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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 09:49

 

b) LE REFUS DE LA REVOLTE

 

Le refus est fréquent dans l'univers Dostoïevskien. Le romancier en fait pourtant davantage la critique par les descriptions ravageuses du mal qu'elle opère qu'à travers la peinture de quelques personnages dont la vie se déroule sous le signe du consentement.

 

A ce point de vue, comme il a été déjà dit, l'ensemble de l'oeuvre peut donner une impression d'échec.

 

Les personnages "négatifs" abondent et semblent écraser les quelques héros positifs.  Certains ont cru déceler en cela une condamnation de la vraie liberté.

 

N'est-ce pas plutôt une vérité qui, pour désagréable qu'elle soit, éclate continuellement dans vie de l'humanité.

 

Combien d'hommes accèdent en fait à la maturité et à la sérénité psychologique qu'exige la liberté authentique ?

 

Il convient aussi de se rappeler que la tournure d'esprit du grand écrivain russe le poussait à attaquer plutôt qu'à défendre, à percevoir mieux les déficiences de ceux qu'il combattait que les qualités de ceux dont il épousait la cause. Il a  déjà été fait allusion à l'espect combattif de son apologétique. (1)

 

----------------------------------------------

(1) Cf cette étude, page...

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Un examen attentif de son attitude face aux révoltés en révèle la complexité.. Ce qui est sûr, c'est que jamais Dostoïevski n'a remis en question la nécessité de passer par la forme initiale de la liberté, centrée sur le choix, avant de prétendre accéder à sa forme finale. (2)

 

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(2) cf. l'analyse du"Sous-Sol" en cette étude, page..---

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La prise de conscience de la puissance que nous donne la libre volonté crée en l'homme une sorte de vertige, tant est grand le destin qu'elle lui fait découvrir. Il pressent tout d'un coup tout ce qui l'élève au-dessus de l'univers inanimé qui l'entoure.

 

Mais ce monde étranger ne cesse de provoquer sa liberté, en lui apparaissant comme une menace permanente, un "mur" : s'il refuse de capituler devant la nécessité et prétend assumer lucidement sa liberté, l'homme éprouve tout d'abord le besoin de repousser, voire de nier ce monde qui lui paraît hostile.

 

Ce mouvement de révolte s'avère souvent dans un premier temps créateur (3) il "aiguise" la conscience comme le note le locataire souterrain.

 

------------------------------------------------

(3) Cf. l'explication que Berdiaëv donne à l'expression artistique de la Renaissance. Après l'oppression relative du Moyen-âge, l'homme se révolte contre son passé, semble jouir d'un pouvoir créateur extraordinaire.

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Le révolté risque à la longue de s'en griser, de s'y jeter avidement en recherchant non plus la liberté comme telle, mais ce refus, cette révolte. A cette tentative subtile succombent bien des "héros" dostoïevskiens. C'est ainsi que débute le drame de la plupart de ses romans. La liberté première n'est pas un but mais un moyen.

 

 

 

 

 

(à suivre)


Yvan Balchoy
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 09:58

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Aujourd'hui est l'anniversaire d'une personne qui me rappelle une  rencontre évènement qui a bouleversé ma vie de bonheur. C'est vrai que cette rencontre avait  déjà des racines très anciennes et très significatives dans ma vie d'autrefois. Jamais je n'avais perdu espoir de retrouver ce bel amour disparu.

En ce jour je veux rendre grâce à la Vie et à Qui la représente si bien à mes yeux du bonheur que je vis jour après jour depuis plusieurs année !

 

 

 

Yvan Balchoy

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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 09:28

La porte de Marthe résistait toujours, malgré les nombreux efforts de Ghislain, insensible aux regards sévères ou méprisants qui l'entouraient. Tout à coup, il sentit une main qui se posait sur son épaule droite. Croyant avoir affaire à ces "curieux" qui l'encerclaient plus entreprenant les uns que les autres, il se tourna brusquement, le visage en colère, pour ... tomber sur son amie, dont le visage, tendu et inquiet, se demandait le pourquoi du comportement brutal de son ami.

 

Ce dernier gêné ne put que bredouiller :

 

     -"Excuse-moi, chérie, mais j'ai eu tellement peur pour toi, et comme je te croyais dans cette pièce, je t'imaginais meurtrie, blessée ou pire encore.

Terrible la cruauté et l'inhumanité de ces pseudo-idéalistes. Si la statue s'était trouvée dans la chambre du Grand Maître, il n'y a pas que lui qui aurait été tué, des dizaines de frères et de soeurs auraient péri avec lui."

 

 

 

     -"Il faut oublier tout cela, Ghislain, terminons nos bagages, je vais me renseigner sur l'heure des bus vers la gare la plus proche et, ce soir ou cette nuit, si tu le veux, nous reprendrons doucement le chemin de la Belgique.

Le frère hôtelier a décidé, pour nous remercier de notre collaboration, de  nous donner un petit pécule, juste de quoi tenir quelques jours et payer nos frais de déplacement. Si tu es d'accord, nous irons prendre congé des responsables de la communauté vers quatre heures, c'est du moins ce que m'a conseillé le secrétaire particulier du Grand Maître."

 

Ils se séparèrent pour terminer leurs bagages. Ce fut vite fait pour Ghislain qui avait déjà commencé tout à l'heure. Il s'en alla faire une dernière promenade dans le parc et, bien entendu, s'approcha de la remise.

En fait de remise, il ne restait plus qu'un sol noirci et brûlé, autour duquel se pressaient frères curieux et policiers nerveux qui fouillaient le sol, prenaient des mesures et faisaient tout leur possible pour écarter les gens non nécessaires.

 

Tous les arbres dans un rayon d'une vingtaine de mètres, étaient totalement ou partiellement par terre, certains d'entre eux, totalement carbonisés. Un banc qui faisait face à la remise avait été projeté à plus de dix mètres et gisait  risé au pied d'un arbre préservé. 

 


 

 

 

(à suivre)



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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 22:05

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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 19:31

Le Patriotisme, c'est l'amour des siens.




Le Nationalisme, c'est la haine des autres.

 

 


  Très juste ! Entendu ce matin à la radio !

 

 

 

 

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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 18:55

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 19:02

 

 

Tu me conduis vers l'égalité

 

 

dans ton quartier bariolé

 

 

si riche de diversité

 

 

où beaucoup en quête d'identité

 

 

sont privés des papiers

 

 

qui ici permettent d'exister.

 

 

au lieu de subsister

 

 

 

 

Tu me conduis vers la liberté

 

 

de ceux qu'on met de côté

 

 

pour ne pas les cotoyer

 

 

Déracinés du monde entier

 

 

politiquement baillonnés

 

 

ils sont libres de consommer

 

 

mais surtout pas de revendiquer.

 

 

 

 

Tu me conduis vers la fraternité

 

 

chez toi couleur de café au lait

 

 

Au-delà de l'étalage des particularités

 

 

s'ébauche une esquisse de solidarité

 

 

souvent pétrie d'agressivité

 

 

chez ce peuple dispersé

 

 

qui dans notre société

 

 

est le vrai excommunié

 

 

 

 

Mais c'est d'abord vers l'amour

 

 

tout court

 

 

que tu me conduis

 

 

en ce bel aujourd'hui

 

 

et j'accours ....

 

 

Avec toi je serai plus solidaire

 

 

de tous mes frères

 

 

témoins révoltés

 

 

d'une égalité,

 

 

d'une fraternité

 

 

d'une liberté

 

 

pour nous tous à réinventer.

 

 


Yvan Balchoy

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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 18:33

 

 

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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 14:59

 

Quand dans un pays une communauté s'arroge de ne pas apprendre même modestement la langue de la région où il vit,


Quand la majorité numérique d'une communauté ne veut pas  respecter les droits que l'Union Européenne  accorde a toute minorité comme celle des francophones de Flandre et sans doute des flamands de Wallonie ou de Bruxelles,


Quand dans un musée on visse systématiquement une plaque  de bois pour cacher une autre langue,


Quand à Oostende ou même à Bruxelles  un restaurant affiche seulement ses plats en français,



Il y a quelque chose de pourri dans le Royaume de Belgique ! Il est temps de tous nous resaisir !


 

 


Yvan Balchoy

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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 14:52

 

 

 

 

Envie de t'embrasser

Besoin de me hausser

 

Envie de t'enlacer

Besoin de te délasser

 

Envie de te caresser

Besoin de me dépasser

 

Envie de te faire l'amour

Besoin d'attendre ton jour

 

Envie de jouir

Besoin de te séduire

 

Envie de toi

Besoin de m'assumer moi





Yvan Balchoy
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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 10:57

J'ai eu la chance de trouver, l'an passé, dans un cinéma d'art et d'essai de Mons, dès son arrivée en Belgique le film "WELCOME" qui décrit quelques aspects de la vie des migrants à Calais.

Ce film est réaliste et sous un certain angle, on pourrait le qualifier d'excellent documentaire sur la difficulté de vivre des migrants issus le plus souvent du Moyen Orient qui tentent de gagner la Grande Bretagne, considérée par eux comme un Eldorado à partir d'une France qui fait tout pour les en dissuader et même les ramener, si possible dans leur pays.

Si l'attitude du gouvernement français, qui est d'ailleurs une traduction des
consignes d'une Europe politique qui me déplaît de plus en plus; est à juste titre critiquée en ce film, ce n'est pas sous le signe d'une odieuse caricature. Les policiers font leur boulot sans état d'âme et dans sa confrontation à un commissaire qui le met en examen on a l'impression que le maître nageur, ami et complice des migrants est traité avec des circonstances atténuantes par le policier. Il est néenmoins mis en examen et sous la menace d'une peine de cinq ans de prison pour aide illégale à des illégaux "sans papier". Ceci nous rappelle une très triste époque de la France du siècle passé.

Mais ce film n'est pas seulement un documentaire,  la fiction qui l'habille lui donne vie et émotion. Ce maître nageur donne des leçons à un jeune irakien kurde qui, il le comprend peu à peu, se perfectionne en natation pour rejoindre sa fiancée en Grande Bretagne. Ce jeune a essayé en vain de réaliser son projet par la voie classique des camions.

Le maître nageur qui l'héberge à la grande fureur de certains de ses voisins, tente en vain de le dissuader et devant l'entêtement du jeune homme se résigne à tenter d'en faire un champion de natation capable de nager dix heure dans une eau à 10 °.

Averti que la famille de la jeune fille veut la marier de force à un cousin et conscient qu'il n'a pas d'autre moyen, le jeune tente deux fois la traversée à la nage.
La première fois, il est repêché à bout de forces par un bateau pécheur qui le ramène à la police française. La deuxième fois, il échoue et se noie pour échapper à un bateau de police britannique à quelques centaines de mètres de la côte anglaise.

Je pense que cette fiction fait, de ce qui aurait pu être un excellent documentaire sur le migrants du Pas de Calais, un très beau film qui émeut et nous révolte à juste titre contre l'Europe de Barroso, forteresse d'injustice et une France qui sous Sarkosy et ses valets fait souvent une triste farce des droits de l'homme qu'elle veut prêcher et imposer à tant de pays du monde dont cet Irak et cet  Afghanistan , d'où viennent tant de migrants qui fuient  un malheur dont nous sommes en grande partie responsables.


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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 10:27

 

 

 

  Certes les femmes sont souvent, comme le note Berdiaëv, résignées ou soumises à des passions destructrices, mais on trouve souvent chez elles cette humilité du coeur qui, chez notre auteur, constitue une forme supérieure de liberté.


Quelle différence, par exemple,  entre l'attitude de Sonia et celle de son père Marmeladov ? Ce dernier n'est pas méchant homme, les bonnes intentions ne lui manquent pas ; il est capable de tenir des propos sensés sur Dieu et sa miséricorde infinie, mais, ivrogne invétéré, il fait le malheur de sa famille, tant son vice pris le pas sur sa personne. Il n'y peut rien : "tel est son caractère." (1)


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(1) "Crime et châtiment", page 52-53

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Marmeladov accepte tout ce qui se présente à lui, le bien et le mal au fur et à mesure qu'ils lui apparaissent. A première vue, il semble humble, mais ce n'est qu'un faible.


Dépersonnalisée en effet, l'humilité devient humiliation abjecte et masochisme. Loin de souligner la personnalité elle ridiculise et pousse à l'abjection. (2)  Marmeladov et ses émules ne sont que des êtres sans ressort, de simples "touches de piano", selon le vocabulaire du "Sous-Sol", tout juste bons à servir de matériau ethnographique aux théories socialistes qui n'auraient évidemment aucune peine à les grouper en une énorme " fourmilière".

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(2) "Crime et châtiment", page 61. Marmeladov se traite lui-même de porc.

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Lorsqu'en 1854, il écrivait "Le Sous-Sol", Dostoïevski pensait certainement que tant qu'un individu n'a pas connu le moment de la négation, il reste spirituellement un enfant incapable d'accéder à la réussite personnelle. (3)


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(3) Cf Cette étude, page...

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L'a-t-il pensé jusque la fin ? Oui, sans doute, même si, contrairement à ce que pensait Chestov, il a dépassé le pur négatif de la révolte de l'Homme Souterrain".  (4)


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(4) CF. N. Chestov : "Philosophie de la tragédie", Pleïade, 1926, page 103

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(à suivre)


Yvan Balchoy
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 15:03

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DES QU'UNE PERSONNE CONNUE VIENT AU JARDIN, CHARMANTE ELLE ACCOURT

 

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  JULIE, QUI A SANS DOUTE DEPASSE LES 80 PRINTEMPS,  ADORE GOUTER AUX CHAUSSURES DE SES AMI(E)S

 

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DE NOVEMBRE A AVRIL JULIE DORT PAISIBLEMENT, PARFOIS JE L'ENVIE

 

 

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SES ANCETRES VIVAIENT SANS DOUTE DEJA AU TEMPS DES DINAUSAURES

 

 

 

 

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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 11:31

 

Ghislain s'en retourna à sa cellule, il frappa à la porte de son amie, mais elle ne répondit pas. Rendu prudent par ce qui lui était arrivé la veille, il n'insista pas et retourna chez lui où il commença par faire descendre de dessus l'armoire la vieille valise qu'on lui avait donné à Lozère.


Au moment où il souleva son couvercle, un bruit épouvantable se fit entendre, tandis que les vitres de sa cellule volaient en éclat.


Légèrement blessé à la main droite et au front, il courut à la fenêtre. Une épaisse fumée noire s'élevait du petit bois derrière laquelle se situait la remise où on avait entreposé la statuette. La charge déposée par les bandits devait être assez forte, puisque, malgré les sacs de sable, elle avait réussi à détruire des vitres à plus de cent mètres.


Brusquement, en regardant le sang qui lui maculait les mains, il pensa à Marthe, et oubliant sa réserve de tout à l'heure, il fit tourner le loquet de la porte pour y entrer. Cette fois, la porte résista, elle était fermée à clef. Marthe était-elle dedans et dans quel état ? Il se mit à crier de toutes ses forces.


     -"Marthe, Marthe, ouvre-moi, je t'en prie, tu n'es pas blessée au moins, réponds-moi."



Affolé par son silence, ne pensant même plus qu'elle pouvait être absente, il l'imaginait inanimée, ensanglantée au milieu de la chambre ; il tenta en vain d'ouvrir la porte avec sa propre clé, puis, prenant un mètre de recul, il tenta de faire sauter la porte.


Plusieurs frères, qui étaient sortis  de leur chambre, le regardaient avec une méfiance à la limite de l'hostilité.


Un peu partout dans les couloirs, on entendait des gens courir, d'autres discuter à voix haute ; de même des voix un peu assourdies provenaient du parc où des flammes de plus en plus hautes s'élevaient vers le ciel.

 

 

 

(à suivre)



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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 11:10

 

 

Pour nous guider  vers la liberté, nous avons une norme universelle et éternelle, la loi du Christ  (1), un signe intérieur, la joie. 


Dostoïevski a été particulièrement sensible à la valeur indicative de la joie, perception organique (2) de l'harmonie cosmique au sein de la nature (3)


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(1) Cf. le troisième section de cette étude, page...

(2) Précisons qu'organique" ne signifie pas ici physiologiste, mais vise la vie en sa totalité.

(3) Rappelons-nous l'hymne au Dieu de la joie de Dimitri Karamazov acceptant une lourde condamnation, alors que légalement, il est innocent.

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Elle seule vient à bout des faux attraits que revêt souvent la nécessité. La joie n'est pas seulement signe de liberté, elle est liberté en son essence parce qu'elle est liée indissolublement à la vie divine ; elle révèle à l'homme qu'il n'est pas une "entité" perdue dans un ensemble qui l'écrase, mais une personne engagée dans une solidarité sans limite avec d'autres personnes et qu'elle est pourtant elle-même, puisque reliée à Dieu grâce au Don de la liberté que lui vaut son attitude d'accueil à la totalité de l'être.




c) REFLEXIONS SUR LA DIALECTIQUE DE LA LIBERTE HUMAINE


Il nous reste à réfléchir sur l'essence même de cette volonté située, semble-t-il, à la racine même du comportement humain. Pour confirmer ce que nous avons découvert jusqu'ici, nous chercherons à voir comment les données analysées jusqu'ici s'intègrent aux éléments plus réfléchis et synthétiques de la pensée de Dostoïevski, fournis dans le "Journal d'un écrivain" et par les Carnets ou notes personnelles.



1) SOUMISSION PASSIVE


Envisagés en fonction de la liberté, un certain nombre de personnes apparaissent comme de pauvres épaves ballottés sous l'influence de toutes sortes de pressions contradictoires. Ils subissent la réalité sans l'assumer. Soumis à la "raison raisonnante" du 'RASSOUDOK", certains d'entre eux pourrissent dans le mal, entraînés par leur milieu. Parmi eux, également de "braves gens" mais surtout des êtres insignifiants.

Ils peuvent pourtant jouer à l'occasion un rôle relativement important mais toujours passif.


On discute aujourd'hui sur l'appartenance du monde fémiinin à cette catégorie. Berdiaëv le pensait. (1)  Paul Evdokimov fait à ce propos un certain nombre de réserves qui me semblent tout à fait  justifiées. (2)


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(1) Nicolas Berdiaëv : 'L'esprit de Dostoïevski."

(2) Paul Evdokimov : Gogol et Dostoïevski ou la descente eux enfers, Desclée de Brouwer, Bruges 1961, p.

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(à suivre)


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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 21:19

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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 10:17

William Blake, il y a plusieurs siècle nous avait prédit son influence sociétale :

 

 

"ON DEVIENT CE QUE L'ON REGARDE."

 

Et bien , je ne crois pas que celui qui passe son temps à regarder TF1 où comme l'a dit Patrick Le Lay : " Il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation (...) de le détendre pour le préparer entre deux messages.",deviendra à la longue le même que celui qui regarde la 5 ou même ARTE (sans que je considère néanmoins cette chaîne comme toujours dénuée d'apriori)


TF1 n'est n'est guère plus, comme un journaliste l'a dit ce matin,  qu'un "colonisateur" de cerveau et à mon avis dans le sens le plus péjoratif. Je vous rappelle à ce propos la magnifique chanson de Jean Ferrat.

Oui, cette Télé, cette "télécratie" qui nous occupe tant de temps est aussi un veste miroir du meilleur mais aussi du pire de nous ; elle nous révèle aussi parfois notre meilleur mais le plus souvent notre pire.

A nous de tenter à rester maître de ce bel engin monopolisé trop souvent par des marchands de fric et de l'inculture.

Yvan Balchoy
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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 09:57

Dans la petite cabine téléphonique, Ghislain introduisit, les mains tremblantes la pièce d'un franc dans la fente prévue à cet effet, il dut s'y reprendre à deux fois pour arriver à appeler le bon numéro.

 

La sonnerie ne se fit attendre qu'au bout de quelques secondes. Il lui fallut laisser passer six sonneries avant qu'une voix impatiente ne lui dise :

 

     -"Allo ! Qui est-ce ?"

 

 

Ghislain se contenta de répondre : "Le chien est dans la niche." avant de raccrocher.

 

Au retour de la cabine, il alla à la rencontre du frère hôtelier qui l'attendait à quelques pas.

 

     -"Et bien, ça a été plutôt rapide, je n'ai pratiquement entendu qu'un "Allo", il a raccroché de suite. Je suppose que la police sait à qui appartient ce numéro."

 

     -"En fait, c'est celui d'une station-service ; apparemment son responsable est une simple courroie de transmission. Il s'agit du pompiste et il est sans doute innocent. On lui a dit que si quelqu'un lui téléphonait : "Le chien est dans sa niche", il devait mettre une loque rouge à une de ses fenêtres. Il croit que c'est un pari ou une sorte de farce. Vous voyez, nous ne sommes beaucoup plus avancés qu'au début.

 

A présent, si je peux vous donner un conseil, c'est celui de préparer vos bagages, car demain vous pourrez tous deux nous quitter.

A propos, Monsieur Mignolet, je crois que la police française va avertir son homologue belge pour rassurer votre famille. On aurait pu le faire un peu plus tôt, mais on a préféré attendre pour ne prendre aucun risque de fuite qui aurait pu parvenir aux conspirateurs avec toutes les conséquences qui auraient pu en découler.

 

Je pense que le service de déminage de la police française sera ici d'ici une petite heure pour observer de plus près cet engin et nous en débarasser avec le plus de précautions possibles."

 

 

(à suivre)



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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 21:22

 

 

Celle, chaleureuse à souhait ou plutôt scandaleuse entre le président de la République française et le président d'un état qui depuis 40 ans se moque des décisions de l'ONU,  occupe d'une façon illégale une terre qui n'est pas la sienne, en particulier Jérusalem Est annexé par Israël comme ça s'est fait tellement en Europe entre 1939 et 1945.


J'aurais voulu publier ici l'accolade chaleureuse de ces deux hommes,  vue à la TV, cette embrassade qui justifiait en quelque sorte le massacre horrible de Gaza, mais je n'ai trouvé aucune photo


Si n'importe quel état de la planète avait commis vis à vis d'un autre peuple les méfaits accomplis par les sionistes, il serait mis au ban des nations; non seulement on lui refuserait tout aide économique ou militaire mais ce serait tout à fait normal de lui appliquer les pénalités qu'on a appliquées parfois très durement à d'autres peuples comme la Yougoslavie, l'Irak et à présent l'Iran.


Ce n'est pas parce que l'état sioniste est un état à dominante juive et que nous avons sur notre conscience, nous les européens, un des plus grands génocides de l'histoire, celui des juifs européens, avec celui des Indiens d'Amérique, que nous devons nous écraser devant les crimes sanglants de cet état qui ne mérite pas de subsister tel quel dans la communauté internationale.


Si Israël refuse dans la pratique comme il le  fait depuis 40 ans de donner aux Palestiniens les territoires volés en 1967, il faut cesser de reconnaître l'état sioniste comme un état légal et le remplacer par un autre état bi-national dirigé sur pied d'égalité par des juifs moins arrogants et plus humains que ceux qui dirigent actuellement Israël et des Palestiniens acceptant de vivre en paix avec des juifs animés comme eux d'une nouvelle mentalité de cohabitation.


Si Israël refuse à la fois les deux états dans la configuration de 67 et un état bi-national, c'est à la communauté internationale d'imposer une de ces deux solutions en cessant d'aider Israël militairement et économiquement. Dès lors cette colonie conjointe des USA et de l'Union européenne ne tiendra pas six mois.


Oui le juifs ont autant que les arabes le droit de vivre sur la terre sainte mais pas  comme comme les Afrikaner de l'Afrique du Sud.

 

Pour cela il faut qu'ils détruisent cette  caricature de démocratie qu'est l'Etat actuel d'Israêl qui me fait penser à la Cité d'Athènes qui se disait démocratique avec des milliers d'esclaves représentés aujourd'hui à mes yeux par les Palestiniens traités souvent comme des chiens qu'on peut tuer comme des lapins, dont on peut détruire les maisons, les champs d'olivier, qu'on peut séparer entre eux par un mur raciste et xénophobe.


Non Monsieur Sarkosy, il ne suffit pas de faire de beaux discours sur les conditions de paix entre juifs et arabes et en même temps  à travers vos actions renforcer un des états les plus racistes de notre monde moderne. Dans le domaine international comme au plan de la France, vos paroles sont parfois un peu semblables à celle d'un Abbé Pierre mais vos actes d'aide militaire et économique à un des derniers états coloniaux de notre terre sont inacceptables.

Il faudra un autre Président français que vous, un autre Union Européenne, que celle de Barroso,  qui dirait-on, cherche presque à imposer Israël en son sein, ce qui serait une infamie,  pour espérer voir naître dans la réalité la paix juste entre ces cousins sémites que sont juifs et arabes, sous la pression et l'aide à la fois ferme et amical des autres nations pacifiques de notre humanité.

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 19:06

Quand tu es baiser

j'en ai jamais assez

 

Quand tu te fais porc-épic

j'ai envie de devenir moustique

 

Quand tout contre moi tu dors

j'ai envie de te serrer si fort

 

Quand l'inspiration te visite

c'est toute l'humanité qui t'habite

 

Quand tu es froideur

Mon Dieu que j'ai peur

 

Quand tu es silence

ta présence est immense

 

Quand tu es parole

mon coeur s'envole

 

Quand ton visage est émotion

tout en moi est illumination

 

 

   

                                              Dinant, 23h11                                

                                                                          Loin de toi et pourtant tellement avec toi !



Yvan Balchoy
Yvanbalchoy13@gmail.com
http://www.poete-action.ultim-blog.com 

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