout ce qu’ils vivaient.

 

Avec la naissance de Gisèle, l’épouse céda peu à peu le pas à la mère, tandis que la biologie investissait les forces vives de son mari. Avec la naissance de Nicolas, deux ans plus tard, ce processus de distanciation entre eux s’accrut.

Pourtant sous cette apparente indifférence, leur tendresse subsistait, ils le sentaient tous deux en découvrant avec un joyeux étonnement le doux émoi de leur corps.

 

Mais quand vint le moment de concrétiser cette union spirituelle et charnelle dans laquelle ils baignaient tous deux, le corps de Ghislain ne répondit pas cette fois encore à leur attente. Ria ne laissa pas apparaître sa déception et tenta de le rassurer en minimisant la « panne » qu’elle expliqua par son surmenage.

 

Ghislain, plus gêné que peiné tenta par des caresses audacieuses de suppléer sa propre carence, mais elle lui fit discrètement comprendre qu’elle n’appréciait pas outre mesure un érotisme qui sortait de ses sentiers battus. Ils se séparèrent doucement sans aigreur visible mais avec chacun un grain d’amertume au cœur.

Ghislain découvrit vraiment cette fois que la virilité est un bien plus fragile qu’il ne le croyait tandis que Ria sentait qu’une part pour elle important de son homme lui échappait partiellement.

 

Ghislain se trouvait avec une femme inconnue dans une forêt sombre au relief accidenté, tous deux fuyaient des ennemis dont ils ne savaient rien sinon qu’ils devaient leur échapper sous peine de mort. A un moment donné, ils escaladaient à grande peine une falaise abrupte pour échapper à une meute hurlante de chiens qui aboyaient en les poursuivant un peu plus bas.

La femme le précédait et il n’avait aucune idée de son visage pas plus qu’il ne connaîssait le son de sa voix ni à fortiori son nom.

A chaque instant, ils s’arrachaient la peau des mains et des jambes aux anfractuosités des rochers et ils s’écorchaient aux ronces qui tapissaient les parois.

La pente au départ relativement douce s’élevait progressivement et leur ascension se ralentissait. La femme se mit à pleurer, tant ils avaient l’impression que les chiens risquaient de les rejoindre tant au sommet que dans la vallée.

Brusquement, terrorisée, la femme le saisit par ses vêtements, il découvrit alors qu’elle était comme un mélange des visages de Solange et de Marthe.

Affolé lui-même, il lâcha le rocher auquel il s’agrippait et saisit une racine qui s’avéra moins solide qu’il ne l’avait escompté.

En quelques secondes, elle se descella de la roche et dans un hurlement de terreur, tous deux tombèrent dans le vide.

 

 

            -« Réveille-toi, Ghislain, tu fais un cauchemar ou quoi ! »

 

            -« Excuse-moi, chérie, je viens de faire un rêve atroce, pardonne-moi de t’avoir dérangée. Quelle heure est-il ? »

 

            -« Il est près de trois heures du matin, rendors-toi vite. Tu me diras demain qui sont cette Marthe et cette Solange dont tu as plusieurs fois prononcé le nom pendant ton sommeil. Bonsoir ! »

 

Sur ces propos que son épouse prononça d’un ton plutôt froid, elle lui tourna le dos et s’endormit.

Ghislain un peu interloqué à la fois par ce rêve et les réflexions de sa femme mit beaucoup de temps avant de retrouver le sommeil et du même coup son cauchemar qui se prolongea en lui jusqu’au petit matin, où il se réveilla tout meurtri physiquement ou moralement.

 

Ria ne fit au petit déjeuner qu’une allusion discrète sur un ton humoristique à ces mystérieuses inconnues évoquées par lui dans son soleil.

Si le ton était badin, Ghislain ne fut pas dupe et comprit que sa femme commençait sérieusement à s’inquiéter devant ces signes de présences féminines qu’elle ne connaîssait pas dans l’entourage de son mari.

 

Durant l’après-midi à Gembloux, alors que Ghislain se rongeait le frein de ne pouvoir contacter son amie, et qu’il était presque décidé de tenter de la revoir à Ans contre sa volonté, un coup de fil venu de l’extérieur le fit sursauter.


Yvan Balchoy
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 11:44
Monsieur Bourgeois  au lieu de prendre parti pour Israël contre les Palestiniens, occupez-vous des droits de l'homme en Flandre.
Ce ministre flamingant bon ton  ne proteste pas contre l'apartheid progressif mis en œuvre par un gouvernement flamand, pardon flamingant, qui refuse tout recensement linguistique, la parole donnée quand une fixation parfois arbitraire des frontières fut obtenue contre des facilités vidée aujourd'hui de leur sens, refuse la possibilité d'acheter une habitation sociale sans un apprentissage de néerlandais qui risque de se transformer peu à peu en examen linguistique irréalisable.
 
Mais c'est apartheid atteint son comble c'est la division arbitraire des bruxellois en francophones et néerlandophones avec la possibilité d'acheter des voix à coup de prime, comme on a fait dans les Fourons en accordant cette fois des allocations familiales plus élevées sur le même territoire sur base ethnique ou linguistique ce qui est identique pour ces fanatiques de la langue de Vondel. Il en est de même à propos de l'aide dépendance pour les seniors à Bruxelles.

 Dans certaines  communes à facilité , 75 % de francophones mais  75% des livres devraient être néerlandais et interdiction scandaleuse pour les francophones d'aider leurs compatriotes résidant dans des communes flamandes.

 Monsieur Bourgeois comme l'ensemble des ministres du gouvernement flamand  trouve cela naturel, il veut faire interdire au niveau européen avec l'aide de la Commission européenne si favorable à l'état sioniste,  de plus de recevoir des T.V. ou radios "terroristes" comme des stations liés aux patriotes du Hamas ou des Chiites Libanais (Eshbolla'h).

C'est vrai que ces radios ou T.V. appellent parfois les israéliens des chiens, ce que je condamne. Les Sionistes  sont des voleurs de terre, des affameurs, des assoiffeurs, des confiscateurs de libertés essentielles, des ethnocidaires parfois culturels cela suffit.

Mais, Monsieur Bourgeois, tuer lâchement du haut du ciel des milliers de Palestiniens "comme des chiens", c'est un fait quotidien, que je ne vous ai pas entendu condamner !

Si je veux aider la Résistance Palestinienne en allant aider mes frères Palestiniens dans leur résistance juste contre Ta'hal et les colons voleurs de terre et armés, je serai poursuivi comme terroriste par les tribunaux belges.

Ces derniers en revanche ne trouvent rien à redire quand des réservistes belgo-israéliens vont "casser" du palestinien comme des chasseurs chassent le lapin chez nous, ces "assassins" n'ont aucun problème aucun problème avec notre justice. Monsieur Bourgeois avant de condamner la juste lutte des Palestiniens, même si leurs propos sont parfois outranciers, balayez devant votre porte, il y a tant de saletés à faire disparaître !



Yvan Balchoy
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /2008 22:05
Dans le quartier Saint Guidon à Anderlecht des heurts violents ont opposé des jeunes marocains et des jeunes plutôt autochtones appelés sans doute à tort tantôt skinheads voire parfois flamands  ( ce qui n'est pas exact car parmi eux on a trouvé de nombreux étrangers dont des allemands ! )  plus justement sans doute hooligans.

Tout est né d'injures  de marocains décidés à descendre contre d'autres jeunes qui auraient injurié leur mère,mais aussi  des hooligans criant "Dehors les Bougnouls, nous sommes chez nous etc...


Comme presque toujours le tort existait des deux côtés mais le plus surprenant après ces bagarres mises au pas par la police, c'est le rôle de celle-ci !

193 arrestations sur 194 ont concerné des jeunes d'origine étrangère.

Interrogée, la police  un peu gênée a expliqué ce douteux comportement : "Nous n'allions pas mettre dans des mêmes cellules des hooligans et de jeunes marocains !"

Pour donner une idée du climat détestable suite à ces évènements et peut-être du comportement partisan de la police, samedi un homme politique d'origine marocaine tente de rentrer dans un café place Liedts et il y est accueilli  ainsi  : "Dehors, le bougnoule ! On s'en fout de savoir qui tu es."

Comme le journal "Le Soir" conclut justement : Le calme est revenu, l'ouverture moins.


Yvan Balchoy
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /2008 22:53
 


Vous m’avez donné votre sourire,

j’en ai fait mon point de mire...

 

 

 

Vous m’avez donné votre fleur,

j’en ai respiré toutes les senteurs...

 

 

 

Vous m’avez donné vos rêves,

Ils ont fait de vous mon Eve.

 

 

 

Vous m’avez donné votre cœur,

il m’a appris le bonheur...

 

 

 

Vous m’avez donné vos envies,

depuis j’en vis...

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /2008 21:56
Si à ses débuts, le parc Paradiso, situé près de Mons en Belgique,  fut surtout un parc animalier d'un nouveau type,  l'adjonction d'un merveilleux jardin Chinois, d'un temple hindou en cours de construction avec des projets, paraît-il, concernant l'Afrique et l'Amérique le ren plus  passionnant  que jamais pour mieux comprendre notre terre dans sa biodiversité et sa bioethnicité.



























Yvan Balchoy
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /2008 19:57
Près de Mons un parc animalier, le Paradiso qui est tout sauf un Zoo, il mérite bien son nom car c'est un petit paradis pour les animaux et végétaux qui y prospèrent et également pour les visiteurs qui viennent admirer un peu de la biodiversité de notre terre.



























Yvan Balchoy
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /2008 14:41
J'ai une sympathie indiscutable pour ce philosophe du XiX ème siècle dont la pensée me semble très éclairante pour les jours et les drames que nous vivons collectivement aujourd'hui.
Les citations de Proudhon que nous vous présentons viennent du livre "Proudhon, oeuvres choisies", "Idées" NRF (Gallimard 1967) Nous vous conseillons d'essayer de lire ce livre important dont nous ne donnerons ici que quelques textes illustratifs de Proudhon.

LA PROPRIETE, C'EST LE VOL.

Parlant des explosions périodiques du prolétariat contre la propriété, Proudhon à la question "Qu'est-ce que l'esclavage ? répond c'est l'assassinat. Je n'aurais pas besoin d'un long discours pour montrer que le pouvoir d'ôter à un homme la pensée, la volonté, la personnalité est un pouvoir de vie et de mort.

Pourquoi à cette autre demande "Qu'est-ce que la propriété ?" ne puis-je répondre de même "C'est le vol ! sans avoir la certitude de n'être pas bien entendu, bien que cette seconde proposition ne soit que la première transformée.
Je prétends que ni le travail ni l'occupation ni la loi ne peuvent "créer la propriété : qu'elle est un effet sans cause..."

Un peu plus loin le philosophe précise sa pensée: Les cause d'inégalité sociale se résument à trois
1) l'appropriation gratuite des forces collectives.
2) L'inégalité dans les échanges.
3) Le droit de bénéfice ou d'aubaine.
Ainsi le travailleur collectif doit racheter son propre produit à un prix supérieur à celui que ce produit coûte... Il est donc trompé tant sur le montant de son salaire que sur les règlements...

A ses yeux, le travailleur conserve, même après avoir reçu son salaire un droit naturel de propriété sur la chose qu'il a produite.
Ainsi pourrait-on dire, l'ouvrier dans une firme automobile est co-propriétaire de la voiture produite et il a donc son mot à dire dans la gestion de son usine. 
Plus loin Proudhon affirme justement : " que l'ouvrier acquiert au dépens du propriétaire oisif !, que toute production est nécessairement collective et que tout capital accumulé étant une propriété sociale, nul ne peut en avoir la propriété exclusive.

Ces principes "révolutionnent au sens strict" la capitalisme sauvage qui dirige qui ravage le monde et l'humanité;

ouvrage cité page 73-76



Je vous citerai encore deux passages éclairants d'un ouvrage qui mérite une lecture complète et approfondie.

Les causes de la misère se résument ainsi ; 1) Les intérêts du capital ;2) L'intolérance et les privilèges ; 3) Le bénéfice de l'entreprise; 4) Le parasitisme des inutiles et des improductifs. (Je pense ici à tout ce pendant virtuel de l'économie qui prend souvent le pas sur le réel et ruine la majorité des hommes au profit d'une petite minorité "oisive et improductive" (note de Yvan Balchoy) ; 5) les perturbations provenant de l'insuffisance statistique et de l'incapacité du travailleur.

Comme remède il préconise cette formule : distribution de plus en plus égale du savoir, des services et des
produits. C'est la loi d'équilibre, l'énigme de l'économie politique.
Et il conclut avec humour "Vous m'avez compris, et j'en suis heureux" (page 60)


Je terminerai ce survol du livre de Proudhon par cette réflexion sur le LOGEMENT.

Le droit de propriété, si respectable dans sa cause, quand cette cause n'est autre que le travail est devenu à Paris et dans la plupart des villes un instrument de spéculation abusive et immorale sur le logement des citoyens.
On punit comme un délit (Le fait-on encore, j'en doute ? note de Yvan Balchoy) quelque fois comme un crime l'agiotage sur le pain et les denrées de première nécessité : est-ce donc un acte plus licite que de spéculer sur l'habitation du peuple.
Je propose donc d'opérer la liquidation des loyers. Tout acquittement de terme vaudra au locataire une part proportionnelle et indivise dans la maison par lui habitée et dans la totalité des constructions exploitées à loyer et servant à la demeure des citoyens. (page 142)

Ce ne sont là que quelques passages intéressants et très actuels de la pensée de Proudhon que je vous engage à mieux connaître via cet ouvrage ou tout autre qui reprend ses oeuvres.




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