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Publié par YVAN BALCHOY

 

 

Azzedine Taibi contestait vendredi devant le tribunal administratif la demande du préfet de Seine-Saint-Denis d’enlever la banderole de soutien au militant franco-palestinien du fronton de sa mairie.

Il n’est pas encore 10 heures, ce vendredi 9 mars, et l’on compte déjà neuf camions de police devant le tribunal administratif de Montreuil. Un dispositif de sécurité « exceptionnel en prévision du rassemblement ». Ils sont une trentaine autour d’Azzedine Taibi, militants, sympathisants ou simples habitants. Le maire de Stains est convoqué ce matin-là car le préfet de Seine-Saint-Denis a déposé un recours pour exiger le retrait, sur le fronton de la mairie, d’une banderole de soutien à Salah Hamouri, militant franco-palestinien détenu par Israël depuis le 23 août 2017.

« On censure le mot “palestinien” »

La salle d’audience du tribunal est remplie. Face à la juge des référés, maître Roland Weyl, qui représente la mairie, plaide avec ferveur du haut de ses 97 ans. « Le texte de la préfecture mentionne les affaires liées à la détention de Salah Hamouri. Les affaires, au pluriel. Le fait est que, lorsque monsieur le préfet voit le mot “palestinien”, ça lui donne des boutons. Et il censure. » L’avocat de la préfecture, maître Laigneau, critique une décision informelle de la municipalité. Ce à quoi maître Roland Weyl répond que la banderole est l’expression de la délibération du conseil municipal qui s’est prononcé publiquement en faveur de la libération de Salah Hamouri « Il ne s’agit que d’une nouvelle publicité de quelque chose qui a déjà été rendu public ! »

De la part d’Azzedine Taibi, c’est une « prise de position sur un conflit international puisque la banderole demande la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, argumente Me LaigneauCela va à l’encontre de la neutralité du service public et sort des champs de compétence des municipalités. » 

« Donc, si demain on refait une banderole en mentionnant uniquement Salah Hamouri, vous ne direz plus rien ? », demande avec ironie Me Weyl.

Alors que plus de 1.500 élus ont affiché leur soutien au jeune homme, seule la mairie de Stains s’est vu rappeler à l’ordre. Emmanuel Macron lui-même s’est prononcé en faveur de la libération de Salah Hamouri« Monsieur le préfet serait-il en désaccord avec le président de la République ? »

 

ARTICLE INTEGRAL A L'ADRESSE SUIVANTE :

L’article ci-dessus (à l’exception du dernier paragraphe) est de la plume de Malika BUTZBACH et a été publié le 9 mars 2018 par POLITIS

https://www.politis.fr/articles/2018/03/le-maire-de-stains-au-tribunal-pour-une-banderole-de-soutien-a-salah-hamouri-38492/

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