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  • 13/02/1936
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  • Ma poésie, mes articles vous le diront au mieux
Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 10:22

 

 

Plus inquiet que jamais, Ghislain s'en retourna à la cellule de Marthe, frappa violemment deux ou trois fois la porte, puis, n'obtenant aucune réponse, se résolut, un peu malgré lui à tenter de la forcer. Mais ce ne fut pas nécessaire, elle n'était pas fermée à clef : Marthe était couchée sur son lit, très pâle.


Craignant le pire, il se précipita vers elle et posa son oreille contre sa bouche, pour capter sa respiration. Immédiatement, la jeune femme ouvrit les yeux, poussa une sorte de gémissement plaintif, comme su Ghislain le surprenait en plein milieu d'un cauchemar.


     -"Ah, Ghislain, c'est toi !  Que fais-tu ? Je dormais, tu sais, j'en ai tant besoin, tout ce que nous vivons des jours-ci est tellement fou."


     -"Pardonne-moi, chérie, mais, moi aussi, je suis bouleversé intérieurement par tous ces évènements. Tu sais, j'ai bien frappé à ta porte, et cela par deux reprises avant de me hasarder à voir si tu y étais.

J'étais inquiet d'un mauvais coup possible de ces gredins du LOTUS, juste avant leur départ, pour nous forcer à mener leur dessein jusqu'au bout."


Marthe l'interrompit avec une certaine nervosité.


     -"Je te comprends, mais pour ce qui est sans doute notre dernière journée ici, il nous faut absolument rester calmes et sereins, éviter toute erreur autant envers nos ennemis que vis à vis de nos hôtes. Alors, tu vois, pour être en pleine forme demain, j'ai préféré passer une bonne nuit."


Il sembla à Ghislain que son amie s'exprimait avec un certain agacement et il ne put s'empêcher de rapprocher ce que Marthe venait de lui dire avec leur conversation de la veille dont il gardait un mauvais souvenir.

 

   

 

(à suivre)



Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 19:00

 

 

C'est d'autant plus vrai que, comme Dietrich Bonhoeffer l'a montré, la religion comme telle est plus que menacée dans la civilisation technique où l'homme a pris conscience de son pouvoir sur le monde.


Si la science tue petit à petit le solution "religieuse", jamais peut-être elle n'a été si désorientée comme le reconnaît Jean Rostand. Sa puissance est si grande qu'elle en prend peur. Il y a en elle une soif irrésistible d'humanisme et c'est à nous de lui rappeler la valeur absolue de l'humain, tel que Jésus nous l'a fait apparaître.


En Jésus-Christ la Révélation indique l'homme comme celui qui doit, dans une oeuvre commune, ordonner le monde et le soumettre au terme d'un effort actif.


Le Christ ne vient pas nous décharger de nos responsabilités, comme l'a rappelé autrefois l'assemblée de "l'Église qui est en Hollande" ;  une seule valeur a une signification absolue pour nous, c'est l'amour humanisé à l'exemple du Christ.


Nous ne devons donc pas tant pleurer la fausse sécurité religieuse, minée par les progrès scientifiques, mais sauver l'humain avec nos frères en recherche. Est-ce à dire que moins nous serons "religieux", plus nous serons "croyants" ? Sûrement pas.


La Parole du Dieu vivant et incarné nous parviendra toujours par le double courant de la Tradition hiérarchique qui en représente la dimension historique d'une part, et du "prophétisme" qui en assure la dimension existentielle.


On pourrait dire que le prophète en notre temps est celui qui perçoit, comme une invitation à lui adressée, les "signes du temps", et y voit d'une façon plus existentielle plus qu'institutionnelle le dessein actuel de Dieu pour son Église.


En un monde tourné tout entier vers le futur et rétif à tout statisme, il serait particulièrement grave que notre Foi apparaisse presque uniquement conditionnée par un passé lointain.


Dans l'Église, le prophétisme nous semble souvent avoir été plus toléré que désiré. Est-il permis de souhaiter qu'à l'avenir, le prophète soit pleinement reconnu comme celui qui exprime et authentifie la foi dans l'aujourd'hui de Dieu en communion et non seulement en pure soumission vis à vis de la hiérarchie qu'il complète vraiment. ?


De plus, il importe de se rappeler que Jésus est venu mettre fin à une certaine religion, celle qui confine le sacré en un temps, en un espoir, en des hommes particuliers et l'oppose au profane. Ce n'est pas là une tâche facile.

Nous retombons si facilement au stade de la religion païenne ; il est tellement plus facile de confier son salut à une médaille, à un pèlerinage, qu'à la véritable conversion du coeur.
       
(à suivre)



Yvan Balchoy
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 07:25

 

On connaît la rengaine de SARKOSY  & UMP confondus concernant la nécessité d'un bouclier fiscal imposant les plus riches, des milliardaires en euros parfois au taux maximum de 50 % pour empêcher ceux qui parmi eux sont  "inciviques" de s'établir à l'étranger pour payer moins d'impôt.

 

Rien n'est plus faux car, nos média nous l'ont rappelé hier, le 1% des français les plus fortunés ne paie en moyenne que 20 % d'impôts grâce à la composition de sa fortune, actions, immobilier, niches fiscales etc... etc...

 

Les plus riches paient moins d'impôts en % que des "petits" moyennement riches. Tel est la réalité de la fiscalité Werth & Cie mise au point par le Président Sarkosy qui pourra dire avec certitude que son quinquennat (le seul j'espère) aura été le paradis des grosses fortunes. Nul doute qu'il n'en attende de bonnes retombées personnelles pour demain.

 

Nous savons aussi que les plus riches des français ont vu ces dernières années leur fortune grandir jusqu'à 40 % tandis que tant de leurs concitoyens "moins aisés" perdaient beaucoup  leur pouvoir d'achat même en travaillant "plus" contrairement aux promesses du Président.

 

 

Je tiens à signaler de plus que Tapie, l'ancien faux sauveur des firmes en difficulté, jugé par un tribunal d'exception et d'indulgence est dépuis hier légalement super-riche malgré ses nombreuses banqueroutes pendant que beaucoup de ses anciens salariés croupissent toujours dans la misère.

 

Décidément le mot Justice se juxtapose difficilement avec celui de Monsieur Sarkosy. Et ce n'est pas les 400 euros par mois que reçoivent certains nouveaux "minimexés" français auquels on a donné les miettes des miettes des enrichissements des plus riches qui me démentiront.

 

 

Yvan Balchoy

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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 23:27

 

 

 



 





Couché sur mon lit,

le dos meurtri,

je contemple avec passion

un paysage poignant,

un de tes plus beaux présents.

C'est l'hiver au "Val d'or",

ce qu'il fait froid en mon corps !

Le ciel, chargé de nuages gris

rime singulièrement avec mon âme endolorie.

Au tout premier plan,

nu et comme agonisant,

un arbre tend ses ramures

comme autant de blessures,

c'est mon frère en solitude,

pour l'heure sa vie à lui aussi paraît bien rude.

Mais tout au fond,

l'élégante pointe effleure l'horizon,

une jolie tour, des maisons riches de couleurs

tissent un mirage de bonheur.

Entre ciel et terre, entre pluie et brouillard,

l'arc-en-ciel chante l'espoir

et peu à peu chasse mon cafard.

Je crois à ce demain,

où grâce au creux douillet de tes mains,

mon coeur reverdira

tandis que ton arbre refleurira !

 


 

Illustration de Gisèle Leeman

 




Yvan Balchoy
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 23:21




Femme,  que je t'aime
en toutes tes gammes,
sous toutes tes longitudes,
à travers chacune de tes latitudes !

Que ce serait doux
d'avoir pour toit
ta chevelure de soie.

Tes yeux,
diamants si lumineux
éclairent mon chemin de demain.
Tes lèvres me donnent envie
de devenir orfèvre.
Ta féminité épanouie
me restitue ma virilité endormie.
Tes formes si élégamment vêtues
redessinent la terre
quand tu es nue..

De tes seins,
j'aimerais être contre-seing.

Envie de remonter les douces pentes
de tes longues jambes.
De ta sensuelle fleur,
jaillissent
tant de senteurs,

Soif de tes sèves
qui me désaltèrent
plus que le plus érotique des rêves.

Donne-moi un seul battement de ton coeur.
Il deviendra en moi
éternité de bonheur.



Yvan Balchoy
Yvanbalchoy13@gmail.com
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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 10:31

 

 

 

 

 

 

 

 

La jalousie,

 

Mon amie,

 

Est à l'amour

 

Tout court

 

Ce qu'un incendie

 

Est à la chaleur de la vie .

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 09:52

Exposition de photographies en noir et blanc

Tirages argentiques sur papier

 

 

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Désert du Hoggar : sur les traces du Père de Foucauld

 

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OU ?


Médiathèque : La corderie

56, rue Albert Bailly

MARCQ-EN-BAROEUL


Exposition du 1 au 24 avril 2010


Mardi de 14 à 19 h

Mercredi et samedi  de 10 à 13 h et de 14 à 18 h

Vendredi de 14 h à 18 h


 

 

 

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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 15:12
Quand Bart De Wever, ultra-flamingant, leader d'un parti atteint de nationalisme aigu, comme il en a sévi en Europe au milieu du siècle dernier,  veut interdire à des citoyens d'élire le bourgmestre de leur choix, à mes yeux, c'est évident, c'est un Belge incivique (Il doit en être content) mais c'est en même temps  un mauvais flamand qui donne de sa communauté (qui n'est pas un état) une triste et sâle image. J'espère que la Flandre qui vaut infiniment mieux que lui le vomira bientôt  politiquement bien sûr dans les entonnoirs de l'histoire.



.

La France de Sarkosy-Besson cauchemardesque quand on pense à celle de Jean Ferrat va ouvrir  prochainement  un super-camp de concentration (je n'ai pas dit d'extermination) "de type carcéral".

Situé  à l'ombre de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, il devrait permettre aux pervers qui dirigent la politique migratoire de la France d'empêcher les immigrés arrivants "illégalement" en France de pouvoir vraiment profiter efficacement  des lois et des tribunaux qui sont censés les protéger.
On pourra les renvoyer même si un tribunal statue sur leur cas, à charge pour eux de revenir à leurs frais défendre leur cause.

De plus ces camps de concentration, qui me font un peu penser à un fameux vélodrome historique,  seront en plus des prisons pour enfants sous prétexte de regroupement familial conçu à l'envers.
Ils continuent à déshonorer la France caporalisée jour après jour par l'UMP et Sarko.

Quand une loi viole les droits de l'homme et tout autant l'Evangile pour un chrétien, il faut la combattre et j'approuve d'avance tous ces héros et héroïnes qui réussiraient à l'avenir à faire sortir par exemple des enfants,
de pauvres immigrés fuyant de grands dangers en leur pays comme l'Afghanistan, de prisons contraires aux droits de l'Homme où ils n'ont rien à faire.

Je ne me sens plus capable de participer à de telles libérations mais je serais heureux de participer selon mes moyens à la défense des citoyens français qui seraient poursuivis pour avoir mis leur conscience au dessus de lois immondes.



Yvan Balchoy
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 09:51
L'Eglise catholique a toujours pris au sérieux l'Incarnation du Christ et ses répercussions écclésiologiques. A ses yeux, la religion a beau éprouver une indulgence excessive pour le "dieu-bouche-trou", elle n'en demeure pas moins un guide et une route vers le Christ. Celui-c- d'ailleurs ne doit pas seulement nous apparaître comme le douloureux Crucifié mais comme le Vivant par excellence, grâce à sa résurrection. Oui, Dieu se fond dans le monde comme Fils, mais en se référant au Père et à l'esprit avec qui il partage la vie d'amour. Le Verbe de Dieu a voulu nous montrer la proximité de Dieu sans cependant faire totalement disparaître Dieu dans l'humain. Sans quoi sa doctrine rejoindrait la fermeture désespérante sur cette terre.

Toutes ces raisons expliquent l'attachement de l'Eglise catholique à l'expression incarnée de la Révélation, l'Ecriture, la Tradition, vécue au sein d'une Eglise non seulement mystique mais institutionnelle.

*************************************************************************************

Il est temps de conclure à la lumière de tous ces éléments.

Le Christianisme est-il une foi ou une religion ?  A partir du moment, comme cela se fait de plus en plus où on adopte la terminologie Barthienne, il n'est pas possible de transiger sur la priorité absolue de la Foi. En toute hypothèse, le terme "religion" reste ambigu.
Je crois personnellement qu'il vaut mieux aujourd'hui ne pas nous accrocher, d'une façon passionnée à la défendre.

Le monde de demain sera-t-il "a-religieux" au sens de Bonhoeffer ? C'est possible mais peu probable. Mieux vaut peut-être renoncer à appeler "religion" l'incarnation institutionnelle et la formation dogmatique de la Foi, pour éviter toute confusion avec le recours au "dieu-opium".

L'homme est peut-être trop un "animal religieux" pour se passer totalement et universellement de religion.

Il importe cependant que le mouvement ascendant de l'homme vers Dieu, innévitablement lié  à l'institution religieuse, se convertisse sans cesse à la Foi, qui exprime ce Salut qui vient du Très Haut.
       
(à suivre)



Yvan Balchoy
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 09:38




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Quand tu me serres


tout contre la douceur de tes seins,

Quand tes mains

me caressent

en me frôlant depuis mes reins

jusqu'au creux de mes fesses,

je ne vois plus que le merveilleux

de tes yeux

qui m'entrouvrent

ce nouveau paradisiaque jardin

d'où ne jaillissent enfin

  que des Fleurs du Bien.




Yvan Balchoy
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 10:45

En écoutant la radio dans ma voiture, deux faits et en même temps deux hommes ont attiré mon attention. L'un d'eux, même s'il a vécu une partie de sa vie sous l'uniforme des SS est un héros de la trempe d'un Abbé Pierre.

L'autre, s'il exerce une fonction importante dans la République française, s'il a sans doute la Légion dite d'honneur, vient de prouver une fois de plus que travaillant dans un Ministère que Ségolène Royale a qualifié d'ignoble (et je suis toujours d'accord avec elle) il déshonore une fois de plus la devise Liberté, Egalité, Fraternité qui autrefois faisant la gloire de son pays.


Je n'ai pas lu le livre :un Franciscain chez les SS, je ne connais même pas le nom de ce héros mais j'ai bien retenu, grâce à la radio,  sa vie qui me paraît aussi exemplaire que celle de l'Abbé Pierre.

Novice Franciscain, il fut enrôlé parmi les SS. Bien entendu, comme il est resté fidèle à sa foi, il y a connu bien des humiliations et finalement Himmler qui au début le protégeait s'est résigné à le chasser de sa garde de mort pour l'envoyer dans l'armée régulière, la Wehrmacht.

Là tout au long de la guerre, il profita de son uniforme pour sauver des vies en France notamment. Il réussit  même un jour à rencontrer le Pape Pie XII et à le persuader de lui permettre d'être ordonné prêtre, bien qu'il n'ait pas étudié la théologie selon le cursus normal et le Pape le lui accorda. Comme le Saint Pasteur Bonhöffer il joua un rôle dans l'attentat tenté en vain contre Hitler.

Après la guerre, il vécut au Japon au service des pauvres et des sans abris comme un vrai fils de Saint François d'Assise à l'opposé de ce supérieur des franciscains conventuels à Assise qui,  aujourd'hui oublieux de l'idéal du Poverello, a accepté de les chasser de son église et même de la ville d'Assise.

Si ce frère franciscain n'est guère connu parmi nous, au Japon il était considéré , estimé et admiré par son dévouement pour les plus faibles. Ainsi l'Abbé Pierre, qui choisit d'abord François d'Assise en tant que  capucin, ce franciscain au Japon, devenu célèbre par son dévouement, prouvent tous deux que l'esprit de Saint François vit toujours sur la terre et que ceux qui le vivent intensément sont aimés par le peuple où ils agissent.

Quant à ce sinistre Hortefeu, ainsi que son successeur Besson, le félon,  Ministres de l'ignoble ministère des expulsions, fiers de leurs statistiques quantitatives, de leurs renvois souvent violents et brutaux, eux qui n'hésitent pas à enfermer des hommes, des femmes des enfants innocents;  à mes yeux  ils déshonore leur pays avec inhumanité.

Il y a quelques temps les réfugiés d'un centre de rétention à Paris qui ne sont pas des criminels ont mis le feu à leur prison pour s'enfuir. Et c'est légitime de s'enfuir d'une prison qu'on ne mérite pas.
J 'ai déjà dit à ce propos que je comprenais leur acte car je trouve qu'ils sont en état de légitime défense  face à des arrêtés peut-être légaux, comme l'étaient apparemment  ceux de Vichy, mais au regard des droits de l'homme illégaux et réputés "non écrits" car contraire par exemple aux droits de l'enfant qui ne peut être enfermé.

Ces jours-ci d'autres réfugiés ont tenté à leur tour d'incendier leur geôle et furieux, furibard, le ministre des expulsions publiques s'en est pris à à  certaines ONG qui, paraît-il, les ont encouragé à agir ainsi. A prouver d'abord ! 
Trouver  et prouver que ces arrestations sont contraires aux droits de l'homme ne signifie pas pour autant inciter à mettre feu à des bâtiments abritant ces coupables pratiques.

Mais s'en prendre à ces ONG, comme s'en prendre aux passagers honnêtes qui protestent devant la brutalité des policiers lors d'une expulsion dans l'avion même, voilà qui est déshonorant !

Monsieur Hortefeu, Monsieur Besson, et votre grand inspirateur, Sarko l'ami et le favori des super-riches,  je vous méprise , vous êtes parmi les  figures les plus repoussantes d'un gouvernement tout entier consacré à favoriser les riches et les puissants

Vous allez peut-être poursuivre en justice des hommes et des femmes honnêtes au nom de votre triste cause. Mais je vous le répète dans certains cas comme celui-ci, la prison pour de nobles motifs est un honneur comme ce fut le cas parfois au temps de Vichy.

Non Monsieur Hortefeu et Monsieur Besson,  par vos statistiques inhumaines, par la brutalité de beaucoup de vos auxiliaires, je ne vous considère pas comme des homme de bien mais comme des zéros, humainement parlant ou pire encore.

 


Pour en savoir plus sur le non respect des droits de l'homme dans l'univers carcéral français vous pouvez vous référer à l'article pertinent de Sandrine Féraud.

http://sandrine.feraud.over-blog.fr/article-21756029.html





Yvan Balchoy
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 10:25

 

 

Je m'imagine déjà tout contre toi,
ma bouche
  goûtant un de tes seins,
un de mes doigt
délicieusement  enroulé
dans les circonvolutions de ta toison d'or,
le second
mesurant la douce élasticité
du délicieux arrondi de tes fesses
et nos yeux fermés
 pour mieux savourer
dans un demi-sommeil exquis
 le merveilleux de notre étreinte...
Que c'est bon de nous faire l'amour
tantôt comme un long fleuve tranquile
 tantôt comme un fougueux torrent de montagnes  !






Yvan Balchoy
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 09:34

Sa dignité d'autrefois (du  candidat surhomme) s'efface devant les impulsions capricieuses d'une volonté devenue impuissante à force de négation. C'est un point de rapprochement évident avec le monde démoniaque d'autant plus inquiétant que la dualité psychologique et morale évoquée plus haut, se réalise souvent dans un contexte satanique ; s'agit-il d'une simple hallucination e ou d'une réelle possession ?

Le texte de Dostoïevski donne l'impression d'une ambiguïté voulue, destinée à empêcher le lecteur de trancher d'une façon ou de l'autre. N'a-t-il pas raison ? L'emprise du "Maître de ce monde" sur la vie humaine est à la fois idée et réalité, subjectivité et objectivité, intériorité et extériorité. (1)

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(1) Ce flou, voulu et entretenu savamment par l'auteur, apparaît bien dans ce dialogue pathétique entre Yvan Karamazov et son double diabolique : "La violence avec laquelle tu me nies, dit Satan,  m'assure que malgré tout tu crois en moi. - Pas du tout, je n'y crois pas pour un centième - mais bien pour un milième. Non, je le voudrais bien croire en toi...- Hé, voilà un aveu. Mais je suis bon, je vais t'aider. C'est moi qui te tiens ! Je t'ai conté à dessein cette anecdote pour te détromper définitivement à mon égard. - Tu mens,  le but de ton apparition est de me convaincre de ton existence.-  Précisément, mais les hésitations, l'inquiétude, le conflit de la foi et du doute constituent parfois une telle souffrance pour un homme sensible comme toi, que mieux vaut se perdre. Sachant que tu crois un peu, je t'ai raconté cette anecdote pour te livrer définitivement au doute.Je te mène entre la foi et l'incroyance alternativement, non sans but. C'est une nouvelle méthode. Je te connais ; quand tu cesseras tout à fait de croire en moi tu te mettras à t'assurer que je ne suis pas un rêve, mais que j'existe vraiment, alors mon but sera atteint." (Les Frères Karamazov, page 674-675)
-------------------------------------------------------

Dans la perspective de notre auteur, Satan est en effet l'être le plus dépourvu de personnalité au sens positif de ce terme. Nul n'est plus ancré dans sa propre négation, nul n'est plus assoiffé de vide que celui qui se proclame orgueilleusement le "Prince de ce monde", mais ne règne en vérité sur sur le néant. Entre le "moi" spontané du pauvre révolté et le "moi" de Satan existe une telle similitude que le terme "possession" n'est pas excessif.

L'aspiration au néant, la soif d'auto-destruction qui caractérise le "révolté" se rythme et s'articule sur la révolte satanique qui mène au suicide et à la folie. (1)

 

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(1) Rappelons ici la comparaison esquissée avec Bernanos, en cette étude, page,  à propos du rapport en Satan et les damnés.

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(à suivre)


Yvan Balchoy
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 09:04

ESSAI DE SOLUTION

Karl Barth et Bonhoeffer éclairent chacun à sa manière le délicat problème des relations entre Foi et Religion.

Barth a le mérite d'avoir bien exprimé le caractère positif de la Révélation de Jésus-Christ qui est bien plus que cristallisation des aspirations humaines non satisfaites naturellement. Mais son pessimisme concernant la nature humaine nous paraît excessif.

Bonhoeffer a bien compris l'impasse où menait le "transcendantisme" excessif de K. Barth. Plus attentif aux signes de notre temps, il perçoit dans la crise "séculariste" un appel à retrouver la substance même de la Foi chrétienne, altérée par sa compréhension "religieuse". Le théologien allemand a bien compris le caractère irréversible de la crise moderne. La solution religieuse s'enracinant dans la faiblesse de l'homme a pu nourrir l'espérance de générations démunies devant les mystères de l'existence. Mais la civilisation technique, où l'homme se découvre responsable de son destin, ruine définitivement le "dieu-religieux". Raison de plus de revenir au Christ
venu révéler un Dieu compromis au coeur même de l'humain, un Dieu qui, loin de balayer les obstacles devant les siens, leur demande de s'asssocier à sa souffrance pour le salut de l'humanité toute entière.

Dans quelle mesure pouvons-nous suivre K. Barth et Didtrich Bonhoeffer.

Le rejet de la religion nous met sans doute mal à l'aise. Encore faut-il dépasser notre sensibilité écorchée pour aborder le fond du problème. Vatican II, parlant de la religion en général et des religions reconnaît le caractère inédit de la crise religieuse moderne :

     -"Refuser Dieu ou la religion, ne pas s'en soucier, n'est plus comme en d'autres temps, un fait exceptionnel, lot de quelques individus. Aujourd'hui, en effet, on présente volontiers un tel comportement comme une exigence de progrès scientifique ou de quelque nouvel humanisme (Lum. Gent. 7)

Loin de vouloir dissocier Foi et Religion, des chrétiens semblent parfois souhaiter, comme l'historien Toynbee, un front commun des religions contre l'athéisme. Sans aller jusque là, Vatican II est attentif aux valeurs positives des grandes religions non chrétiennes.

     -"L'Eglise catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions diverses. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu'elle même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine les hommes. (Rel 2)

       
(à suivre)



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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 08:27
Tout se passa comme prévu, et, un quart d'heure plus tard, tous trois se retrouvèrent dans la remise poussiéreuse.Le commissaire Prinz s'empara avec circonspection de la statuette, la soupesa longuement, la secoua légèrement, la porte à son oreille pour entendre un tic-tac éventuel. Puis il la remit au frère hôtelier.

     -"Je suis d'avis de laisser cet objet ici, déposez-la dans un coin sous deux ou trois sacs de sable. Nous ne la prendrons pour analyse qu'après le coup de téléphone que vous donnerez, monsieur Mignolet, demain à 20 H 30.

Maintenant séparons-nous et faisons comme si rien n'était ; de toute façon vos "invités" quittent la communauté ce soir vers 18 h 30. Bien entendu, nous allons les suivre discrètement pour pouvoir les cueillir sans problème, quand le moment sera venu.

Tous trois retournèrent à la Communauté par un chemin différent.

Ils ne se virent plus du reste de la journée, sauf pour un "au-revoir", rapide et plein de soulagement pour eux, aux envoyés du LOTUS. Au souper, Ghislain ne vit pas son amie.

Cela ne l'inquiéta pas outre mesure ; Marthe souvent ne mangeait pas le soir.

Après le repas, il revint à sa cellule pour commencer à rassembler quelques effets en vue du grand départ.

Soudain, il ressentit un besoin impérieux d'aller voir son amie. Il n'était pas encore neuf heures du soir.

Il s'en alla frapper à la porte à côté. Personne ! Où donc était-elle passée ? Inquiet, il s'en alla vite dans les quelques locaux communs où il pouvait espérer la rencontrer, mais ce fut en vain. Il eut beau interroger ecelles et ceux qu'il rencontrait, ce fut en vain. Personne ne l'avait vue.


(à suivre)



Yvan Balchoy

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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 22:15

 

 

 

 

C'est la course,

 

on le voit à ta frimousse,

 

partagée entre la passion

 

et l'insatisfaction.

 

Il te faut d'abord choisir

 

à n'en plus finir

 

de souffrir.

 

Enfin les voilà

 

devant toi

 

les sept lauréats

 

échappés au nirvana.

 

Bien alignés contre tes murs,

 

ils ont fière allure.

 

Déjà tu penses à les habiller

 

pour permettre à nos yeux émerveillés

 

de mieux reconnaître à travers leur beauté

 

ta plus secrète intimité.

 

... ...

 

 

Centrer ce point ...

 

encadrer le plateau

 

pour le rendre encore plus beau

 

mettre en évidence le retrait

 

...

 

 

Singe à deux tête

 

Folio

 

 

Voici venu le jour de l'exposition

 

des Constellations,

 

Voici enfin l'instant de la séduction !

BRAVO !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 22:10

 



 



A midi, sous la pluie

 



Amsterdam brille,

 



en tous ses canaux

 



Réunis en anneau

 



qui nous accueillent

 



dès son seuil

 



Bien rangées

 



le long des quais

 



les voitures

 



semblent un peu perdues

 



dans ce moyen-âge

 



toujours à la page

 



En revanche

 



Les bateaux en cadence

 



un peu partout se balancent

 



pour nous rappeler

 



 avec fierté

 



qu'eux seuls

 



sont parfaitement chez eux.

 



Dans cette ville aquatique

 



chaque rue  ressemble à un pont

 



meublés de maisons

 



 



 A la gare centrale

 

 



à l'arrière un peu banal

 



que de problèmes pour faire halte

 



Il suffit de traverser le tunnel

 



pour que toute la ville étincelle

 



Le long des quais

 



des milliers de vélos

 



la plupart vieillots

 



attendent bien rangés

 



le retour de leur propriétaire

 



au soir d'une journée ordinaire



                                                                               (à suivre)

 

 

 

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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 11:37

 

 

 

 

 

Tu n'es pas besoin d'être riche

 

 pour nous enrichir

 

 

 

Tu n'as pas besoin de paraître

 

pour être

 

 

 

Tu n'as pas besoin d'être jeune

 

pour être neuve

 

 

 

Tu n'as pas besoin d'être célèbre

 

pour être géniale

 

 

 

Tu n'as pas besoin d'être "cultivée"

 

pour avoir de l'esprit

 

 

 

Tu n'as pas besoin d'être nue

 

pour nous faire rêver

 

 

 

Tu n'as pas besoin de clinquant

 

pour être élégante

 

 

 

Tu n'as pas besoin de beaucoup de mots

 

pour nous donner l'essentiel

 

 

 

Tu n'as pas besoin de quitter le banal quotidien

 

pour nous offrir la plus fantastique des réalités

 

 

 

As- tu besoin de moi, ma mie ?


 

 

 





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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 11:05
Selon Bonhoeffer, le Christ crée en non non pas un type d'homme, mais l'homme tout court. Il nous révèle qu'il n'est pas naturel à l'homme d'être "humain jusqu'au bout."

Ce n'est pas l'acte religieux qui fait le chrétien, mais sa participation à la souffrance de Dieu dans la vie du monde.

Une lettre de juillet 1944 précise le sens de la Foi au Christ en un monde sécularisé :

     -"C'est en vivant pleinement la vue terrestre qu'on parvient à croire. Quand on a renoncé complètement à devenir quelqu'un - un saint, ou un pécheur converti, ou un homme d'église (ce qu'on appelle une figure de prêtre), un juste ou un injuste, un malade ou un bien-portant - afin de vivre dans la multitude des tâches, des questions, des succès et des insuccès, des expériences et des perplexités - et c'est cela que j'appelle : vivre dans le monde, alors on se met pleinement dans les mains de Dieu, on prend au sérieux non ses propres souffrances mais celles de Dieu dans le monde, on veille avec le Christ à Gethsemani ; telle est, je pense la foi, la metanoïa : c'est ainsi qu'on devient un homme, un chrétien. (cf. Jér. 45) Comment les succès peuvent-ils nous rendre insolents ou les insuccès nous troubler si, dans la vie terrestre, nous souffrons de la souffrance de Dieu ? (page 170)"

Et l'Eglise ?  Elle devrait être l'incarnation même de la vie pour les autres au lieu de lutter uniquement pour se maintenir en vie comme si elle était son propre but.

Bonhoeffer se fait ici sévère.

L'Eglise est devenue incapable de porter la Parole réconciliatrice et rédemptrice pour les hommes et le monde. Elle doit subir cette mutation profonde.

Il est vain de lui donner un nouveau visage en remodelant son organisation institutionnelle. D'ici une vingtaine d'années, pense-t-il,  l'Eglise parlera un langage nouveau, peut-être tout à fait a-religieux, mais libérateur et rédempteur comme celui du Christ ; ce sera le langage d'une justice et d'une vérité nouvelle qui annoncera la réconciliation de Dieu avec les hommes et l'approche de son Royaume.
       
(à suivre)



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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 22:39
La majorité n'a pas le droit d'imposer sa connerie à la minorité. [Georges Wolinski]
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