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poesie-action

Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 20:07

 

 



Je marchais perdu dans mon désarroi,


 

 

Quand soudain tu surgis devant moi.


 

 

D'un zeste de ton sourire,


 

 

Tu en vins à me séduire.


 

 

En me confiant tes intimes sonnets,


 

 

Tu m'introduisis en ton jardin secret,


 

 

Où, magicienne crépusculaire,


 

 

Tu projetas sur ma vie ta clarté lunaire.


 

 

Depuis lors mes rêves d'antan


 

 

Me chantent au présent.


 

 

Par toi je sais à jamais que le temps


 

 

N'a pas de prise sur l'instant.

 


 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 10:56

 

 

 

 

 Enfin, sous une pluie fine et, somme toute, pas désagréable, Ghislain refit à l’envers son chemin de tout à l’heure et revint dans la rue de l’amie de Marthe. Cette fois, dès qu’il eut sonné, des pas rapides lui révélèrent de suite que la maison cette fois était habitée. La porte s’ouvrit avec force et l’amie de Marthe, un grand sourire au visage, l’accueillit chaleureusement.

 

Entre, ami Ghislain, Marthe arrive de suite, elle a beaucoup travaillé à son atelier ce matin et cet après-midi. Un bon café t’attend. Je pense qu’elle a envie de te montrer son travail actuel.

Dans le salon, très sobre de son hôtesse, Ghislain s’assit gauchement dans un fauteuil étroit face à une petite table sur laquelle on avait disposé trois tasses et sous tasses blanches,  une cafetière argentée, vieux modèle mosan en argent et sur une petite assiette multichrome quelques biscuits assortis.

 

L’attente de son amie ne fuit sans doute pas longue, mais elle lui parut une petite éternité. L’amie de Marthe s’était éclipsée discrètement et le biologiste se demandait en lui-même de quelle manière il allait aborder son amie,  un peu inquiet de son dernier contact avec elle où elle lui avait en quelque sorte laissé transparaître que sa patience ne serait pas éternelle.

 

« Coucou », me voici, salut Ghislain, content de te voir bien à l’heure et apparemment bien dans ta peau.

Marthe, souriante, était vêtue d'un vieux jeans délavé assorti à un pull jaune orange qui lui allait fort bien.

 

Veux-tu une tasse de café pour commencer. Parle-moi un peu de ta vie au bureau ! Cela va-t-il mieux avec ton voisin grincheux ? »

A vrai dire, la conversation démarrait sur ce que Ghislain avait le moins envie d’entreprendre. Il murmura un "pas mal" très peu enthousiaste faisant ainsi comprendre à son amie qu'il n'avait pas envie d'aborder ce sujet.

 

L’institut de Gembloux, moins il y pensait, mieux il se portait.

 

Ce jour-là, il avait envie d’un moment d’intimité avec Marthe, d’y voir plus clair sur ses intentions à elle car lui-même avait de la peine à y voir clair en lui.

Certes, il voulait passionnément vivre à temps plein avec son amie artiste, mais sans pour autant rompre avec Ria et surtout ses enfants auxquels il était très attaché. Pas très logique tout ça !

 

En buvant elle aussi, Marthe trancha son dilemme en invitant son ami à visiter son atelier pour lui monter ses dernières œuvres sur lesquelles elle comptait beaucoup pour participer à une exposition dans une petite galerie d’art au centre.

 

Ce ne serait donc pas aujourd’hui qu’on aborderait frontalement la question de leur avenir commun.

 

Tout en le regrettant un peu, Ghislain se sentit tout de même un peu soulagé car il ne se sentait pas à l’aise pour reconnaître publiquement ses hésitations face à son amie qui avait manifestement envie d’une situation plus nette entre eux deux.

 

Leur café vite terminé, ils partirent tous deux, deux rues plus loin, à ce petit local communautaire où Marthe passait une grande partie de son temps.

 

Il s’agissait d’un ancien atelier métallurgique tombé en faillite où un club artistique avait vaille que vaille organisé quelques ateliers de poterie, de peinture et de sculpture.

 

Marthe disposait d’une surface de travail d’une quinzaine de mètres carrés, où elle avait disposé sur deux tréteaux quelques instruments très propres – Ghislain parfois la taquinait pour sa « maniaquerie »- ainsi que trois œuvres manifestement en état de gestation.

 

Sur le sol, une dizaine d’autres sculptures manifestement terminées étaient bien rangées sur un tapis gris clair.

 

Dès leur arrivée, passionnée, elle saisit un buste de femme, sculpté sur bois, au trois quarts terminé qui mettait en évidence une poitrine parfaite limité dans sa partie supérieure par le bas du cou et se terminant au niveau de la ceinture. Du reste du corps on ne voyait rien si ce n’est une main finement ciselée et un bras limité au coude qui se glissait gracieusement entre les deux seins et donnait du caractère à une œuvre sans cela presque académique.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 16:23




Il pleut, il pleut, jolie bergère,
rentrons nos blancs moutons,
et retournons à notre chaumière.
Dans le foin de la grange,
gorgeons-nous
de caresses brûlantes.
Prête-moi tes yeux
mariant si bien
innocence et incandescence,
j'ai grande faim
de tes doux tétins,
prête-moi ta toison
pour m'en  faire un coussin polisson
et puis, comme dans la chanson,
dormons-y jusque la fin du monde.



Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 12:22

 

 

A vous, chacune et chacun

qui me faites l'honneur et le plaisir

de me lire de temps en temps,

 mes voeux les plus sincères

pour l'année qui vient,

je ne me déroberai pas aux souhaits d'usage,

Bonne année,

bonne santé,

doux amours,

et, pourquoi pas, bon succès d'argent

mais je voudrais les nuancer

et peut-être les compléter....


 

Bonne santé certes, ce souhait exigera souvent la réalisation d'une réussite financière.  : En France avec les dernières décisions de ce triste gouvernement, qui gouverne si mal le pays, ce sera d'autant plus nécessaire que tout défaillance de votre santé vous coûtera plus cher, médicaments non ou moins remboursés, menaces  sur les facilités qu'ont les grands malades, mutuelle qui, petit à petit, devient inaccessible surtout pour les isolés et pour les petites bourses et il y en a de plus en plus...

Un exemple 1000 euros soit, pour pas mal, un mois de salaire pour la mutuelle trimestrielle d'un couple âgé.

 

Je voudrais de plus vous souhaiter une année 2012 davantage solidaire de ceux qui n'ont pas les même chance que vous, tout près de vous, dans votre quartier par exemple mais aussi à l'autre bout du monde où notre confort, qui nous est si cher, rend la vie  pénible sinon impossible à tant d'autres soeurs et frères humains.

 

Souhait de nous voir agir de plus en plus en citoyens perspicaces et efficaces à juger, en ce temps de crise, quelle politique sociale et équitable serait plus que jamais nécessaire pour que paient cette crise d'abord ceux qui en sont responsables ainsi que ceux qui en ont largement le moyen  - sûrement pas cet éboueur qui me demande à juste titre ses étrennes mais plutôt ce millionnaire ou ce joueur de foot qui peut-être gagnera en un mois ce qu'un chômeur gagne en 13 ans;  je  lui souhaite ainsi qu'à ses pairs un impôt juste c'est à dire très élevé.

 

Je nous souhaiterais enfin de la lucidité, de la réflexion - il y a tant de bons livres, par exemple !...  pour imaginer une nouvelle société plus respectueuse de chaque femme et  de chaque homme sous toutes latitudes, quelle que soit sa religion ou sans religion, de toute culture en lui souhaîtant d'être certes le plus possible maître de son destin mais aussi solidaire de toute cette terre vivante et non vivante qui est notre seul vrai trésor...

 

 

 

 

B O N N E    A N N E E

 

 

2012


 

 

Yvan Balchoy

Yvanbalchoy13@gmail.com

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Par BALCHOY - Publié dans : poesie-action - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 21:08

 

 

Une jolie demoiselle

 

aperçut sur la Meuse un cygne

 

si beau qu'elle lui fit signe.

 

 

 

Sensible à cet appel

 

le splendide oiseau ouvrit ses ailes

 

et s'approcha de la belle

 

 

 

Tous deux aussitôt se reconnurent

 

frères de race et de nature

 

ressentant  entre eux cette complicité

 

qui est le plus court chemin de l'amitié

 

 

 

Si rien ne fut dit

 

tout fut conquis

 

et ces amis d'un instant

 

en se quittant

 

se saluèrent élégamment

 

 


 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 20:37

 

 

 

CHAPITRE IV : L’EGLISE MEDIATRICE DE L’IDEAL-CHRIST

 

Le don de Dieu nous parvient concrètement aujourd’hui et nous transforme par le canal de l’Eglise institutionnelle et mystique. Sans revenir sur les données sociologiques (1), nous envisagerons surtout ici sa fonction « sanctificatrice » en relation avec la hiérarchie et l’ordre sacramentaire d’abord, avec la vie monastique ensuite.

 

(1)   Cf. cette étude, page….

 

1)      La vie hiérarchique et sacramentaire

 

Il n’est pas facile de dégager des oeuvres de Dostoïevski une théologie du sacerdoce et de la vie sacramentaire. Les indices ne manquent pas, mais ils sont généralement si fragmentaires et occasionnels qu’on a de la peine à les rassembler.

 

Pourtant, au prix d’un travail de recoupement, on peut approcher la pensée du romancier sur ce sujet.

 

En 1873, un conflit entre orthodoxes et Raskolniks (2) lui fait désigner l’évêque comme « celui qui possède l’autorité la plus haute dans l’Eglise » et il lui reconnaît la mission de garder aux fidèles « toutes leurs énergies

 

(2)   Secte séparatiste en rupture avec l’Eglise officielle depuis la réforme de Nikone

 en matière de foi » et de les inviter à « l’amour et au dévouement à l’égard de l’Eglise. (3)

 

(3)   « Journal d’un écrivain », page 162 (1873)

 

Il se réjouit de voir les évêques adresser des mandements à leur clergé en vue de la prédication et du bon exemple.

 

Dans le même article, il regrette que les prêtres de son temps ne manifestent plus l’énergie des premiers chrétiens à une époque où, plus que jamais,  le secours du clergé est nécessaire au peuple (4)

 

(4)   « Journal d’un écrivain », page 163 (1873)

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Yvan Balchoy

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 19:25
QUI est le plus con entre un catholique intégriste, un islamiste intégriste, un juif ultra-orthodoxe, un évangéliste pur et dur, etc...
pas de hiérarchie : ils sont tous aussi abrutis les uns que les autres...
 
yvanbalchoy13@gmail.com
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 18:19

Hier, j'ai revu le film "Les dix commandements" et certaines scènes rappelant l'extermination de peuples entiers, hommes, femmes et enfants m'a glacé d'horreur.

 

Je sais bien que ce genre de narration existe dans la plupart des livres fondateurs des religions tels la Bible-Thorah , le Coran et bien d'autres encore.

 

Ce qui me semble surtout grave, c'est la mise en application dans l'histoire de tels récits en organisant au nom de Yahvé, d'Allah ou même du Christ.... des massacres qui offensent tout à la fois l'humanité et Dieu.

 


Il suffit de  rappeler les Croisades et ce Godefroid de Bouillon que nous considérons parfois un peu vite comme un  héros de notre contrée et ce massacre odieux que fut la prise de Jérusalem.

 

Je n'oublie pas non plus l'Inquisition ou le massacre de la Saint Barthélemy qui déshonore pour toujours le Catholicisme et  l'Evangile incompatible avec de telles perversions.

 

Ces jours-ci, dans des pays musulmans, de pseudo-croyants, se pensant à tort, agir ainsi au nom du Prophète n'hésitent pas à tuer des chrétiens commémorant la naissance de celui qui pour eux devrait être considéré comme un grand Prophète.

 

 Tous ces impies de toutes religions déshonorent la grandeur et la pureté de Dieu en croyant le servir.

 

Ils considèrent sans doute les athées comme la poubelle de l'humanité.


Pour avoir dans ma vie beaucoup d'amis, sincèrement agnostiques ou athées,  dont j'admire l'humanité et la fraternité,  je crois, comme Jésus l'a suggéré, dans son récit du "Jugement dernier" que, par leurs actes au service des hommes, beaucoup d'entre eux se rapprochent réellement de l'idéal humain incarné par l'homme de Nazareth.

 

 

Quant à tous ces prétendus "intégristes" des religions du Livre, qui n'hésitent pas à tuer, à massacrer au nom du très Haut,  ils ne sont que des assassins de droit très commun et les vrais blasphémateurs de Dieu.

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 12:10

 

 

 

 

V E N I S E

 

 

l'insoumise

 

 

m'a soumise son étal

 

 

de  caravansérail.

 

 

Pour les touristes en goguette,

 

 

elle y offre mille et un gadgets

 

 

en guise de couteuses cacahouettes,

 

 

mais à ceux qui l'abordent avec humilité,

 

 

elle entrouvre avec fierté

 

 

les mystères de sa troublante beauté

 

 

 

de sa tendre sévérité.

 

 

 

 

 

 





Yvan Balchoy

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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 11:12

 

 

Chapitre 3 : Evolution historique des religions.

 

Après différents essais de définition de l’animisme et de la magie, Freud tente d’esquisser l’histoire des croyances « religieuses » en faisant un parallèle entre ces croyances et l’évolution sexuelle de chaque individu.

 

Selon lui, il y a d’abord eu une période « animiste » : l’homme s’attribue toute la puissance (correspondant individuel = narcissisme). C’est une religion tribale.

 

Vient ensuite la période « religieuse » L’homme cède aux esprits puis aux dieux tout puissants, tout en s’efforçant d’agir sur eux (correspondant individuel = fixation de la libido sur les parents.) C’est la religion de la cité, au sens romain.

 

La troisième période est « scientifique » : L’homme reconnaît sa petitesse, sans renoncer à sa toute puissance sur les lois du cosmos. (correspondant individuel : sexualité normale) On se trouve en présence d’une civilisation urbaine où règne la soumission au réel.)

 

Freud note que l’artiste au sein de cette civilisation reste en quelque sorte un magicien dominé par les idées.

 

Chapitre 4 : Retour infantile du totémisme.

 

Après avoir envisagé différentes théories sur le totémisme, qui ne le satisfont pas pleinement,  Freud s’efforce d’expliquer le lien de l’exogamie (obligation de prendre une femme d’un autre clan, interdiction de l’inceste) avec le totem. Pour lui, la loi ne défend que ce que les hommes sont capables de faire. Ainsi l’inceste est autorisé parfois à des hommes exceptionnels ou dans des circonstances telles.

Il y a une analogie entre l’enfant et le primitif. Instinctivement l’homme considère l’homme comme son égal. Freud analyse le cas d’un petit enfant s’écriant :

 

     -« Mon père est le coq. A présent, je suis petit, je suis un poussin. Mais quand je serai plus grand, je serai une poule est plus grand encore, je serai le coq ». 

Un jour, il dit à son voisin :

 

    -« Je vous épouserai, vous et votre sœur et mes trois cousines et la cuisinière : non, plutôt ma mère à la place de la cuisinière. »

 

Si l’animal totémique représente le père, on voit pourquoi le totémisme véhicule avec lui les deux interdictions : celle de tuer le père et d’épouser la mère, ce qui coïncide avec la situation œdipienne.

 

Freud essaye d’analyser le sacrifice, repas sacré, où le père est remplacé par le dieu, symbolisé par le totem. Pour le philosophe c’est une sorte de camaraderie sociale entre la divinité et ses adorateurs.

 

Le sacrifice totémique est à la fois deuil et fête orgiaque (violation de ce qui est habituellement interdit) On retrouve donc l’ambivalence affective : joie et tristesse, ce qui est normal, puisque le totem est le substitut du père. Pourquoi cette ambivalence ? Refusant la théorie de la horde primitive de Darwin (le mâle le plus fort élimine les autres), Freud donne cette explication :

 

     1) Un jour les fils chassés se sont révoltés contre le père.

     2) Ils l’ont tué et mangé, s’appropriant ainsi la force du père. Ce crime initial a été le point de départ des organisations sociales, des restrictions morales et des religions. Comment cela ?

Après avoir assouvi leur haine e à l’égard du père, les fils ont éprouvé, à cause de l’ambivalence, une « culpabilité affective ».

    3) Il s’en est suivi une auto-punition, sorte d’obéissance posthume au père tué. De là sont nés les deux tabous fondamentaux du totémisme :

 

     - ne pas tuer le père.

     - ne pas épouser celles qui étaient ses femmes.

 

Le repas totémique « représente » (= rend présente) la fête commémorative de cet évènement initial. La religion nait de la conscience de culpabilité qu’on cherche à effacer par une obéissance rétrospective à l’égard du père.

 

     -« Toutes les religions ultérieures ne sont qu’autant de tentatives en vue de résoudre le même problème… toutes représentent des réactions face au grand évènement par lequel la civilisation a débuté et qui, depuis lors, n’a cessé de tourmenter l’humanité. »

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 18:03

 

 

Voici quelques extraits de Léonardo Boff, (Théologie de la Libération) publiés par l'excellent blogue d'Alaindépendant.

 

 

 

SENS NOEL A

sensnoelb

 

 

sens-de-noel-c.jpg

 

 

 

 

 

Leonardo BOFF : Jésus Libérateur

1983 pages

176-878 (extraits)

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2011/12/23/23035878.html

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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 22:43

 

 

 

Tu n'es jamais satisfaite,

 


Tu es parfois exigeante, voire cassante,

 


il t'arrive de faire la tête.

 


Si tu crois ainsi me décourager

 


de cheminer ma vie à tes côtés,

 


amie, tu perds ton temps

 


à me manifester cet entêtement.

 


Depuis belle lurette

 


j'ai appris à préférer le "plus être"

 


fruit fréquent de l'orage et de la tempête

 


au facile "bien-être",

 


fait de sourires et d'amabilités,

 


mais porteur le plus souvent de plaisirs frelatés.

 



 

Quand ton visage est fermé,

 


je m'accroche avec fermeté

 


à ton sourire ensorceleur

 


de tout à l'heure,

 


je scrute le silence,

 


ton porte-parole d'excellence,

 


je fais le dos rond

 


sans pour autant crier à l'abandon.

 


Oui, tu es bien et resteras insatisfaite,

 


tant que l'infini tournoira dans ta tête.

 



C'est vrai qu'à mes moments de cafard,

 


ou quand j'en ai marre,

 


je m'abandonne au rêve

 


d'une autre Eve,

 


sans cesse rieuse et amène,

 


soucieuse de me mettre la bague aux doigts

 


et à avoir un mari sous son toit,

 


ne pensant qu'à me conter fleurettes

 


en me préparant des coquillettes

 


et n'ayant d'autre humeur

 


que celle de la cuisine au beurre,

 


en un mot enfin satisfaite,

 


acceptant le monde tel qu'il est,

 


soucieuse de paraître

 


plutôt que d'être

 


et n'éprouvant plus le besoin de recréer

 


le monde de son coeur en son petit cahier

 


ou à nous reproduire de ses mains

 


ses états d'âme sur parchemin.

 



Je sais déjà,

 


au fond de moi,

 


que si tel était le cas

 


la désillusion serait brutale

 


et pour notre amitié fatale.

 

 











Certes j'ai besoin de ton sourire

 


et j'adore t'entendre rire,

 


j'ai besoin de ta tendresse

 


aux mille et une finesses,

 


j'adore découvrir à tes côtés

 


que le quotidien est porteur d'éternité.

 



 


Mais vivre avec toi,

 


c'est accepter aussi une souffrance

 


 qui à la joie donne tout son sens.

 


Je sais bien que jamais

 


je ne pourrai totalement te combler,

 


qu'il me faudra sans cesse m'adapter

 


et me dépasser,

 


en acceptant toutes ces amis

 


indispensables à ta vie

 


pour mériter de garder

 


la joie de vivre à tes côtés.

 



Ton insatisfaction n'est que la face cachée

 


de ton espérence et de ta faim de vérité

 


inséparable d'une beauté

 


que tu découvres aux quatre coins de tes amitiés.

 


 

Avec toi, ma vie ne sera pas un conte de fées.

 


Ton pessimisme apparent

 


n'est que le faux semblant

 


d'une espérence démesurée

 


et d'un optimisme foncier.

 


Loin  de vouloir te guérir

 


de ce singulier souffrir,

 


je voudrais par toi l'acquérir

 


et ainsi dans ton sillage grandir.

 



Avec toi vivre, c'est avancer

 


sans se préoccuper du passé.

 


Ton pain si fin

 


n'apaise pas nos faims.

 


En t'aimant telle que tu es,

 


toi, la souriante insatisfaite,

 


je sais qu'au dernier jour

 


de notre amour

 


la mort sera acceuillante

 


et l'espérence vivante.


 

 

 



Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 22:40

 

 

 

 

Autour de moi


les femmes tout doucement se fanent


Leur beauté se réfugie peu à peu


dans le fond de leurs yeux


chaque jour plus merveilleux

 

(1975)

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 19:05

  

 

 

 

 

 

 

 

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Evangile selon Saint Luc (2-1-18)  selon la traduction de l'école biblique de Jérusalem

 

"Or, en ces jours-là parut un édit de César Auguste ordonnant le recensement de toute la terre. Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph, lui aussi, quittant la ville de Nazareth en Galilée, monta en Judée à la ville de David, appelée Bethléem – parce qu’il était de la maison de la lignée de David, afin de s’y faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter se trouva révolu. Elle mit au monde son fils premier-né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie.

Il y avait dans la contrée des bergers qui vivaient aux champs et qui, la nuit, veillaient tour à tour à la garde de leur troupeau. L’Ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté ; et ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : « Rassurez-vous car je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple ; aujourd’hui, dans la cité de David, un Sauveur vous est né, qui sera le Christ Seigneur. Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche ». Et soudain se joignit à l’ange une troupe nombreuse de l’armée céleste qui louait Dieu en disant :

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux

Et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »

 Or, lorsque les anges les eurent quitté pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : »Allons donc à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le Nouveau-né couché dans la crèche. Et l’ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant et tous ceux qui les entendirent furent émerveillés de ce que leur racontaient les bergers. Quant à Marie, elle conservait avec soin tous ces souvenirs et les méditait en son cœur."

 

 

Presque 2000 ans plus tard, Roger Garaudy a rappelé l'importance de cet évènement avec, certes,  des mots d'aujourd'hui n'hésitant pas à définir la naissance de l'Homme de Nazareth comme "une nouvelle naissance de l'homme"

 

"Environ sous le règne de Tibère, nul ne sait exactement où ni quand, un personnage dont on ignore le nom a ouvert une brèche à l'horizon des hommes. Ce n'était sans doute ni un philosophe ni un tribun, mais il a du vivre de telle manière que toute sa vie signifiait : chacun de nous peut, à chaque instant, commencer un nouvel avenir.

Des dizaines, des centaines peut-être de conteurs populaires ont chanté cette bonne nouvelle. Nous en connaissons trois ou quatre. Le choc qu'ils avaient reçu, ils l'ont exprimé avec les images des simples gens, des humiliés, des offensés, des meurtris, quand ils rêvent que tout est devenu possible : l'aveugle qui se met à voir, le paralytique à marcher, les affamés du désert qui reçoivent du pain, la prostituée en qui se réveille une femme, cet enfant mort qui recommence à vivre....

C'était comme une nouvelle naissance de l'homme."


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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 18:32







Ce Christ, ramené de Colombie,

pauvre paysan latino,

qui comme le Nazaréen paie de sa vie

sa volonté d'être au service de la justice et de ses frères.

 

Ils sont des milliers, là bas, à avoir donné leur vie

pour avoir pris au sérieux l'Evangile

face aux escadrons de la mort,

si proches parfois des plus hautes autorités de Colombie.

 

N'oublions pas que le Christ

continue à naître, à vivre, à mourir parmi nous

à travers les persécutions

venus des riches et puissants  voleurs

de la république de Bogota.

 

Maix leur sang comme celui de Jésus ressuscitera un jour

en Justice et Révolution fraternelle

en faveur des plus faibles

qui sont le vrai  "Royaume de Dieu".

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 18:07

 

 

 

 

 

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Après le Manifeste de Marx, l'ouvrage de Lénine écrit dans le contexte de la première guerre mondiale applique le Marxisme à la situation d'un monde  de plus en plus capitaliste en guerre  mondiale et coloniale  et le grand leader bolchevique ne se contente pas de décrire la situation de son époque mais esquisse déjà l'évolution du monde telle que nous la connaissons aujourd'hui avec ce capitaliste centralisant l'ensemble de notre planète.

Bien sûr l'exemple des chemins de fer pourrait être réactualisé avec les nouvelles formes d'énergie

Cette concentration  (globalisation ?)qu'il ne peut maîtriser loin d'être le triomphe ultime du capitalisme est l'amorce de sa chute.( Y.B.)

  Vous ne trouverez ici qu'une petite partie d'un ouvrage que je vous conseille de lire dans son entièreté. Vous le trouverezà l'adresse :

www.marxists.org/francais/lenin/works/1916/vlimperi/vlimp.htm - 4k

 

 

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme

LENINE

Préface aux éditions française et allemande

 

Ce livre a été écrit, comme il est indiqué dans la préface à l'édition russe, en 1916, compte tenu de la censure tsariste. Il ne m'est pas possible actuellement de reprendre tout le texte, ce qui serait d'ailleurs sans utilité, car la tâche fondamentale de ce livre a été et reste encore de montrer, d'après les données d'ensemble des statistiques bourgeoises indiscutables et les aveux des savants bourgeois de tous les pays, quel était le tableau d'ensemble de l'économie capitaliste mondiale, dans ses rapports internationaux, au début du XXe siècle, à la veille de la première guerre impérialiste mondiale.

A certain égard, il ne sera du reste pas inutile, pour beaucoup de communistes des pays capitalistes avancés, de se rendre compte à travers l'exemple de ce livre, légal du point de vue de la censure tsariste, de la possibilité - et de la nécessité - d'utiliser même les faibles vestiges de légalité dont ils peuvent encore profiter, disons, dans l'Amérique contemporaine ou en France, après les récentes arrestations de la presque totalité d'entre eux, pour expliquer toute la fausseté des vues des social-pacifistes et de leurs espoirs en une "démocratie mondiale". Pour ce qui est des compléments les plus indispensables à ce livre censuré, je vais tenter de les donner dans cette préface.

 

Ce livre montre que la guerre de 1914-1918 a été de part et d'autre une guerre impérialiste (c'est-à-dire une guerre de conquête, de pillage, de brigandage), une guerre pour le partage du monde, pour la distribution et la redistribution des colonies, des "zones d'influence" du capital financier, etc.

Car la preuve du véritable caractère social ou, plus exactement, du véritable caractère de classe de la guerre, ne réside évidemment pas dans l'histoire diplomatique de celle-ci, mais dans l'analyse de la situation objective des classes dirigeantes de toutes les puissances belligérantes. Pour montrer cette situation objective, il faut prendre non pas des exemples, des données isolées (l'extrême complexité des phénomènes de la vie sociale permet toujours de trouver autant d'exemples ou de données isolées qu'on voudra à l'appui de n'importe quelle thèse), mais tout l'ensemble des données sur les fondements de la vie économique de toutes les puissances belligérantes et du monde entier.

Ce sont précisément ces données d'ensemble, tout à fait irréfutables, que j'ai produites dans le tableau du partage du monde en 1876 et 1914 (au chapitre VI) et du partage des chemins de fer du monde entier en 1890 et 1913 (au chapitre VII). Les chemins de fer constituent le bilan des branches maîtresses de l'industrie capitaliste, de l'industrie houillère et sidérurgique, le bilan et les indices les plus évidents du développement du commerce mondial et de la civilisation démocratique bourgeoise. Comment les chemins de fer sont liés avec la grande production, avec les monopoles, avec les syndicats patronaux, les cartels, les trusts, les banques, avec l'oligarchie financière, c'est ce que montrent les chapitres précédents du livre. La répartition inégale du réseau ferroviaire, l'inégalité de son développement, c'est le bilan du capitalisme moderne, monopoliste, à l'échelle mondiale. Et ce bilan montre que, sur cette base économique, les guerres impérialistes sont absolument inévitables, aussi longtemps qu'existera la propriété des moyens de production.

La construction des chemins de fer semble être une entreprise simple, naturelle, démocratique, culturelle, civilisatrice : elle apparaît ainsi aux yeux des professeurs bourgeois qui sont payés pour masquer la hideur de l'esclavage capitaliste, ainsi qu'aux yeux des philistins petits-bourgeois. En réalité, les liens capitalistes, qui rattachent par mille réseaux ces entreprises à la propriété privée des moyens de production en général, ont fait de cette construction un instrument d'oppression pour un milliard d'hommes (les colonies plus les semi-colonies), c'est-à-dire pour plus de la moitié de la population du globe dans les pays dépendants et pour les esclaves salariés du capital dans les pays "civilisés".

Propriété privée fondée sur le travail du petit patron, libre concurrence, démocratie : tous ces slogans dont les capitalistes et leur presse se servent pour tromper les ouvriers et les paysans, sont depuis longtemps dépassés. Le capitalisme s'est transformé en un système universel d'oppression coloniale et d'asphyxie financière de l'immense majorité de la population du globe par une poignée de pays "avancés". Et le partage de ce "butin" se fait entre deux ou trois rapaces de puissance mondiale, armés de pied en cap (Amérique, Angleterre, Japon) qui entraînent toute la terre dans leur guerre pour le partage de leur butin.

 

Ce n'est plus du tout l'ancienne libre concurrence des patrons dispersés, qui s'ignoraient réciproquement et produisaient pour un marché inconnu. La concentration en arrive au point qu'il devient possible de faire un inventaire approximatif de toutes les sources de matières premières (tels les gisements de minerai de fer) d'un pays et même, ainsi que nous le verrons, de plusieurs pays, voire du monde entier. Non seulement on procède à cet inventaire, mais toutes ces sources sont accaparées par de puissants groupements monopolistes. On évalue approximativement la capacité d'absorption des marchés que ces groupements "se partagent" par contrat. Le monopole accapare la main-d'oeuvre spécialisée, les meilleurs ingénieurs; il met la main sur les voies et moyens de communication, les chemins de fer en Amérique, les sociétés de navigation en Europe et en Amérique. Le capitalisme arrivé à son stade impérialiste conduit aux portes de la socialisation intégrale de la production; il entraîne en quelque sorte les capitalistes, en dépit de leur volonté et sans qu'ils en aient conscience, vers un nouvel ordre social, intermédiaire entre l'entière liberté de la concurrence et la socialisation intégrale.

La production devient sociale, mais l'appropriation reste privée. Les moyens de production sociaux restent la propriété privée d'un petit nombre d'individus. Le cadre général de la libre concurrence nominalement reconnue subsiste, et le joug exercé par une poignée de monopolistes sur le reste de la population devient cent fois plus lourd, plus tangible, plus intolérable.

L'économiste allemand Kestner a consacré tout un ouvrage à "la lutte entre les cartels et les outsiders", c'est-à-dire les industriels qui ne font point partie de ces derniers. Il est édifiant de jeter un simple coup d'oeil, ne serait-ce que sur la liste des moyens de cette lutte actuelle, moderne, civilisée, pour "l'organisation", auxquels ont recours les unions de monopolistes : 1) privation de matières premières (..."un des procédés essentiels pour imposer l'adhésion au cartel") ; 2) privation de main-d'oeuvre au moyen d'"alliance" (c'est-à-dire d'accords entre les capitalistes et les syndicats ouvriers, aux termes desquels ces derniers n'acceptent de travailler que dans les entreprises cartellisées) ; 3) privation de moyens de transport; 4) fermeture des débouchés; 5) accords avec les acheteurs, par lesquels ceux-ci s'engagent à n'entretenir de relations commerciales qu'avec les cartels; 6) baisse systématique des prix (pour ruiner les "outsiders", c'est-à-dire les entreprises indépendantes du monopole, on dépense des millions afin de vendre, pendant un certain temps, au-dessous du prix de revient : dans l'industrie de l'essence de pétrole, il y a eu des cas où les prix sont tombés de 40 à 22 marks, soit une baisse de près de moitié !) ; 7) privation de crédits; 8) boycottage.

Ce n'est plus la lutte concurrentielle entre les petites et les grandes usines, les entreprises techniquement arriérées et les entreprises techniquement avancées. C'est l'étouffement par les monopoles de ceux qui ne se soumettent pas à leur joug, à leur arbitraire. Voici comment ce processus se reflète dans l'esprit d'un économiste bourgeois :

"Même dans l'activité purement économique, écrit Kestner, un certain déplacement se produit de l'activité commerciale, au sens ancien du mot, vers la spéculation organisée. Le plus grand succès ne va pas au négociant que son expérience technique et commerciale met à même d'apprécier au mieux les besoins des clients et, pour ainsi dire, de "découvrir" la demande latente, mais au génie (?!) de la spéculation, qui sait calculer à l'avance ou du moins pressentir le développement organique et les possibilités de certaines liaisons entre les différentes entreprises et les banques..."

Traduit en clair, cela veut dire que le développement du capitalisme en est arrivé à un point où la production marchande, bien que continuant de "régner" et d'être considérée comme la base de toute l'économie, se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux "génies" des machinations financières. A la base de ces machinations et de ces tripotages, il y a la socialisation de la production; mais l'immense progrès de l'humanité, qui s'est haussée jusqu'à cette socialisation, profite... aux spéculateurs. Nous verrons plus loin comment, "sur cette base", la critique petite-bourgeoise réactionnaire de l'impérialisme capitaliste rêve d'un retour en arrière, vers la concurrence "libre", "pacifique", "honnête".

Le monopole s'ouvre un chemin partout et par tous les moyens, depuis le paiement d'une "modeste" indemnité jusqu'au "recours", à la façon américaine, au dynamitage du concurrent.

Que les cartels suppriment les crises, c'est là une fable des économistes bourgeois qui s'attachent à farder le capitalisme. Au contraire, le monopole créé dans certaines industries augmente et aggrave le chaos inhérent à l'ensemble de la production capitaliste. La disproportion entre le développement de l'agriculture et celui de l'industrie, caractéristique du capitalisme en général, s'accentue encore davantage. La situation privilégiée de l'industrie la plus cartellisée, ce qu'on appelle l'industrie lourde, surtout celle du charbon et du fer, amène dans les autres branches industrielles une "absence de système encore plus sensible", comme le reconnaît Jeidels, auteur d'un des meilleurs ouvrages sur les "rapports des grosses banques allemandes et de l'industrie [18]".

"Plus une économie nationale est développée, écrit Liefmann, défenseur acharné du capitalisme, et plus elle se tourne vers les entreprises hasardeuses ou qui résident à l'étranger, vers celles qui, pour se développer, ont besoin d'un grand laps de temps, ou enfin vers celles qui n'ont qu'une importance locale [19]." L'augmentation du caractère hasardeux tient, en définitive, à l'augmentation prodigieuse du capital, qui déborde en quelque sorte, s'écoule à l'étranger, etc. En même temps, le progrès extrêmement rapide de la technique entraîne des éléments toujours plus nombreux de disproportion entre les divers aspects de l'économie nationale, de gâchis, de crise. Ce même Liefmann est obligé de faire l'aveu suivant : "Vraisemblablement, d'importantes révolutions dans le domaine technique attendent une fois de plus l'humanité dans un proche avenir; elles auront un effet aussi sur l'organisation de l'économie nationale"... électricité, aviation... "D'ordinaire et en règle générale, en ces périodes de profondes transformations économiques, on voit se développer une spéculation intensive [20] ..."

Et les crises (de toute espèce, le plus souvent économiques, mais pas exclusivement) accroissent à leur tour, dans de très fortes proportions, la tendance à la concentration et au monopole. Voici quelques réflexions extrêmement édifiantes de Jeidels sur l'importance de la crise de 1900, laquelle marqua, comme on le sait, un tournant dans l'histoire des monopoles modernes :

Le monopole, tel est le dernier mot de la "phase la plus récente du développement du capitalisme". Mais nous n'aurions de la puissance effective et du rôle des monopoles actuels qu'une notion extrêmement insuffisante, incomplète, étriquée, Si nous ne tenions pas compte du rôle des banques.

 

Les banques

 

La fonction essentielle et initiale des banques est de servir d'intermédiaire dans les paiements. Ce faisant, elles transforment le capital-argent inactif en capital actif, c'est-à-dire générateur de profit, et réunissant les divers revenus en espèces, elles les mettent à la disposition de la classe des capitalistes.

"Toute banque est une Bourse" : cet aphorisme moderne contient d'autant plus de vérité que la banque est plus importante et que la concentration fait de plus grands progrès dans les opérations bancaires

En d'autres termes, l'ancien capitalisme, le capitalisme de la libre concurrence, avec ce régulateur absolument indispensable qu'était pour lui la Bourse, disparaît à jamais. Un nouveau capitalisme lui succède, qui comporte des éléments manifestes de transition, une sorte de mélange entre la libre concurrence et le monopole. Une question se pose d'elle-même : vers quoi tend cette "transition" que constitue le capitalisme moderne ? Mais cette question, les savants bourgeois ont peur de la poser. "Il y a trente ans, les employeurs engagés dans la libre concurrence accomplissaient les 9/10 de l'effort économique qui ne fait pas partie du travail manuel des "ouvriers". A l'heure présente, ce sont des fonctionnaires qui accomplissent les 9/10 de cet effort intellectuel dans l'économie. La banque est à la tête de cette évolution [15]."Cet aveu de Schulze-Gaevernitz nous ramène une fois de plus à la question de savoir vers quoi tend ce phénomène transitoire que constitue le capitalisme moderne, parvenu à son stade impérialiste.

Les quelques banques qui, grâce au processus de concentration, restent à la tête de toute l'économie capitaliste, ont naturellement une tendance de plus en plus marquée à des accords de monopoles à un trust des banques. En Amérique, ce ne sont plus neuf, mais deux très grandes banques, celles des milliardaires Rockefeller et Morgan, qui règnent sur un capital de 11 milliards de marks [16].

On entend assez souvent les milieux industriels et commerciaux se plaindre du "terrorisme" des banques. Faut-il s'en étonner, quand les grandes banques "commandent" de la façon dont voici un exemple ? Le 19 novembre 1901, l'une des banques D berlinoises (on appelle ainsi les quatre grandes banques dont le nom commence par la lettre D) adressait au conseil d'administration du Syndicat des ciments du Centre-Nord-Ouest allemand la lettre suivante : "Selon la note que vous avez publiée le 18 de ce mois dans tel journal, il apparaît que nous devons envisager l'éventualité de voir la prochaine assemblée générale de votre syndicat, fixée au 30 courant, prendre des décisions susceptibles d'amener dans votre entreprise des changements que nous ne pouvons accepter. Aussi sommes-nous, à notre grand regret, dans la nécessité de vous refuser dorénavant le crédit qui vous était accordé... Toutefois, si cette assemblée générale ne prend pas de décisions inacceptables pour nous et si nous recevons les garanties désirables pour l'avenir, nous nous déclarons tout disposés à négocier avec vous l'ouverture d'un nouveau crédit [21]."

 

"Quiconque, écrit Jeidels, a observé, au cours des dernières années, les changements de personnes à la direction et aux conseils de surveillance des grandes banques, n'a pas pu ne pas remarquer que le pouvoir passait peu à peu aux mains d'hommes qui considèrent comme une tâche indispensable et de plus en plus pressante, pour les grandes banques, d'intervenir activement dans le développement général de l'industrie, et qu'entre ces hommes et les anciens directeurs des banques il se produit à ce propos des désaccords d'ordre professionnel et souvent aussi d'ordre personnel. Il s'agit, au fond, de savoir si, en tant qu'établissements de crédit, les banques ne subissent pas un préjudice du fait de leur intervention dans le processus de la production industrielle, si elles ne sacrifient pas leurs solides principes et un bénéfice assuré à une activité qui n'a rien à voir avec leur rôle d'intermédiaires du crédit et qui les amène sur un terrain où elles sont encore plus exposées que par le passé à l'action aveugle de la conjoncture industrielle.

 

Ainsi, le XXe siècle marque le tournant où l'ancien capitalisme fait place au nouveau, où la domination du capital financier se substitue à la domination du capital en général.

 

La libre concurrence est le trait essentiel du capitalisme et de la production marchande en général; le monopole est exactement le contraire de la libre concurrence; mais nous avons vu cette dernière se convertir sous nos yeux en monopole, en créant la grande production, en éliminant la petite, en remplaçant la grande par une plus grande encore, en poussant la concentration de la production et du capital à un point tel qu'elle a fait et qu'elle fait surgir le monopole : les cartels, les syndicats patronaux, les trusts et, fusionnant avec eux, les capitaux d'une dizaine de banques brassant des milliards. En même temps, les monopoles n'éliminent pas la libre concurrence dont ils sont issus; ils existent au-dessus et à côté d'elle, engendrant ainsi des contradictions, des frictions, des conflits particulièrement aigus et violents. Le monopole est le passage du capitalisme à un régime supérieur.

Si l'on devait définir l'impérialisme aussi brièvement que possible, il faudrait dire qu'il est le stade monopoliste du capitalisme. Cette définition embrasserait l'essentiel, car, d'une part, le capital financier est le résultat de la fusion du capital de quelques grandes banques monopolistes avec le capital de groupements monopolistes d'industriels; et, d'autre part, le partage du monde est la transition de la politique coloniale, s'étendant sans obstacle aux régions que ne s'est encore appropriée aucune puissance capitaliste, à la politique coloniale de la possession monopolisée de territoires d'un globe entièrement partagé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme

 

. LA PLACE DE L'IMPERIALISME DANS L'HISTOIRE

Nous avons vu que, par son essence économique, l'impérialisme est le capitalisme monopoliste. Cela seul suffit à définir la place de l'impérialisme dans l'histoire, car le monopole, qui naît sur le terrain et à partir de la libre concurrence, marque la transition du régime capitaliste à un ordre économique et social supérieur. Il faut noter plus spécialement quatre espèces principales de monopoles ou manifestations essentielles du capitalisme monopoliste, caractéristiques de l'époque que nous étudions.

2) les monopoles ont entraîné une mainmise accrue sur les principales sources de matières premières, surtout dans l'industrie fondamentale, et la plus cartellisée, de la société capitaliste : celle de la houille et du fer. Le monopole des principales sources de matières premières a énormément accru le pouvoir du grand capital et aggravé la contradiction entre l'industrie cartellisée et l'industrie non cartellisée.

3)le monopole est issu des banques. Autrefois modestes intermédiaires, elles détiennent aujourd'hui le monopole du capital financier. Trois à cinq grosses banques, dans n'importe lequel des pays capitalistes les plus avancés, ont réalisé l'"union personnelle" du capital industriel et du capital bancaire, et concentré entre leurs mains des milliards et des milliards représentant la plus grande partie des capitaux et des revenus en argent de tout le pays. Une oligarchie financière qui enveloppe d'un réseau serré de rapports de dépendance toutes les institutions économiques et politiques sans exception de la société bourgeoise d'aujourd'hui : telle est la manifestation la plus éclatante de ce monopole.

Quatrièmement, le monopole est issu de la politique coloniale. Aux nombreux "anciens" mobiles de la politique coloniale le capital financier a ajouté la lutte pour les sources de matières premières, pour l'exportation des capitaux, pour les "zones d'influence", - c'est-à-dire pour les zones de transactions avantageuses, de concessions, de profits de monopole, etc., - et, enfin, pour le territoire économique en général. Quand, par exemple, les colonies des puissances européennes ne représentaient que la dixième partie de l'Afrique, comme c'était encore le cas en 1876, la politique coloniale pouvait se développer d'une façon non monopoliste, les territoires étant occupés suivant le principe, pourrait-on dire, de la "libre conquête". Mais quand les 9/10 de l'Afrique furent accaparés (vers 1900) et que le monde entier se trouva partagé, alors commença forcément l'ère de la possession monopoliste des colonies et, partant, d'une lutte particulièrement acharnée pour le partage et le repartage du globe.

Tout le monde sait combien le capitalisme monopoliste a aggravé toutes les contradictions du capitalisme. Il suffit de rappeler la vie chère et le despotisme des cartels. Cette aggravation des contradictions est la plus puissante force motrice de la période historique de transition qui fut inaugurée par la victoire définitive du capital financier mondial.

 

 

L'Etat-rentier est un Etat du capitalisme parasitaire, pourrissant; et ce fait ne peut manquer d'influer sur les conditions sociales et politiques du pays en général, et sur les deux tendances essentielles du mouvement ouvrier en particulier..

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici : "Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent : le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches - à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut."

CE PROJET AURAIT PU PEUT ETRE REUSSIR SANS MAO, SANS LE COURAGEUX VIETNAM

 (note d’Y.B.)

L'auteur a parfaitement raison : si les forces de l'impérialisme ne rencontraient pas de résistance, elles aboutiraient précisément à ce résultat. La signification des "Etats-Unis d'Europe" dans la situation actuelle, impérialiste, a été ici très justement caractérisée. Il eût fallu seulement ajouter que, à l'intérieur du mouvement ouvrier également, les opportunistes momentanément vainqueurs dans la plupart des pays, "jouent" avec système et continuité, précisément dans ce sens. L'impérialisme, qui signifie le partage du monde et une exploitation ne s'étendant pas uniquement à la Chine, et qui procure des profits de monopole élevés à une poignée de pays très riches, crée la possibilité économique de corrompre les couches supérieures du prolétariat; par là même il alimente l'opportunisme, lui donne corps et le consolide.

 

De tout ce qui a été dit plus haut sur la nature économique de l'impérialisme, il ressort qu'on doit le caractériser comme un capitalisme de transition ou, plus exactement, comme un capitalisme agonisant

 

C'est le capitalisme lui-même qui procure peu a peu aux asservis les voies et moyens de s'émanciper. Et la création d'un Etat national unifié, en tant qu'instrument de la liberté économique et culturelle, autrefois but suprême des nations européennes, devient aussi le leur. Ce mouvement d'indépendance menace le capital européen dans ses domaines d'exploitation les plus précieux, ceux qui lui offrent les plus riches perspectives; et il ne peut maintenir sa domination qu'en multipliant sans cesse ses forces militaires. [10]"

 

LENINE





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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 18:04

Le lendemain, Ghislain en arrivant à la gare de Namur décida de se rendre à Liège pour retrouver Marthe chez son amie.  A vrai dire, il ne sentait pas à l’aise d’agir ainsi conscient que son attitude risquait de ne pas plaire à son amie qui lui avait donné un R/V à Liège à partir de 16 heures. 

A son collègue de bureau, il balbutia la première excuse qui lui vint à l’esprit : un entretien avec un policier à propos de ses pérégrinations françaises. L’autre avec une certaine froideur lui dit qu’il communiquerait son absence au directeur général.

 

Ghislain connaissait par cœur l’horaire des trains vers Liège. Il y en avait un dans vingt cinq minutes. Il acheta sa « Libre Belgique » puis s’assit à la buvette en feuilletant nerveusement la gazette.

 

Avant de monter dans le train, il hésita encore quelques instant, mécontent de lui mais incapable de résister à cette envie qui le taraudait depuis son petit déjeuner, quelles qu’en soient les risques.

 

Dans le train , au paysage, il reconnut l’endroit où s’était passée cette terrible collision qui avait bouleversé pour toujours sa vie. En fermant les yeux, il lui sembla qu’il ressentait encore l’horrible bruit mais surtout le choc violent de la jeune Cholenka projetée sur lui.

 

Qui était donc cette jeune slave qu’il avait suivie jusqu’en Angleterre, qu’il avait aimée, comme un fou, un amour apparemment partagé jusque la passion mais elle l’avait pourtant écartée de sa vie non sans tendresse mais avec fermeté.

 

Qu’y avait-il de commun entre cette jeune femme mystérieuse  et Marthe dont le physique lui rappelait sans conteste les traits de  la jeune femme qui posait pour des publicités murales.

 

L’accent russe, du moins il le croyait, de sa compagne de la fin de son adolescence avait disparu dans le parler de la jeune artiste Liégeoise, mais chaque fois qu’il avait tenté d’en savoir un peu sur son passé, elle avait détourné ses questions en lui disant que pour elle seul le présent comptait et qu’elle n’avait aucune envie de ressusciter des morts.

 

Ghislain bercé par le train finit par s’endormir.  Quand il rouvrit les yeux, Liège Guillemin était tout proche et l’appréhension qu’il avait sentie au moment du départ à Namur lui revint avec plus de force.

 

L’appartement où Marthe vivait avec son amie était à peu près à un kilomètre de la station.  Il s'y rendit à toute allure pressé de forcer en quelque sorte le destin en imposant sa présence à son amie.

 

Pourtant quand il arriva à proximité de la maison un peu vieillotte et surtout au loyer bon marché où vivait Marthe, il s’arrêta quelques instants, le cœur battant, avant d’oser pousser brièvement son doigt sur la sonnette.

 

Rien ne se produisit dans l’immédiat, après une minute d’attente fébrile, il osa un second coup un peu plus appuyé mais finalement il dut bien se rendre à l’évidence.  Aucun bruit ni mouvement n'était perceptible danss la maison. Sans doute, il n'y avait personne.

 

Il était un peu plus de dix heure trente, il commença par aller boire une bière à un petit café de quartier tout près et y termina la lecture de son journal d’une façon si dissipée qu’il aurait été incapable à la fin de la lecture d’un article d’en résumer clairement le contenu.

 

Retournant sur ses pas, il sonna à nouveau trois fois, de plus en plus fort, de plus en plus longtemps, au risque de paraître pour un malotru, mais manifestement il n’y avait personne.

 

Alors il se résigna à gagner le centre de Liège, décidé à se payer un bon steak-frites à un restaurant qu’il fréquentait déjà durant ses études.

 

Les frites lui parurent aussi excellentes qu’autrefois ; il finit  son repas en dégustant  à la suite deux cafés, tout en rêvant à cette rencontre de tout à l'heure, content finalement de ne rien avoir changé à la proposition de Marthe.

 


 

Yvan Balchoy

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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 12:14

 

 

J'ai beau me tourner, me retourner dans mon lit, ils sont là tous les quatre aperçus dans le tube cet après-midi ,humanités estropiées, amputées, en voie de perdition et moi, et moi et moi qui n'ai fais qu'enregistrer à la va-vite leur misère ,

 

Toi la femme ni jeune ni vieille, trop lointaine pour être belle,assise hagard, les yeux sans horizon j'ai pensé t'offrir un verre pour t'arracher un éclair de ta féminité aux abonnés absents mais je me suis hâté de t'oubler en vain,

 

Toi,homme encore jeune, mal fagoté, tes lacet flottants sur le sol, marchant de guiguois en traînant une jambe qui elle avait septente ans, le billet que j'ai pensé te donner est restée si lourd, si vain au fond de ma poche,

 

Et toi, au QI peut-etre défaillant, qui bravement essayait en vain de vendre un billet de loterie à des passants s'en foutant pourquoi n'ai-je pas tenté ma chance en te donnant la tienne,

 

Enfin toi, joli mome, un peu voyou peut-etre, voleur à tes heures de faim d'humanité,tu m'as bousculé pour un peu exister, plus que mon gsm tentant tu cherchais peut-etre sans trop le savoir une ombre, un substitut de paternel mais je t'ai lachement laissé orphelin de ta solitude en ce métro où par quatre fois j'ai loupé ma sœur, mon frère d'humanité !

 


 

Yva, Balchoy

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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 11:40

 

 

 

Ainsi donc le Christ, dont parle Dostoïevski est bien le Dieu fait homme au plus précisément le Verbe fait chair de la Foi. En Lui, Dieu nous parle et nous révèle sa volonté. L’Homme Dieu élève jusqu’à son Père l’humanité pécheresse. En la synthétisant en sa personne, il entraîne à sa suite l’univers qui lui est assujetti.

 

Pour chaque individu, il est l’idéal à suivre afin de se réaliser en plénitude. Jésus Christ, la personne la plus individualisée est pourtant celle qui a la portée la plus universelle. Il est le frère le plus proche de chacun, puisque « son idéal concret et vivant » est devenu chair.

 

Personne parfaite, il est le maître le plus compétent pour mener chaque personnalité à son épanouissement.

 

La Loi et les exigences morales révélées par Lui ne sont pas l’expression d’une volonté arbitraire de Dieu. Fruit d’une liberté aimante, elles sont liées à notre bon heur et à notre perfection.

 

La gloire de Dieu, c’est L’HOMME VIVANT. En s’incarnant, Dieu ne tendait pas à détruire ni à diminuer l’homme mais à le restaurer dans sa splendeur originelle.

 

L’idéal, la perfection et la sainteté qu’il lui apporte ne sont pas quelconques, ni même seulement divins , mais ils s’identifient à son propre idéal ; sa propre perfection et sa propre sainteté.

 

Sans l’Homme-Dieu, l’homme ne peut rien et se disloque, faute d’idéal et de but valable.

 

Ce n’est que par le Christ que l’homme peut « devenir pleinement homme »   (1)

 

(1)   Dostoïevski : Literarische Schriften, éd. Piper, XII, Munchen, page 304. Cf. TH. KAMPMANN « Licht aus Osten ? » Breslau 1931, page 219 et Yvan Kologrivov : « Le Verbe de Dieu », page 219.

 

La mission de Jésus, Sauveur et Libérateur des hommes n’est pas séparable de sa personne. Sa liberté ne le concerne pas seulement ; elle est révélation de ce que serait la notre sous sa forme idéale. Partout et toujours, là où sera Jésus, il y aura liberté pour les hommes ; c’est Lui qui permet à chacun d’être lui-même dans le don total à autrui, en réalisant ainsi sa vocation personnelle et communautaire. (2)

 

(2)   « Par le Christ, l’homme est à même de « perdre son âme », de donner son « moi » à ses frères, d’aimer son prochain comme lui-même. Dans la communion avec lui, qui est la tête de tout, l’homme reconnaît et apprécie sa qualité de membre, se comprend et se prouve comme organe vivant d’un corps vivant, il s’introduit et se subordonne aux autres membres et organes qui sont irrigués par le même sang. Sans Lui, l’homme est une simple pièce d’orgue, une partie morte d’une machine inerte… » TH. Kampmann, ouv. cité, page 220.

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 09:46

 

 

 

 

 

Je suis venu ceuillir ton sourire

 


tu m'as demandé de te fuir.

 


 

 


Je suis venu pour avec toi échanger

 


Tu m'as supplié de changer.

 


 

 


Je suis venu implorer ta tendresse

 


Tu m'as réclamé un peu de rudesse.

 


 

 


Je suis venu pour t'écouter

 


pardonne-moi si cela t'a coûté

 


 

 


Je suis venu t'amuser

 


mais j'ai peur de t'avoir quelque peu usée.

 


 

 


Je suis venu pour me remplir de ta présence

 


Tu m'as dit de te chercher dans l'absence.

 


 

 


Pourtant, tu as beau parlé de distance,

 


j'y reconnais la richesse de nos différences

 


j'y vois la Vie qui entre nous s'avance.

 

 

 

 






Yvan Balchoy

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